octobre 2007


« Sarkozy nous a tendu un piège » dit le fabiusien Bacheley à propos du nouveau traité « simplifié » remplaçant feu le TCE. C’est une mauvaise plaisanterie : Sarkozy n’a tendu aucun piège au PS puisqu’il ne fait que mettre en œuvre, à la lettre, ce qu’il avait annoncé dans sa campagne électorale. On peut reprocher beaucoup de choses au nouveau président de la république, mais certainement pas d’être infidèle à ses promesses, sur la question européenne comme sur les autres questions. Le seul responsable de ce prétendu « piège » est le parti socialiste lui-même.

Les choses sont en effet très simples : le programme du PS (congrès du Mans) et le programme de la candidate Royal disaient clairement : tout nouveau traité doit être soumis au référendum. A l’unanimité, les socialistes se plaignent du « déficit démocratique » dans la construction de l’Europe. La logique voudrait donc que les socialistes fassent tout leur possible pour contraindre Nicolas Sarkozy à organiser un référendum sur le traité simplifié. Et le seul moyen de le faire est de voter « non » à la révision constitutionnelle préalable à l’adoption du traité par le Parlement. Personne ne demande donc aux socialistes de renoncer à leurs convictions. Les adeptes du traité « relifté » pourront voter « oui » au référendum et même convaincre leurs concitoyens que c’est une bonne chose.

Au lieu de suivre cette logique et cette honnêteté élémentaire, les dirigeants socialistes ont décidé d’apporter un soutien décisif à Nicolas Sarkozy. Les Jouyet, Besson, Kouchner, Bockel and Co ne suffisaient pas. C’est maintenant tout le gratin de la rue de Solferino qui rallie le président sur cette question décisive : la mise hors jeu de la volonté populaire, la liquidation de l’article 3 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui stipule que « le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation ».

En effet, Moscovici, Poignant et une vingtaine d’autres hiérarques ont d’ores et déjà annoncé qu’ils voteraient « oui » au parlement, oui à la révision et oui au traité. Mme Royal leur a emboîté le pas.

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[IES News Service / AP - 15/10/2007]
Le fils cadet de Nicolas Sarkozy, Jean, sera jugé le 4 décembre pour « délit de fuite » par le tribunal correctionnel de Paris - la procédure aura mis deux ans ! Le 10 octobre 2005, M’Hamed Bellouti s’est fait emboutir sa voiture place de la Concorde par un scooter qui a pris la fuite, en lui faisant un bras d’honneur. Il a eu le temps de noter l’immatriculation et contacte son assureur qui écrit au propriétaire du scooter en janvier 2006.

En février 2006, la victime présumée porte plainte, qui sera égarée un mois plus tard. Cependant l’assureur a gardé une trace du document et fera connaître l’identité du conducteur du scooter à M. Bellouti. Le frère de ce dernier, militant UMP, se rendra même au QG de campagne de Nicolas Sarkozy où il sera reçu par une secrétaire. Mais sans résultat.

M’Hamed Bellouti décide alors de porter l’affaire au pénal, persuadé que Jean Sarkozy est « protégé » par la police et soucieux de faire valoir ses droits en démocratie. Il est d’autant plus choqué que la police en janvier 2007 retrouve en l’espace de 10 jours et grâce à des analyses ADN, le scooter volé de Jean Sarkozy.

« Quand on lui vole son scooter il y a du zèle, quand il percute ma voiture, il n’y a plus de zèle », s’offusque M. Bellouti.

La presse internationale était là ce mardi pour relater cette nouvelle affaire surréaliste. La présidente de la 10e chambre a déclaré: «Je n’ai pas l’état civil complet de ce monsieur, Jean Sarkozy, et rien sur son casier judiciaire…». L’avocat de Jean Sarkozy, Thierry Herzog, a alors rétorqué: «Ce doit être, en effet, très difficile à trouver. Je crois savoir que son père se prénomme Nicolas et sa mère Marie.» Cette précision a déclenché des éclats de rire de la presse internationale.

M’Hamed Bellouti demande le remboursement des 260 € de dégâts et 4 000 € de dommages et intérêts pour préjudice moral.

[Il manifesto, Los Angeles, samedi 27 octobre 2007 -   Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio]
On les appelle « reverse 911 » (comme le 15 « à l’envers ») les appels téléphoniques de la police aux résidents des zones à risque pour leur notifier l’ordre d’évacuation quand les flammes approchent de leurs quartiers.

Ces dernières semaines il y en a eu des centaines de milliers aux résidents des quartiers des faubourgs assiégés par les incendies californiens. A ceux du moins qui ont le téléphone ; à la différence des milliers d’autres qui appartiennent par contre à la population « ombre » d’une des aires les plus riches d’Amérique, ces gens invisibles qui vivent, souvent dans des campements clandestins, dans des baraques et des tentes plantées dans les canyons à l’écart des villes où ils travaillent au noir : comme gardiens, jardiniers, hommes de service et surtout comme force de travail à bas prix dans les champs de l’Etat qui a le plus florissant secteur agricole d’Amérique. Elles appartenaient aussi à cette population traquée les quatre personnes dont on a retrouvé les restes carbonisés, quelques heures après le départ de Georges Bush, avant-hier (25 octobre, ndt), au fond d’un escarpement derrière San Diego, où ils avaient désespérément cherché à se réfugier des flammes.

Quatre des deux millions de « non-personnes » qui, après le bref mouvement pour les droits des immigrés de l’an dernier, sont aujourd’hui les victimes désignées des rafales de haine qui ont soulevé une vague de xénophobie en Californie et dans tout le pays.

La chasse au sans papier, à coups de rafles nocturnes et de bile déversée sur les blogs, a rendu plus dramatique encore le « sale » secret de cette économie opulente. Pendant que les quatre, trois hommes et une femme sans noms, mouraient dans l’incendie du champ où ils avaient essayé de disparaître de la vue de la société de l’abondance, qui attend leurs services mais nie leur existence, un autre épisode de « justice ethnique » avait lieu quelques kilomètres au nord sur la côte, dans le stade de San Diego transformé en centre pour 10.000 réfugiés.

Le Qualcomm stadium a été le fleuron de ce désastre, géré par les agences de presse comme fond modèle pour les opérations de secours et pour les photos de gouverneur. Et immédiatement désigné par les journaux comme l’anti-Superdome, ce chaos infernal où, après l’ouragan Katrina, des milliers de noirs de New Orléans avaient été abandonnés à eux-mêmes. Le centre de réfugiés « de luxe » a eu à sa disposition des cappuccinos offerts par Starbucks, des revues gratuites, des menus variés et même des massages pour soulager le stress.

Du moins pour les bons réfugiés ; de fait, mercredi (24 octobre, ndt), comme le rapportait un entrefilet dans les pages intérieures des journaux, six clandestins ont été arrêtés au Qalcomm pour « vol de nourriture ». Tolérance zéro donc sur l’alimentation « illicite », et après la déportation sommaire des six, quatre adultes et deux enfants coupables d’avoir ôté la nourriture de la bouche des ayant droits, une vingtaine de familles « non anglophones » ont quitté le centre.

Episode emblématique de la guerre aux pauvres et aux autres qui désormais prévaut en Californie et dans le pays où une démagogie « nativiste », habilement instrumentalisée, est en train de porter ses fruits empoisonnés. Les « clandestins » qui ont aussi perdu dans le chaos californien ces lambeaux de vie précaire qui leur permettait de rassembler quelques sous pour construire leurs remises au Mexique, vivent un désastre caché, hors champ, jamais repris dans le champ des caméras de télés qui filment l’assistance compatissante de Bush et Schwarzenegger.

http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=5632 

Lisez l’article complet, c’est TRES intéressant !
Mais il manque juste un truc : compte tenu de la démographie du pays, la langue TURQUE devrait avoir une place majeure en Europe dans les 20 prochaines années. Or elle ne figure nulle part dans les études de l’équipe LEAP.

 

[Global Europe Anticipation Bulletin - 15/04/2007]

L’équipe LEAP/E2020 conduit depuis plus d’une décennie une analyse de terrain très approfondie des tendances lourdes affectant la sphère linguistique dans l’UE. Au-delà de l’intérêt culturel de tels travaux, LEAP/E2020 les conçoit également comme des outils d’aide à la décision tant individuelle (parents pour l’éducation de leurs enfants) que collective (institutions publiques éducatives, universités, états, entreprises internationales).

Dans le cas de l’UE, l’équipe LEAP/E2020 a identifié cinq facteurs-clés qui vont façonner le visage linguistique de l’UE d’ici une génération:

  • 1. Le grand retour de la langue allemande :
  • 2. La revitalisation de la langue française :
  • 3. La fin de l’Anglo-Américain comme langue hégémonique de la modernité :
  • 4. L’entrée de la langue russe au « purgatoire » linguistique européen :
  • 5. La montée en puissance de la langue espagnole à l’international :

Ces tendances seront renforcées par les exigences croissantes de communication intra-européenne, caractérisée par la montée en puissance d’acteurs collectifs ou individuels ne pouvant pas avoir recours à des traductions onéreuses et s’appuyant donc fortement sur la maîtrise dite « passive » (compréhension) d’une langue étrangère, facilitée par le recours à une langue de la même famille linguistique. Parallèlement, l’autre tendance dominante sera l’utilisation croissante de systèmes de traduction automatique afin de pouvoir diffuser des textes multilingues à grande échelle et à faible coût.

En conclusion, si la matrice linguistique de l’UE à l’horizon 2025 continuera à s’inscrire dans la logique de la parole d’Umberto Eco “La traduction est la langue de l’Europe”, pour LEAP/E2020 se dégage un paysage linguistique clair (qui sera bien entendu modulé selon les secteurs d’activité), sur fond de vivacité des langues nationales et régionales, très en rupture avec l’opinion dominante des élites communautaires actuelles (4) :

  • 1. Quatre langues trans-européennes dominantes, Anglais-Allemand-Français-Russe, dont trois seulement seront officielles (le Russe ne le sera évidemment pas) et dont deux seront les langues sélectives de l’élite de l’UE dans vingt ans (Français et Allemand, puisque l’Anglo-Américain ne sera plus socialement discriminant).
  • 2. Trois langues européennes internationales, Anglais-Français-Espagnol.

http://leap2020.eu/Quelles-langues-parleront-les-Europeens-en-2025-Tendances-lourdes-des-nouveaux-equilibres-linguistiques-dans-l-UE-d-ici_a1033.html

Sur le site de Ségolène Royal, on découvre une lettre que l’ancienne candidate a envoyé depuis l’Argentine où elle se trouve pour soutenir la nouvelle présidente du pays, Cristina Kirchner.

Et là bas, probablement saisie par le virus révolutionnaire qui anime la patrie du “Che”, notre Ségolène se retrouve soudain des affinités avec les “ringards d’altermondialistes” qu’elle raillait il y a encore six mois à Paris…

Je suis curieuse de voir de plus près comment un pays plein de potentiel mais acculé à la faillite par le dogme du “consensus de Washington” a repris ses affaires en mains en s’affranchissant de cette idéologie ultra-libérale et en redonnant à l’Etat un rôle d’impulsion et de régulation.

Tudieu ! Comme elle y va la Ségo ! Voilà qui ne vas pas faire plaisir à ses amis du PS, un parti qui a récemment déclaré que “le marché est incontournable” et qui compte parmi ses encartés des gens comme Pascal Lamy, patron ultra-libéral de l’OMC, Jacques Delors, apôtre du libéralisme à Bruxelles et enfin, Dominique Strauss Kahn, actuel directeur du Fonds Monétaire International, organisation qui a précisément acculé l’Argentine à la faillite.

Un peu plus loin :

Elle souligne l’importance de cette “équation énergétique” pour l’avenir du pays et ironise sur ceux qui diabolisent Hugo Chavez, le president d’un Venezuela gros producteur de pétrole avec lequel l’Argentine a passé des accords de fourniture : “il faut, me dit-elle en riant, être intelligents ¡” plutôt que dogmatiques, coopérer n’est pas s’aligner et, clin d’oeil aux Européens qui courtisent la Russie, “sur le plan énergetique, Chávez n’est pas pire que Poutine ¡”. Elle souhaite aussi approfondir la cooperation avec le Brésil, premier partenaire énergtique de l’Argentine, et faire valoir aux investisseurs brésiliens que le taux de change leur est favorable.

Des gens qui “diabolisent Chave” ? Non, où ça ? Dans le comité de campagne de Ségolène, par exemple, avec un Julien Dray, grand copain des “exilés” putchistes vénézuéliens ou encore une certaine Royal, Ségolène, qui, il y a moins d’un an, participait à la campagne de propagande anti-Chavez en fustigeant “la démagogie et le populisme d’un pouvoir autoritaire” à Caracas.

Mais bon, tout cela c’est un “complot machiste” n’est-ce pas ?

Le président de l’Université Saint-Thomas admet avoir pris une mauvaise décision et invite Desmond Tutu sur le campus.

[ISM - 12/10/2007]

“(…) Dans l’Amérique d’aujourd’hui, il est clair que Jésus-Christ serait un orateur très “controversé”. Il recommandait qu’on ne fasse pas aux autres ce qu’on ne voulait pas qu’on nous fit – une exhortation avec laquelle les appréciations “controversées” de l’Archevêque Tutu sur le traitement du peuple palestinien par Israël concordent totalement(…)”. John V. Whitbeck, avocat international

Suite à mon message du 5 octobre au sujet de l’annulation, par l’Université Saint-Thomas à Minneapolis, de l’invitation à une conférence au lauréat du Prix Nobel pour la Paix et moteur de campagnes pour les droits de l’homme Desmond Tutu, la lettre transmise ci-dessous est une vraie bonne nouvelle.

Toutefois, dans sa lettre “humble et fière”, le pusillanime président de l’Université catholique continue de qualifier d’orateur “controversé” l’un des exemples moraux reconnus au niveau mondial – et, il est triste de dire qu’aujourd’hui, en Amérique, c’est ce qu’il est.

Dans l’Amérique d’aujourd’hui, il est clair que Jésus-Christ serait un orateur très “controversé”. Il recommandait qu’on ne fasse pas aux autres ce qu’on ne voulait pas qu’on nous fit – une exhortation avec laquelle les appréciations “controversées” de l’Archevêque Tutu sur le traitement du peuple palestinien par Israël concordent totalement.

Plus troublant encore, cette proposition radicale implique que les autres devraient (ou sont au moins moralement justifiés à) faire à l’Amérique ce que l’Amérique leur fait. Ce qui serait clairement considéré par le pouvoir comme étant une incitation au “terrorisme”.  Jésus-Christ ne serait pas seulement interdit de conférence à l’Université Saint-Thomas. Il ne pourrait pas non plus obtenir de visa américain. Et s’il persistait dans de telles incitations, il est vraisemblable qu’il finirait à Guantanamo.

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C’est pas ça qui va empécher les faucons US et israéliens (et leur copain Sarkozy) de bombarder l’Iran. Il faudra juste qu’ils se trouvent une autre excuse, c’est tout…. par exemple les Pasdaran.

A noter que le néo-nazi Avigdor Lieberman a soudain les honneurs de la presse, sans que personne ne prenne la peine d’indiquer d’où il parle. C’est un peu comme si on demandait à Le Pen de commenter une loi sur l’immigration…

[Le Temps - 30/10/2007]

Les déclarations d’ElBaradei sur CNN provoquent l’ire de Washington

Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Mohamed ElBaradei, a déclenché une nouvelle polémique en affirmant dimanche soir sur CNN que rien ne permettait d’accuser l’Iran de chercher à se doter de l’arme nucléaire.

«Je n’ai reçu aucune information sur un programme nucléaire militaire concret et en activité à ce jour, a déclaré le chef de l’agence en charge de la lutte anti-prolifération nucléaire, établie à Vienne. [...] Il y a toujours beaucoup de points d’interrogation. Mais avons-nous vu en Iran les éléments nucléaires qui peuvent être rapidement transformés en arme? Non. Avons-nous vu un programme actif de militarisation du nucléaire? Non.»

Avouant son inquiétude à propos des préparatifs militaires américains autour du golfe Persique, le chef de l’AIEA a averti du «désastre» que représenterait une confrontation, réitérant sa conviction que «la seule solution durable réside dans la négociation et les inspections».

«Nous ne pouvons continuer à verser de l’huile sur le feu», a-t-il ajouté, faisant allusion à la secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, qui a accusé ce mois-ci l’Iran de «mentir» sur le but véritable de son programme nucléaire et d’avoir «trompé l’AIEA» sur ses intentions.

Les propos de Mohamed ElBaradei ont suscité le courroux des chancelleries occidentales, favorables à une intervention militaire contre l’Iran, tandis que le ministre israélien des Affaires stratégiques, Avigdor Lieberman, prédisait sombrement: «La preuve qu’ElBaradei cherche est probablement le champignon atomique que chacun sera en mesure de voir dans le ciel.»

Le torchon brûle depuis des années entre le chef de l’AIEA et l’administration Bush, qui avait tenté d’empêcher par tous les moyens sa réélection à la tête de l’agence en janvier 2005, en vain. Deux ans plus tôt, Mohamed ElBaradei avait affirmé devant le Conseil de sécurité qu’il n’existait «aucune preuve de l’existence d’armes de destruction massive en Irak». Cette intervention avait été vécue comme un camouflet impardonnable par la Maison-Blanche. Lassé de ces escarmouches, le haut fonctionnaire d’origine égyptienne a fini par se renfermer dans ses bureaux surplombant le Danube comme dans une tour d’ivoire, se coupant même de ses propres services, fermement convaincus, eux, que l’Iran cherche à se doter de la bombe.

http://www.letemps.ch/template/international.asp?page=4&contenuPage=&article=218192&quickbar= 

Sur la plage de Calais

Photo: http://www.prioriteouverture.com

Le samedi 17 novembre 2007, une délégation belge prend la route vers Calais pour une rencontre de solidarité avec les migrants et l’association « Salam ».

Des centaines de migrants se réfugient chaque année dans le Calaisis en attente de trouver un moyen pour atteindre l’Angleterre. Leurs circonstances de vie sont extrêmement difficiles depuis que le gouvernement français a ordonné la fermeture du centre d’accueil de la Croix Rouge de Sangatte, le 5 novembre 2002. A la rue même en plein hiver, ils vivent et dorment dans des dunes, des hangars, à l’abri d’anciens bunkers, et ne survivent que grâce au soutien de citoyens et d’associations dont l’association SALAM, Soutenons Aidons Luttons Agissons pour les Migrants et les pays en difficulté. (info et photos sur http://www.associationsalam.org)

Des bénévoles se rassemblent pour organiser des distributions de nourriture et de vêtements mais aussi pour protéger les personnes migrantes des attaques odieuses de la police. Celle-ci mène une véritable « chasse aux illégaux » et rase leurs camps de survie (exemple de Loon-Plage), mais attaque également les citoyens auteurs de cette solidarité humanitaire (2 bénévoles de SALAM poursuivis pour des faits supposés de diffamation envers la police).

Puisque les migrants sont bel et bien présents sur les côtes françaises, et que l’Etat réprime au lieu de résoudre, c’est à nous d’agir et à manifester notre solidarité envers eux et leurs soutiens !

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Du mardi 27 au vendredi 20 novembre 2007 à Lille (Nord), les médias alternatifs locaux et indépendants (l’Age de faire, le Bretzel, la Brique, Cirkoeil, Indymedia, Passerelle sud, la Wassingue, etc.) vous invitent à penser le contrôle de notre information et à (ré)inventer ensemble les moyens d’une information qui nous ressemble. C’est sous cette forme collective que 4 jours de réflexions et d’ateliers sont proposés.
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[ IES News Service - 30/10/2007]
Dans le cadre de l’enquête sur le massacre de 17 civils irakiens, abattus par des mercenaires de la société Blackwater USA à Bagdad, le mois dernier, le Département d’Etat US a promis aux mercenaires de Blackwater une immunité totale pour les actes commis lors des missions commanditées par le Dépt. d’Etat.

Cet accord d’impunité a ruiné l’enquête criminelle entreprise par la justice irakienne et états-unienne sur les événements du 16 septembre. Il rend nettement plus difficile la poursuite de “sous-traitants dans le domaine de la sécurité” pour les nombreuses exactions commises depuis l’invasion de l’Irak par les Etats-unis et la Grande-Bretagne. Cette initiative a encore renforcé la colère du gouvernement irakien, qui tente depuis un mois de mettre un terme aux activités de Blackwater et autres sociétés de mercenaires dans le pays.

Une fois que vous avez accordé l’immunité, vous ne pouvez plus la reprendre. Ces gens ne seront donc jamis jugés pour les meurtres qu’ils ont commis” a commenté un représentant du Département d’Etat travaillant sur l’enquête.

Le Département d’Etat a refusé de confirmer les termes de l’accord. Mais un des officiels du département a néanmoins précisé - tout en demandant l’anonymat - que ” si une telle décision a été prise par le Département d’Etat, alors elle a été élaborée et prise sans que quiconque dans l’équipe de Washington du Département d’Etat ait été consulté. L’offre d’impunité vient de bien plus haut que nous.

Erik Prince, le PDG de Blackwater est un ami politique et religieux de George W. Bush et a fortement contribué au financement de la campagne du Parti Républicain. Il a touché plus d’un milliard de dollars en contrats fédéraux depuis 2004.

Source :  http://news.yahoo.com/s/ap/20071030/ap_on_go_ca_st_pe/blackwater_prosecutions;_ylt=As87eMY88IfQJwvLJgIRUuKs0NUE

Des précautions contraignantes permettent d’être quasiment impossible à identifier.

[Anouch Seydtaghia - Vendredi 26 octobre 2007]

Logiciels de reniflage, systèmes sophistiqués de détection, programme de recoupement des traces… Face à une telle armada d’outils de surveillance, agir en tout anonymat sur Internet relève de l’exploit. Mais c’est encore possible, à condition de prendre des précautions importantes.

Ces précautions, ce ne sont pas des sites de pirates informatiques qui les divulguent. Mais plutôt des associations tel «Reporters sans frontières» qui conseille des journalistes blogueurs dans des pays où sévit une répression. Mais aussi l’organisation américaine «Electronic Frontier Foundation», afin de permettre par exemple à des employés de dénoncer des activités illégales graves commises par leur hiérarchie.

La première étape consiste à utiliser un service de blog gratuit, pour ne pas laisser de traces de paiement. Le choix est vaste: blogger.com, blogsome.com, over-blog.com… Il ne faut pas acheter son propre nom de domaine (tel http://www.anouch.ch) pour y blogger. En effet, il est relativement facile, via les sites switch.ch et whois.net, de connaître l’identité du propriétaire d’une adresse. Il faut également se créer un pseudo et un compte e-mail gratuit (tel gmail.com, hotmail.com ou yahoo.fr).

Protéger ses e-mails

Bien sûr, il ne faut jamais blogger depuis son lieu de travail, les informaticiens de l’entreprise ayant tôt fait de repérer l’employé suspect. A la maison, la situation est à peine meilleure. En effet, le service de blog a beau ne pas connaître l’identité de ses utilisateurs, il sait depuis quelle adresse IP ils se connectent. Cette adresse, composée de quatre chiffres de 0 à 255 (tel 228.54.187.9 8) permet à chacun de connaître très facilement au moins le pays de l’internaute et son fournisseur d’accès, tel AOL, Bluewin ou Cablecom. En Suisse, si la justice demande au fournisseur d’accès de donner l’identité d’un internaute ayant utilisé une certaine adresse IP, celui-ci est rapidement identifié.

Pour brouiller les pistes, il est possible d’utiliser des systèmes de brouillage d’adresse IP, tel Tor (http://tor.eff.org). Ce service va faire transiter les données de façon aléatoire via différents serveurs. De son côté, le système Anonymizer (http://www.anonymizer.com) dirige tout votre trafic Internet via un serveur anonyme. Dans les deux cas, il semble très difficile de remonter la piste du blogueur.

Il est possible d’aller encore plus loin. L’on peut envoyer un e-mail crypté qui sera ensuite publié sur son blog… De quoi masquer l’adresse IP qui - on le sait rarement - est aussi présente dans ses e-mails. Une opération très compliquée qui implique l’utilisation de solutions spécialisées tel Mixmaster (http://mixmaster.sourceforg…).Le site http://anonymat.org fournit des explications utiles.

Le blogueur anonyme doit donc se soumettre à une discipline de fer. Il doit aussi faire très attention à ne divulguer aucune information, même anodine, susceptible de le confondre.

http://www.letemps.ch/template/tempsFort.asp?page=3&article=217893 

Allez hop ! A la trappe le Martinon (qui avait été choisi parce que c’est un copain à Cécilia)

Interrogé sur Cécilia, Sarkozy met fin à l’interview à CBS

Quinze jours avant l’annonce officielle de son divorce, Nicolas Sarkozy a mis fin brusquement à une interview accordée à l’émission “60 minutes” de la chaîne américaine CBS, en refusant de répondre à des questions concernant son épouse Cécilia.

Avant même le début de l’entretien réalisé à l’Elysée, qui a été diffusé dimanche soir, le président français qualifie son porte-parole David Martinon d’”imbécile”, selon CBS, pour avoir programmé cet entretien à l’occasion d’une journée particulièrement chargée.

“Pour que la chimie marche, il faut soit qu’on fasse une demi-heure, mais on ne fait pas cinq minutes. C’est stupide tout ça! He is stupid! It is a big mistake! (”Il est stupide! C’est une grosse erreur!”) Je n’ai pas le temps (…) J’ai un emploi du temps… very busy (très occupé)”, lance Nicolas Sarkozy. “Non, je ne suis pas en colère, je suis pressé!”

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LA BASE DE DONNÉES WHOIS POURRAIT DISPARAÎTRE
[Gregor Seither - IES News Service - 29/10/2007]

Véritable institution d’Internet, la base de données WHOIS (http://www.afnic.fr/outils/whois) pourrait bien disparaître si une proposition étudiée demain Mercredi devant le conseil de l’ICANN est adoptée. Les avocats de la vie privée trouvent qu’elle fournit trop d’informations tandis que les avocats du “kitétoi” veulent conserver le seul outil permettant de savoir à qui on a à faire sur lé réseau.

Annuaire des noms de domaine sur Internet, la base de données Whois contient les informations telles que les noms et numéros de téléphone des personnes ayant enregistré un nom de domaine, le serveur sur lequel réside la page d’accueil du domaine, le registrar etc. Librement accessible sur Internet, cette base de données permet à quiconque de savoir qui se cache derrière un nom de domaine.

La police, les avocats dans le domaine du copyright ou encore les journalistes et les spammeurs s’en servent quotidiennement. “La base de données WHOIS est indéniablement le meilleur outil dont nous disposons pour savoir à qui nous avons à faire sur Internet” explique Marc Bohannon, avocat pour la Software and Information Industry Association. “Même si la personne ayant déposé le nom de domaine a fourni un faux nom et adresse, on peut au minimum remonter jusqu’à son contact technique et à l’adresse de son serveur, ce qui permet déjà d’aller très loin dans le pistage. Et c’est bien plus rapide et moins cher que d’envoyer des lettres recommandées ou demander à un juge le droit d’aller consulter les logs - quand il s’agit d’un pirate logiciel par exemple“. (more…)

Voilà bien un exemple de faux débat et manip médiatique de la part du MRAP….  chacun réagit en fonction de son imaginaire historique. Si le fait de numéroter des personnes en leur traçant un chiffre sur la main rappelle les tatouages nazis (qui utilisaient un système mis au point et livré clés en main par IBM), ce n’est pas un phénomène rare et pas nécessairement “dégradant”.

Les enfants sont numérotés dans les maternités avec un code barre sur le bracelet, dans certains camps de réfugiés on trace au feutre indélébile un numéro sur le dos de la main des personnes afin de pouvoir les distinguer (dans le cas de volontaires ne parlant pas la langue) et lors des manifestations à Seattle en 1999, toutes les personnes arrêtées avaient recu un tampon indélébile sur le dos de la main, avec la date d’incarcération… afin de pouvoir trier les passages devant le juge.

Ce qui est “scandaleux” c’est la manière dont on laisse les clandestins crever dans la nature, ce n’est pas le fait qu’on leur marque la main “pour aiguiller les gens vers des bus dans le cadre du plan ‘grand froid’ “.

Dans le Nord, des étrangers marqués d’un chiffre sur la main
[Rue89 -  29/10/2007 ]
Peut-on barder au feutre vert le dos de la main d’une demi-douzaine de sans-papiers? C’est la question que pose le Mrap dans la région de Dunkerque, après avoir photographié plusieurs étrangers, un chiffre inscrit sur la peau.

Le 24 octobre, Aissa Zaibet, du Mrap local, raconte avoir rencontré “dans un bosquet”, une cinquantaine d’étrangers en transit qui arrivaient de Lille et à qui il destinait “de la nourriture et des couvertures”. Sur le poignet de l’un d’entre eux, il découvre en lui serrant la main un chiffre au marqueur vert. Il raconte:

“En appercevant cela, je l’ai prié en arabe de relever la manche de son blouson, et c’est alors que j’ai compris que c’était un chiffre. J’ai demandé combien étaient dans ce cas-là: ils étaient six ou sept. Ils disent avoir été arrêtés quelques heures puis relâchés à Lille, avant de gagner le littoral dunkerquois.”

Depuis le milieu de la semaine dernière, le militant du Mrap alerte peu à peu son réseau associatif et dénonce “des pratiques inhumaines”. Il a également adressé un courrier à Rama Yade, Brice Hortefeux et Michèle Alliot-Marie (respectivement secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme, ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale et ministre de l’Intérieur) “parce qu’on ne peut pas marquer les gens comme des bêtes”.

Au Mrap, on précise ignorer encore qui, du centre de rétention ou d’un commissariat de l’agglomération lilloise, a marqué la main des migrants. Mais, sur son blog, l’an dernier, Aissa Zaibet racontait déjà, photo à l’appui, un précédent identique, en janvier 2006.

Chez Emmaüs Dunkerque , Jean-Pierre Masclet confirme que ce n’est pas la première fois que de telles pratiques se font jour:

Avec l’été, les choses s’étaient calmées. Mais depuis plusieurs années et la fermeture de Sangatte, j’ai constaté régulièrement des chiffres au marqueur sur la main de migrants. C’est la Police de l’air et des frontières qui procède ainsi, notamment l’hiver, pour aiguiller les gens vers des bus dans le cadre du plan ‘grand froid’ et les envoyer dans des centres d’hébergement, par exemple des centres d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada). Rouge pour un centre, bleu pour un autre. C’est scandaleux!

Sollicitée lundi soir, la PAF, à Dunkerque comme à Lille, ne donnait pas suite aux questions de Rue89.

http://www.rue89.com/2007/10/29/dans-le-nord-des-etrangers-marques-dun-chiffre-sur-la-main

La démocratie n’est pas morte aux Etats-Unis, bien au contraire. Dans le droit fil des “Community Organizers”, le mouvement StepItUp nous apporte la réponse à la question “Que faire ?” : on se regroupe, on s’organise, chacun à son niveau, et on prend les bases une à une : ville par ville, quartier par quartier, voisinage par voisinage, campus par campus…

Step It Up est né il y a quelques années dans le Vermont, quand un petit groupe de gens s’est retrouvé pour réagir face aux urgences posées par la destruction de notre environnement. Ils n’avaient pas de grands moyens, ils n’ont pas tenté de créer une gigantesque liste de diffusion sur Internet – c’était juste un groupe de gens qui militait en diffusant leur message à leurs amis et voisins autour d’eux. De bouche à oreille le mouvement a pris de l’ampleur, essaimant dans tout le pays et aboutissant, en Avril dernier, à une journée nationale d’action qui a vu plus de 1 500 meetings et actions à travers les Etats-unis, au cours desquels des citoyens se sont rassemblés pour faire la fête et proposer des mesures concrètes pour lutter contre le réchauffement climatique. (more…)

Bon, pour pas se faire tirer dessus par Olivier Bonnet et consorts, je précise que le titre ci-dessus est une provocation… imaginez un instant ce que la presse aurait dit si Mitterrand avait participé à des “programmes de formation” en U.R.S.S. Et quand on voit l’alignement aveugle des néo-cons français autour de Lellouche, Hortefeux, Balkany et Sarkozy sur les politiques bellicistes des USA, on est en droit de se demander si, effectivement, idéologiquement, Sarkozy n’est pas “le parti de l’étranger”….

Sur la question des “taupes” de la CIA/NSA en Europe (les fameux réseaux “stay behind”) et leurs ramifications dans la politique européenne d’après-guerre (y compris dans le terrorisme en France et en Italie), je vous conseille la lecture de l’article de Voltaire à ce sujet :
http://www.voltairenet.org/article8691.html

Mais oser affirmer que les USA ne puissent pas être une démocratie bienveillante, c’est déjà sombrer dans la conspiration haineuse et antisémite… n’est-ce pas M. BHL ?

Karen Hughes reconnaît que Nicolas Sarkozy a été formé par le département d’État US

[Voltaire 26/10/2007]

Évoquant les résultats des programmes d’influence des États-unis, lors d’une cérémonie officielle le 25 octobre 2007, Karen Hugues, sous-secrétaire d’État chargée de la Diplomatie publique [propagande] et des Affaires publiques [relations publiques], a déclaré : « Plus de 130 participants [à nos programmes depuis 1945] sont devenus les leaders de leurs pays, y compris l’actuel Premier ministre de Grande-Bretagne [Gordon Brown], le président de France [Nicolas Sarkozy] et le président de Turquie [Abdullah Gül] ».

Si la biographie de M. Brown est connue, c’est la première fois qu’un officiel états-unien reconnaît que MM. Sarkozy et Gül ont été formés par le département d’État, ce que les intéressés ont toujours cherché à masquer.

http://www.voltairenet.org/article152550.html

US-IRAQ: MAL ÉQUIPÉS, DÉMOTIVÉS, LES SOLDATS US NE SORTENT PLUS DE LEURS BASES ET FONT DES PATROUILLES VIRTUELLES “RECHERCHER ET ÉVITER DE TROUVER”…
[Dahr Jamail - IPS News - 29/10/2007]

Des vétérans de la guerre en Irak, basés à Watertown (NY), ont affirmé à la presse que le moral des troupes US en Irak est si mauvais, que de nombreuses patrouilles sont “virtuelles”. Avec l’accord tacite de leurs officiers, les soldats déplacent leur véhicule dans la base, restent assis pendant deux trois heures dans le vehicule et reviennent ensuite à l’emplacement de départ - remplissant des rapports de patrouilles virtuelles. Cette pratique, très courante dans les bases US en Irak, est appellée  “search and avoid” (rechercher et éviter) par opposition aux traditionnelles missions “search and destroy” (rechercher et détruire).
http://www.ipsnews.net/news.asp?idnews=39788

Le 5 octobre, la Tribune de Genève nous livrait cette info :

Rachida Dati, la presque sœur, garde des Sceaux et ministre de la Justice. Rachida et Cécilia en maillot de bain sur le yacht de leurs vacances américaines. Rachida au bras de Cécilia lors de l’enterrement de Jacques Martin. Rachida à Brégançon, à Saint-Tropez, à Versailles. Rachida, confidente de Cécilia pendant son exil américain. Rachida repérée, encouragée et propulsée par Cécilia. Laquelle aime la détermination et la capacité de travail de «sa petite sœur» - huit ans et 30 centimètres de moins – mais aussi l’immense gratitude qu’elle lit dans les yeux de sa protégée. Car Cécilia, c’est l’idole de Rachida.

Enfin, c’était….

Aujourd’hui, trois semaines après cette dépêche dithyrambique de l’AFP du 5 octobre, le Journal du Dimanche nous annonce “Cécilia-Rachida, rien ne va plus”.

Aujourd’hui Cécilia (Sarkozy) Ciganer tombe de “100 000 étages” selon un proche : depuis qu’elle a quitté l’Elysée, l’ex-première dame de France, qui recevait quatre ou cinq textos par jour de la part de la Garde des Sceaux, n’a plus aucune nouvelle de Rachida Dati. C’est ce qui lui fait le plus de peine depuis qu’elle est partie”, raconte encore ce proche. Il est loin le temps où Rachida Dati, alors conseillère du ministre de l’Intérieur, lui téléphonait chaque jour quand elle était à New York ou lui prenait la main pour la réconforter lors des obsèques de Jacques Martin. Désormais elle ne répond plus aux appels de Cécilia.

[TransExperience - 26 septembre - 2007]

Prud’hommes : une transsexuelle demande la condamnation de son employeur pour licenciement discriminatoire

Clarisse (…) est transsexuelle. Elle a été licenciée suite à l’annonce de sa transidentité, il y a un an, le 12 septembre 2006. Le 8 octobre prochain se tiendra le procès qu’elle intente à son employeur aux prud’hommes de Montpellier pour “licenciement abusif et discriminatoire”. La Halde sera représentée par son avocat. Le jugement rendu constituera une première en France qui devrait faire jurispridence.

http://transexperience.blogspot.com/

Note : Journaliste et transsexuelle, j’ai créé justement, le 7 juillet 2007, un nouveau blog consacré à la TRANSIDENTITE (appelée improprement transsexualité) pour faire face à l’incompréhension, voire pire aux discriminations que nous subissons quotidiennement :

http://caphi.over-blog.fr

Différences (une webdromadaire de caphi)

[Gregor Seither - IES News Service - 24/10/2007]

La “liste des personnes suspectes de terrorisme” maintenue par le gouvernement des Etats-unis dépasse désormais les 755 000 noms, auxquels viennent s’ajouter les listes des “interdits de vol” de la TSA et celles des différents organes de police… en tout et pour tout, l’agence anti-terroriste aux USA a près d’un million de personnes dans le collimateur.

Bourrée d’erreurs, source de centaines de milliers de déni de justice et d’atteintes aux libertés, la liste doit encore être étendue… Et le FBI veut qu’elle puisse être consultée par des patrons d’entreprise, des banques, des agences de crédit, des loueurs de voitures….

Cette liste, utilisée généralement pour vérifier les noms des personnes désirant entrer aux Etats-unis via les passages frontières, ports et aéroports, a augmenté d’environ 200 000 noms par an, depuis 2004. Certains avocats, experts en sécurité et défenseurs des droits civiques lancent un cri d’alarme : outre le fait que cette liste est trop volumineuse pour être d’une quelconque d’utilité, elle risque de plonger de nombreux innocents dans un univers kafkaïen duquel il sera très difficile de sortir.

“N‘oublions pas que les établissement bancaires, certains employeurs travaillant dans des domaines sensibles ainsi que certaines administrations peuvent consulter cette liste. Vous risquez de ne pouvoir emprunter de l’argent à une banque, acheter une voiture, trouver du travail ou prendre l’avion simplement parce qu’un homonyme à vous se trouve sur la liste. Le simple volume de cette liste fourre-tout le décrédibilise totalement” explique Lisa Graves du Center for National Security Studies. “Quelle que soit l’étude consultée, il n’existe aucune justification rationnelle pour une estimation aussi haute du nombre de terroristes potentiels dans notre pays. C’est absurde !”
(more…)

La leçon ne sera pas passée inapercue des autres dictatures et états policiers de la planète… la prochaine fois qu’il y aura une révolte ou une révolution, la première chose à faire sera de couper les accès Internet du pays afin d’éviter l’effet YouTube et les blogs…

Pour OpenNet Initiative, “beaucoup de Birmans pensent que ce black-out leur a permis de franchir une nouvelle étape dans la liberté d’expression sur la Toile. Qu’ils soient en Birmanie ou à l’étranger, ils ont compris que les blogs et Internet pouvaient être une source fiable d’informations (…) Les quelques blogueurs et journalistes citoyens auront sans doute aidé une grande majorité de Birmans en permettant que l’information sur ce black-out soit diffusée mondialement”, conclut le rapport.

Bientôt le téléphone satellite Thuraya va devenir une arme de guerilla….

[Reporters sans frontières Communiqué de presse - 29 octobre 2007]

OpenNet Initiative publie un rapport sur le black-out de l’information : “une mise en perspective utile” selon RSF

Reporters sans frontières salue le travail de recherche de Stéphanie Wang, membre de l’association OpenNet Initiative. Ce collectif anglophone regroupant quatre pôles universitaires (Harvard, Oxford, Toronto et Cambridge) étudie les questions de filtrage de la Toile et l’impact des nouvelles technologies sur la société.

Le 29 septembre 2007 en Birmanie, le Conseil de l’Etat pour la paix et le développement (SPDC) a coupé les connexions Internet du pays. Le rapport de Stéphanie Wang, “Pulling the plug”, publié lundi 22 octobre 2007, décrit le processus d’isolement dans lequel est entré le pays. Durant deux semaines, un black-out de l’information a été instauré et la plupart des Birmans captaient des informations via la télévision par satellite ou la radio. (more…)

[Sénat - 25/10/2007]
Devant la commission des lois, le président de la CNIL Alex Türk se montre préoccupé par l’évolution des pratiques sécuritaires et technologiques

Entendu par la commission des Lois du Sénat, présidée par M. Jean-Jacques Hyest (UMP, Seine-et-Marne), M. Alex Türk, président de la Commission nationale informatique et libertés (CNIL), a souligné les risques au regard des libertés individuelles des évolutions en cours dans les pratiques sécuritaires et technologiques.

Après avoir décrit la forte augmentation de l’activité de la CNIL , résultant à la fois de l’extension de ses compétences et d’une meilleure connaissance de leurs droits par les citoyens, il a répondu aux nombreuses questions des sénateurs en exposant ses principaux sujets de préoccupation : (more…)

[L'Expansion.com - 25/10/2007]
Un écran publicitaire capable d’adapter le spot en fonction de la personne qui la regarde, c’est possible grâce à une start-up française. Mais si cette innovation séduit à l’étranger, elle a encore du mal à s’imposer dans l’hexagone.

Les spots publicitaires ne se se contentent plus de la télé et du cinéma. On trouve des écrans spécialisés dans la rue, le métro, les halls de gares, les aéroports, les magasins, grands ou petits… Mais la plupart ne font que diffuser des messages selon un ordre préétabli. Aucune possibilité de mesurer l’audience : peu ou pas de valeur ajoutée pour l’annonceur par rapport à un bon vieux panneau publicitaire. Or depuis l’an dernier, une jeune pousse française s’est engouffrée dans la brèche : Quividi.

Les quatre compères à l’origine de cette aventure sont des spécialistes du traitement de l’image. La multiplication des écrans dans les lieux publics ne leur a pas échappé. « Qui dit média, dit besoin de rapport d’audience. Notre technologie permet de dire à ceux qui exploitent ces écrans quand et combien de femmes, ou d’hommes les regardent. Nous rendons ces médias capables de s’adapter à une situation donnée, quand bien même ils sont installés dans des zones bruyantes et dans des conditions de luminosité très variables », explique Olivier Duizabo, cofondateur et gérant de Quividi. (more…)

[Sécurité Réseaux Télécom - 05/10/2007 - par Marc Olanié]

Les disques chiffrés PGP sont-ils ou non minés par une porte dérobée ? C’est une simple question d’interprétation posée sur le blog Securology. Afin de satisfaire la demande de certain clients -notamment les administrateurs cherchant à déployer automatiquement des correctifs sur tout un parc-, PGP Corp a prévu un mécanisme capable de t court-circuiter le déchiffrement du processus de boo. Ce à quoi, Jon Callas, CTO de PGP Corp, répond, réponse qui elle-même provoque une nouvelle relance du débat en deux parties. Indiscutablement, la faille -enfin, le problème qui entre dans la catégorie « it’s not a bug, it’s a feature »- peut être exploitable durant un laps de temps assez court… qui n’en constitue pas moins une fenêtre de vulnérabilité.

http://securite.reseaux-telecoms.net/actualites/lire-backdoor-chez-pgp-17234.html backdoor chez PGP

[ Le Post , le 26/10/2007]
Ce vendredi matin, lors d’une visite discrète à Paris, l’ancien secrétaire américain à la défense a été accueilli par des activistes pacifistes.

 

“Il est arrivé à pied, avec peu de protection, on a été surpris”, raconte au Post Xavier Renou, le porte-parole d’un collectif de pacifistes. “On l’a encerclé à une quinzaine de personnes, en criant ‘criminel de guerre’ et en agitant des os en plastique. Mais très vite, les gardes du corps l’ont fait rentrer dans le bâtiment.”

“On voulait lui remettre le prix Nobel de la guerre”, symbolisé par les ossement s factices, ajoute le militant anti-nucléaire, qui a attendu avec ses codisciples que Donald Rumsfeld ressorte du bâtiment. En vain.

C’est surprenant mais c’est bien vrai :
l’ancien homme fort de George W. Bush est venu à Paris, ce matin vers 9 heures, pour participer à une conférence au cercle interallié, à quelques pas de l’Elysée à Paris. A priori, une simple espace de discussion sur les relations internationales.

“Rumsfeld vient en France en catimini et cela nous étonnerait bien que cela ne soit que pour faire un exposé à deux douzaines de personnes, soupçonne Xavier Renou, le porte-parole du collectif “Non au missile M51″. “Nous pensons qu’il va aussi rencontrer des personnes plus importantes, probablement pour parler de l’Iran ou de l’Irak.”

Que reprochent ces pacifistes à Donald Rumsfeld ? “D’avoir réhabilité l’arme nucléaire comme arme du champ de bataille, en développant les “mini-nukes”", ces bombes atomiques miniatures qui sont évoquées dans les articles sur une possible attaque américaine des Etats-Unis contre l’Iran, par exemple.

Au même moment, Donald Rusmfeld est poursuivi pour torture :
c’est la raison pour laquelle la Fédération internationale des droits de l’Homme vient d’arriver devant le siège la conférence rue Saint-Honoré. La FIDH a déposé hier une plainte contre M. Rusmfeld pour torture, en citant les cas de la prison irakienne d’Abou Ghraib, le camp de Guantanamo ou les interrogatoires secrets de la CIA.

Rumsfeld doit être arrêté pendant sa visite à Paris, demandent la FIDH et trois autres associations.

L’ancien secrétaire à la défense pourrait être poursuivi… au déjeuner, selon les militants pacifistes, qui aimeraient continuer à gêner la visite de M. Rumsfeld ce vendredi.

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