juillet 2007


Les escrocs récupéraient 40 centimes par communication. Qui récupérait le reste ?
Ne cherchez pas… c’est France Télécom ! Autrement dit, l’État.

La police met fin à l’escroquerie des numéros en 08
Des milliers de victimes, pour un préjudice total estimé à 600.000 euros.
[L'Expansion - 31/07/07]
L’arnaque était aussi simple qu’astucieuse. Ces derniers mois, des milliers de personnes ont reçu sur leur téléphone mobile des appels dont le numéro débutait par 08, sans avoir le temps de répondre. A la première sonnerie, l’appel était coupé. Intriguées, ces victimes rappelaient alors dans un cas sur trois ce numéro surtaxé, à 0,83 euro la minute. Au bout du fil, un message publicitaire, une invitation pour un jeu ou… rien du tout. Saisis d’une commission rogatoire d’un juge parisien, les spécialistes de l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC, de la direction centrale de la police judiciaire), viennent d’interpeller trois responsables d’une société parisienne à l’origine de l’escroquerie. Alors que ces trois hommes récupéraient environ 40 centimes sur chaque communication, le préjudice total est estimé à 600.000 euros.

http://www.lexpansion.com/art/4647.160691.0.html

“Mais avant d’établir ce qu’est le bonheur, il faut en discuter avec les principaux intéressés, les représentants de la société civile et les ONG. Le Conseil de l’Europe a conduit une étude-pilote dans des villages français : après des soirées de discussions sur la façon de mesurer le progrès chez eux, leurs habitants ont mis en avant la protection de leur vie privée, un réel besoin dans ces microcosmes où tout se sait.”

Pour le chef statisticien de l’OCDE, “le produit intérieur brut ne fait pas le bonheur”
[LE MONDE | 05.07.07 ]

Enrico Giovannini, vous êtes chef statisticien de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui a organisé du 27 au 30 juin à Istanbul - avec la Commission européenne, la Banque mondiale, le PNUD et la Conférence islamique - un forum où 1 200 spécialistes se sont penchés sur la façon de mesurer le progrès des sociétés. Peut-on mesurer le bonheur ?

La mesure du bonheur n’est pas un exercice ésotérique, comme le prouvent la multiplication des données et des études sérieuses sur ce sujet. On ne se contente plus de poser la question “êtes-vous contents de votre existence ?”, mais on sait quantifier la qualité de la vie, la satisfaction du présent et même le bonheur - je dirai plutôt le progrès, notion moins subjective.

Les économistes savent désormais apprécier les conséquences des politiques menées par les gouvernants. Evidemment c’est plus sérieux, mais moins journalistique que de faire la liste des pays les plus heureux du monde et de leurs mérites respectifs !

L’entreprise est complexe : si nous avions sondé les Français après la défaite des Bleus en finale de la Coupe du monde de football 2006, leur moral n’aurait pas été fameux !

Comment mesure-t-on le bonheur ?

Le produit intérieur brut (PIB) ne fait pas le bonheur. Au-delà d’un certain revenu, le niveau de richesse ne joue plus et les personnes se tournent vers l’immatériel. On s’aperçoit ainsi que l’inflation, la densité de population et la quantité d’heures travaillées sont mal ressenties.

Pourquoi, sinon à cause de facteurs culturels, le Nigeria se dit-il heureux, alors que les besoins élémentaires n’y sont pas toujours satisfaits ?

Dans le cadre du Forum d’Istanbul, Lyonpo Jigmi Y. Thinley, ministre de l’intérieur et des affaires culturelles du Bouthan, a détaillé comment était calculé le fameux “bonheur national brut” dont s’enorgueillit ce pays. Il a énoncé neuf critères dont les premiers sont la stabilité macroéconomique, l’éducation, l’emploi, etc. Comme les autres pays.

Car il n’est pas possible d’inventer un indicateur synthétique, une sorte de PIB “bonheur”. On ne peut pas agréger l’économie, l’environnement et la psychologie. En revanche, on peut mettre au point des indicateurs complémentaires qui, à côté des indicateurs économiques, mesurent les droits de l’homme ou la qualité de la gouvernance.

Mais avant d’établir ce qu’est le bonheur, il faut en discuter avec les principaux intéressés, les représentants de la société civile et les ONG. Le Conseil de l’Europe a conduit une étude-pilote dans des villages français : après des soirées de discussions sur la façon de mesurer le progrès chez eux, leurs habitants ont mis en avant la protection de leur vie privée, un réel besoin dans ces microcosmes où tout se sait.

C’est le niveau local qui confère sa pertinence à un indicateur.

Est-ce que les gouvernants accepteront cette démocratisation ?

J’ai noté des résistances, car certains n’aiment pas voir mesurer les effets de leur politique. Une façon de les contourner consisterait à ne pas utiliser des indicateurs de moyens, car ils sont faciles à manipuler, donc contestés par l’opposition ; ainsi en est-il du ratio du nombre d’étudiants par professeur. Cet inconvénient disparaît quand on utilise des indicateurs d’objectif, comme le taux de réussite des étudiants.

On pourrait aussi emboîter le pas à l’Australie, l’Irlande et les Etats-Unis, où la société civile est appelée à dire son mot avant le choix d’indicateurs.

Qu’avez-vous décidé à Istanbul pour améliorer la mesure du progrès ?

Il ne suffit pas d’améliorer la recherche statistique afin qu’elle prenne en compte la qualité de la vie et les droits de l’homme ni de publier ces chiffres sur Internet. Il faut construire un pont entre ces chiffres et le citoyen.

On a demandé aux Européens, en avril 2007, s’ils connaissaient la croissance de leur PIB : plus de la moitié ont répondu négativement. On leur a demandé s’ils pensaient que leurs gouvernements utilisaient les statistiques pour prendre des décisions : “oui”, ont répondu les Nordiques, qui ont le plus confiance dans les chiffres ; “pas tant que ça”, ont répondu Britanniques et Français, plus méfiants.

Je pense qu’on pourrait créer une plate-forme informatique dédiée aux statistiques, un “Wikipédia du progrès” équipé d’un système d’évaluation solide, où les citoyens confronteraient leurs demandes et leurs critiques auprès de spécialistes.

A terme, il serait possible d’obtenir par ce moyen suffisamment de contributions pour faire évoluer les Objectifs du millénaire de lutte contre la pauvreté de l’ONU, indicateurs pour l’instant réservés aux pays en développement.

Vous allez me trouver utopiste : les pays développés pourraient, un jour, partager certains critères d’appréciation du bonheur avec les pays moins bien lotis.

Propos recueillis par Alain Faujas

STATISTIQUES
PALMARÈS. Ruut Veenhoven, de l’université Erasmus de Rotterdam, a compilé les données de 95 peuples sur vingt-cinq ans. Les plus heureux sont les Danois et les plus malheureux les Tanzaniens. Les Américains se classent au 17e rang et les Français au 39e. “Les pays heureux sont ceux qui sont riches (…), démocratiques, où règnent l’égalité des sexes et la liberté de choisir son mode de vie”, selon M. Veenhoven.

MÉTHODOLOGIE. “Nous essayons de déterminer non la façon dont les gens jugent les politiques gouvernementales, mais les effets que celles-ci ont vraiment sur eux”, estime Richard Layard, de la London School of Economics, car l’opinion des personnes interrogées peut être à l’opposé de leur satisfaction réelle.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3234,36-931939@51-932046,0.html

[Aporismes - mercredi 11 juillet 2007]
Tout le monde ou presque a dû croiser, quelques jours après l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence, la création d’un site web cruellement prémonitoire : celui du “Ministère du Civisme et de la Délation” (www.delation-gouv.fr).

Une « blague de potache » pour ses créateurs, mais qui devient de moins en moins drôle à la lumière du dernier discours public de la ministre de l’Intérieur. Le 6 juillet elle participait à la « 7ème Rencontre avec les Associations d’aide et de victimes », en présence de la Garde des Sceaux Rachida Dati, dans l’amphithéâtre de l’Ecole des officiers de la gendarmerie nationale de Melun. Elle y venait résumer les grandes lignes de sa prochaine loi de programmation sur la sécurité intérieure (LOPSI), un chantier quasi incontournable pour tout ministre de l’Intérieur qui vient d’entrer en fonction en début de quinquennat.

Verbatim de Michèle Alliot-Marie : « Le ministère de l’Intérieur est celui de l’aide et du soutien aux victimes. (…) Il leur revient de leur apporter un indispensable réconfort et soutien, mais aussi des réponses concrètes et techniques sur l’avancement des investigations notamment. Je souhaite que nous progressions encore et ce dans deux directions : l’accès aux services et l’accompagnement des victimes. En ce qui concerne l’accès aux services, je souhaite mettre en place les moyens les plus modernes pour en faciliter l’accès et pour aboutir à la manifestation de la vérité. J’ai donc prévu d’inscrire dans la future loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure, la possibilité de déposer plainte en ligne. Pour les infractions qui de manière quotidienne alimentent l’insécurité, un commissariat virtuel pourra enregistrer les dépositions des victimes. » [1]

L’envoyé spécial de l’AFP à Melun, le même jour, précise en outre : « cette nouveauté concernerait “les infractions qui de manière quotidienne alimentent l’insécurité”. Ce “signalement des faits en ligne permettra aux victimes de porter plainte à partir de chez elles”, a-t-on précisé à l’AFP dans l’entourage de la ministre. Cela leur “évitera les déplacements, les attentes”, a-t-on ajouté de même source, et, de la sorte, “les services de police seront à même d’apprécier les faits et, le cas échéant, de proposer à la victime une date et un lieu de convocation”, a-t-on poursuivi. Cette “première évaluation des faits” donnera aux services de police et de gendarmerie une meilleure latitude pour “recevoir les victimes de façon plus utile”, selon l’Intérieur. En outre, souligne-t-on de même source, “la victime pourra ainsi se faire connaître sans crainte de représailles ni contraintes matérielles”. Le système, qui “sera expérimenté dès la fin de l’année 2007 sur plusieurs sites de police, notamment celui de la Sécurité publique et dans quelques départements”, devrait être “généralisé lors de l’application de la future Lopsi”. »

Entre Delation-gouv.fr et ce nouveau « service en ligne » officiel, il y a comme une consanguinité légèrement déconcertante. Alors oui, la “délation” au sens propre part du principe que le dénonciateur ne se fait pas connaître. A priori, c’est peu probable : surtout si la victime espére, plus tard, se voir « proposer (…) une date et un lieu de convocation ». Mais après tout, n’est-ce pas la liberté de la victime de rester anonyme ? Pourquoi risquer de s’identifier si l’on a, comme l’indique « l’entourage de la ministre », « crainte [des] représailles ». On n’en est pas encore au fichier TALON que les Etats-Unis voulaient instituer, et qui permettait — dans les faits — à n’importe qui de soumettre aux autorités le comportement “suspect” d’un voisin, mais on semble y arriver peu à peu.

Le parlement devra sans doute clarifier ce point et savoir si, pour être prise en compte, la personne qui déposera plainte par internet devra ou pas s’identifier, et dans quelles conditions ; car il faudra bien qu’elle s’identifie, exactement comme lors de tout dépôt de plainte (par main courante au commissariat ou lettre au procureur). Et s’il doit s’identifier, comment savoir que c’est bien lui qui est la victime, et pas un témoin ou n’importe qui. On imagine mal une identification certifiée par biométrie ou signature OpenPGP…

Voilà donc un beau sujet à traiter au 20 heures, pour une procédure qui ne verra sans doute jamais le jour telle qu’elle est présentée aujourd’hui en grande pompe. L’essentiel est ailleurs. Le but de la manœuvre est de rester en droite ligne avec la nouvelle approche “victimaire” de l’insécurité, autre tendance orwelienne implacable. Comme l’a très bien résumé le sociologue Denis Salas, interrogé par Le Monde au lendemain de la présentation du projet de loi sur la récidive par Rachida Dati :

« [L]a délinquance est regardée du point de vue de la victime ; elle est perçue comme une menace indifférenciée. Nous ne voyons plus l’individu en particulier mais la délinquance en général comme un fléau à endiguer. Cela conduit à confondre le mineur et le majeur, à ignorer l’auteur de l’acte. Deux gestes politiques témoignent de cette évolution des représentations. En 1974, à peine élu président de la République, Valéry Giscard d’Estaing va serrer la main d’un détenu de la prison Saint-Paul de Lyon. Le détenu, alors, demeure un semblable. La punition n’est pas synonyme d’exclusion. En 2007, l’un des premiers gestes de Nicolas Sarkozy devenu président est de recevoir les parents d’une jeune femme assassinée, ce à quoi fait écho l’annonce par la garde des sceaux de la création d’un “juge pour les victimes”. » [2]

Notes
[1] Intervention de Michèle Alliot-Marie, Ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer et des Collectivités Territoriales - 7ème Rencontre avec les Associations d’aide et de victimes - Melun, Vendredi 6 juillet 2007 (lire l’intégralité).

[2] Le Monde, 7 juillet 2007, lire l’article en ligne.

http://www.aporismes.com/spip.php?article17

« L’EFFICACITÉ DES CAMÉRAS EST EXAGÉRÉE »
[L'Humanité - 10/07/07]
Pour le sociologue Éric Charmes (maître de conférences en urbanisme et aménagement à l’Institut français d’urbanisme (université Paris-VIII) et membre du laboratoire CNRS théorie des mutations urbaines , le véritable enjeu de la vidéosurveillance réside dans le contrôle de ceux qui nous contrôlent.

Les caméras de surveillance menacent-elle notre liberté ?

Éric Charmes. Il y a effectivement des gens qui estiment que les caméras menacent nos libertés, et affirment que nous sommes entrés dans un monde orwellien dans lequel les moindres de nos faits et gestes sont observés. Cette menace n’est pas à négliger. En même temps, il ne faut pas dramatiser. Assez souvent, il n’y a personne derrière la caméra pour regarder ce qui se passe. De plus, il existe dans nos sociétés des forces de rappel qui nous protègent de Big Brother. Et c’est là qu’un organisme comme la CNIL, dans la mesure où l’État lui donne les moyens d’exercer correctement son contrôle, est essentiel.

Le gouvernement envisage l’installation de caméras pour lutter contre le terrorisme, citant la Grande-Bretagne comme référence. Ce système fonctionne-t-il aussi bien que cela ?

Éric Charmes. La Grande-Bretagne est en Europe le pays où la vidéosurveillance est la plus développée. La population anglaise n’est pas foncièrement contre ce système, puisque moins de 20 % des personnes sondées seulement s’y déclarent hostiles. Toutefois, le tapage médiatique fait sur l’efficacité des caméras pour tracer et arrêter les délinquants est quelque peu exagéré. La plupart des études sérieuses montrent que pour ce qui concerne les troubles de la vie quotidienne, l’efficacité des caméras est assez limitée, en particulier si l’on considère les coûts d’implantation et de fonctionnement de ces réseaux.

N’existe-t-il pas des moyens de surveillance plus appropriés ?

Éric Charmes. On peut souhaiter que d’autres moyens soient privilégiés. Autrefois, il y a encore deux ou trois générations, les passants, les voisins, les commerçants n’hésitaient pas à intervenir lors d’incidents dans l’espace public. Aujourd’hui, les gens ont de moins en moins envie de s’en mêler et préfèrent déléguer ce rôle aux professionnels de la sécurité, en particulier la police. Ce qui ne les empêche pas pour autant d’exiger des interventions rapides. Du coup, on a du mal à voir une autre solution que celle des caméras. Les militants contre la vidéo surveillance ont un slogan qui résume bien l’enjeu de cette problématique : Surveillez les surveillants. Finalement, le problème est peut-être moins celui de la mise en place des caméras que celui du contrôle de l’usage qui en est fait. Qui regarde les caméras, que deviennent les enregistrements, dans quelle mesure peut-on en faire usage, et qui peut en faire usage ? Voilà les vrais enjeux.
http://www.humanite.fr/2007-07-10_Societe_-L-efficacite-des-cameras-est-exageree

[Journal du Net 20/07/07]
«Le Groupe 3 Suisses a obtenu la levée de l’anonymat de 26 sites typosquattant ses marques en assignant l’Afnic en justice. Le vépéciste a souhaité envoyer ainsi un message fort aux cybersquatteurs.

Le Groupe 3 Suisses tape du poing sur la table contre les cybersquatteurs. Le vépéciste a obtenu le 21 juin dernier la levée de l’anonymat de 26 noms de domaines frauduleux typosquattant ses marques phares, 3 Suisses, Blanche Porte et Cofidis.

Dans une ordonnance de référé délivrée le 21 juin dernier, le tribunal de grande instance (TGI) de Versailles a ordonné la levée de l’anonymat des dépositaires de noms de domaine comme troisuises.fr, trois-suisses.fr ou lestroissuisses.fr.

Fait inhabituel : pour arriver à ses fins, le groupe de vente par correspondance a assigné l’Association française pour le nommage Internet en coopération (Afnic), qui gère les .fr, afin d’obtenir l’identité des cybersquatteurs.

“Nous avons voulu contacter les dépositaires de ces noms de domaines pour leur demander de nous les céder, mais l’Afnic a refusé de nous les donner”, explique Béatrice Defossé, responsable juridique des 3 Suisses et de ses filiales.

Car avec l’ouverture aux particuliers des noms de domaines en .fr la Commission nationale informatique et libertés (Cnil) a imposé à l’Afnic de préserver l’anonymat des dépositaires.

Cette obligation de confidentialité complique la tâche des marques victimes de typosquatting (lire Page parking : comment gagner de l’argent grâce à un nom de domaine, du 07/06/07). Or à l’Afnic, on ne digère pas cette assignation.

Le gérant des .fr a en réponse, demandé 5.000 euros de dommages et intérêt pour préjudice moral. “En agissant de cette façon, le Groupe 3 Suisses a directement mis notre association en cause”, explique son porte-parole, Loic Damilaville.

Il est anormal de considérer qu’il suffit de nous assigner pour obtenir de telles données. L’Afnic ne fait qu’appliquer les directives imposées par la Cnil.”»…

http://www.journaldunet.com/ebusiness/internet/actualite/0707/070720-3-suisses-declarent-guerre-typosquatteurs-assignent-afnic.shtml

[RTL Info - 20/07/07]
«Quatre-vingts pour cent de toutes les entreprises américaines et britanniques présentes en Belgique demandent à des détectives privés d’enquêter sur leurs employés avant leur engagement, rapporte mercredi “De Morgen”. Les entreprises sont terrifiées par le risque d’attentat terroriste.
Depuis les attaques du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, les budgets pour le screening des employés ont été multipliés par quatorze, selon le détective privé Michel De Kort, du bureau indépendant De Kort & Partners.
La crainte d’une fraude et d’un acte d’espionnage industriel est également grande depuis que le scandale Enron a éclaté outre-Atlantique»…
http://www.rtlinfo.be/news/article/16221/–=De+plus+en+plus+de+travailleurs+screen%C3%83%C2%A9s+par+leur+patron

Face à l’hégémonie intellectuelle de la droite :

AN 01 DE LA GAUCHE, ON ARRÊTE TOUT, ON RÉFLÉCHIT
[Jean Bricmont - Le Monde Diplomatique - Août 2007]
La défaite subie par la gauche française lors de l’élection présidentielle et, à un moindre degré, lors des élections législatives du printemps 2007 a sanctionné son absence de vision, de projet et de programme. Et pour cause : le modèle keynésien, dont la social-démocratie s’inspire encore, reposait sur l’exploitation du tiers-monde. La décolonisation ayant rendu ce mode de développement obsolète, l’Europe doit modifier de fond en comble ses rapports avec le Sud.

La catastrophe des élections de 2007 a dissipé les illusions engendrées par la victoire du « non » au référendum de 2005 et a dévoilé la profondeur de la crise de la gauche française, qui trouve sa source dans l’échec de ses propositions consécutif à la victoire de 1981. Ayant dû tourner le dos à son programme, après deux ans de gouvernement, la gauche n’a plus rien eu à proposer en matière de politiques socio-économiques. Elle a fait, au mieux, du néolibéralisme sans enthousiasme, et son discours est devenu purement moralisateur, mettant en avant des « valeurs » antiracistes, féministes, antifascistes, etc., qui sont supposées la distinguer de la droite.

Sur le plan pratique, la principale initiative de la gauche a été de se lancer dans la « construction européenne ». Laquelle a eu pour principal effet de rendre impossible toute alternative au néolibéralisme. Les socialistes et les Verts, en encourageant cette construction au nom de leurs « valeurs », principalement l’antinationalisme, ont mis en place un dispositif institutionnel visant à les prémunir contre leurs propres audaces, ou plutôt contre celles de leur base. L’idée étant d’isoler le processus politique de l’influence des citoyens, en confiant un maximum de décisions à une bureaucratie non élue et ouverte à l’influence de tous les groupes de pression privés. Les élections peuvent continuer à avoir lieu, elles n’ont que peu d’importance : aucune alternative politique sérieuse ne peut être proposée, aucun « New Deal », aucune « réforme de structure », aucun « programme commun de la gauche », aucune « voie italienne vers le socialisme ».

Il n’est pas étonnant qu’à ce jeu-là la droite la plus dure l’emporte. Elle possède son propre discours sur les « valeurs », la discipline, l’ordre, la nation, etc., qui est bien plus populaire que celui de la gauche sur les minorités. Après tout, les discours sur les valeurs ont le plus souvent pour fonction de permettre à ceux qui les tiennent de se donner bonne conscience à bon marché, sans se poser trop de questions sur la nature (…)

Retrouvez la version intégrale de cet article dans Le Monde diplomatique actuellement en kiosque.
http://www.monde-diplomatique.fr/2007/08/BRICMONT/15051

Intéressant commentaire de France 9 sur l’article traîtant de “l’affaire Valérie Trierweiler” (qui continue d’attirer les foules sur ce blog) :

France9 écrit, en réponse à l’article : JOURNALISTE A PARIS MATCH, LA MAITRESSE DE FRANCOIS HOLLANDE EST “OUTEE” PAR UN BLOG:

Quand on parle de déontologie, il faut se l’appliquer à soi-même. Il existe dans 60 pays environ des instances qui visent à faire appliquer des principes déontologiques dans tous les types de médias, y compris sur internet. En Suède, c’est l’Ombudsman, ailleurs c’est un conseil de presse, ces instances permettent au citoyen lecteur ou auditeur ou téléspectateur de demander la rectification d’une information et visent à protéger la vie privée et à lutter contre les discriminations de toutes sortes (handicap, racisme,orientation sexuelle etc).

  1. Nous sommes en France, pays d’Histoire en panne de références et vivons avec retard une course effrénée au fric, au sensationnel, dans tous les domaines. Il n’y a plus de contextualisation nulle part dans la presse, et les gens ne retiennent que des bribes d’infos qui doivent être de toutes façons courtes et dénuées de fond (les journalistes n’ont plus le temps -on (leurs patrons) ne leur donnent pas ce temps- de faire correctement leur travail.
  2. Une informmation doit être d’abord vérifiée, sourcée, contextualisée avant d’être diffusée. Ceci prend du temps beaucoup plus que pour écrire en général et de plus en plus souvent n’importe quoi.
    Et le lecteur ne peut pas s’y retrouver si tout ce qui est écrit n’est pas hiérarchisé et ciblé. Paris Match, devenu un journal “people” n’est pas une référence en matière de déontologie, mais on sait d’avance qu’on n’y trouvera pas des papiers de fond et que ce sont plutôt des “photos choc” et des papiers qui vont avec.
  3. Que l’homme (ou la femme) politique accepte une interview dans ce journal, fait partie, hélàs de son “plan média”, on peut le regretter, mais le journal est lu et c’est parfois le seul moyen de toucher un lectorat (et donc un électorat) qui hélas ne s’intéresse à la politique que très superficiellement.
  4. Donc, vous auriez bien fait de rappeler, sur ce site que l’information que vous donnez et qui semble vous offusquer est parue dans ce type de presse : Suivre les partis à Paris Match, n’est pas entrer vraiment dans les idées et les programmes, mais plutôt faire du “personnalisme”. Ce qui colle parfaitement d’ailleurs avec le système présidentiel hérité de de Gaulle et qui est à bout de souffle.
  5. A propos de de Gaulle, déifié ici par plusieurs d’entre vous, détrompez-vous, c’est aujourd’hui de l’histoire, mais il a trompé Maryvonne et a eu un fils qu’il n’a pas reconnu, qui a été préfet d’ailleurs- et la presse de l’époque, censurée souvent par le pouvoir gaullien (avec Pasqua à l’Intérieur)et un certain cire-pompes (il y en a toujours eu qui s’appelait Michel Droit) et un ministre de la Communication qui s’appelait Alain Peyrefitte !
  6. Bref, revenons à nos moutons : la liberté d’expression est un long combat. Aujourd’hui ce combat n’est pas terminé, mais le champ de bataille est moins balisé : pas de censure, mais de l’autocensure (sinon c’est la porte et il y a tellement de journalistes au chômage… )! Il faudrait un peu de courage dans cette profession comme ça a commencé fin juin avec l’assemblée des sociétés de rédacteurs (mais qui en a parlé dans la grande presse ?) à propos de l’indépendance des médias (problème du journal Les Echos) et du pluralisme aussi !
  7. Donc vous vous plaignez d’être attaqués par une journaliste dont vous dites qu’elle est la maîtresse de F. Hollande. Normal. C’est le droit de réponse en cas d’information portant atteinte à la vie privée.
  8. Alors se pose la question de la vie privée des hommes/femmes publiques. Veut-on vivre en France l’orchestration à l’américaine, par l’opposition républicaine de l’affaire Lewinski qui a fait chuter un président qui jusqu’au bout avait cherché à éviter des bains de sang et se battait contre des lobbies puissants…
  9. Et bien à votre système de “disclosed” qui fait chic mais n’est pas applicable j’oppose celui de la responsabilité du journaliste et de sa direction, l’application d’une déontologie claire, connue du public et la pratique du droit de réponse affiché (alors qu’il est toujours caché dans les journaux comme les Errata d’ailleurs), -comme si les journalistes n’avaient jamais le droit de se tromper et de le reconnâitre-. Ce qui est une manière de s’améliorer… On peut rêver …
  10. Je voudrais aussi relever un fait concernant le “mensonge” de Ségolène Royal qui vous offusque… Vous oubliez de contextualiser ce “mensonge”. En pleine campagne électorale, sort un bouquin qui n’analyse pas les idées mais de supposés comportements, un choix bien dosé de vacheries sur le couple. Le couple réagit en couple en portant plainte (c’est une information que vous ne donnez pas). Des rumeurs courent, S. Royal dit “nous sommes ensemble”… Ben oui, ils sont ensemble tant qu’ils n’ont pas officiellement décidé de se séparer. C’est bien son droit de réponse que vous remettez en cause, non ?
  11. Plus insidieux, vous parlez de ce fameux “voyage de noce à Tahiti”, hors contexte : il s’agit d’une interview donnée à un autre moment, dans un ouvrage “promotionnel” de la candidate en réponse à une journaliste qui s’étonnait du choix de l’union libre : sans doute aurait-il été plus “sérieux” de ne pas répondre, mais on l’aurait traitée de mère la pudeur, de “coincée” etc… Elle joue la fibre romantique, c’est un choix, et elle parlait au passé… (vérifiez l’info).
  12. Conclusion (provisoire) : les Français ne sont pas au clair avec leur demande d’information, ils ont sans doute les journaux qu’ils méritent (ceux qu’ils achètent), les journalistes ne font pas leur travail d’information dans les règles de l’art (il y a confusion aujourd’hui entre papiers, chroniques, éditoriaux, infos spectacle) et cela arrange particulièrement bien et vous le dites, ceux qui ont besoin de temps de cerveau disponible pour instiller consciencieusement du n’importe quoi et surtout pas du savoir, de la culture et de l’histoire… Les peuples “heureux” n’ont pas d’histoire ?

Si t’es noir et que tu ne veux pas te faire tabasser par les flics, suis ces simples conseils donnés par le Professeur Chris Rock :

http://www.snotr.com/embed/122?autoplay


F.W. Engdhal : BUY FEED CORN, THEY’RE ABOUT TO STOP MAKING IT…
[Financial Sense - July 25, 2007]
(article en Anglais)
http://www.financialsense.com/editorials/engdahl/2007/0725.html

[H. Duval] Excellent article qui résume la situation et confirme malheureusement la tendance déjà évoquée sur cette liste l’année dernière…

A savoir principalement :

  • - 2005 : lancement à grande échelle du plan éthanol de Bush (énormes subventions à la production), parallèlement au Brésil, à la Chine.
  • - fin 2006 : surplus des stocks de grains mondiaux (indicateur de la sécurité alimentaire mondiale) au plus bas depuis 1972.
  • - Depuis un an, les cours mondiaux de grain (blé et maïs principalement) ont décollé de 100 %
  • - 2 milliards d’êtres humains les plus pauvres sont en concurrence, sur le marché de la demande en céréales, avec les quelques centaines de millions qui en ont besoin pour leurs voitures. Devinez lesquels vont pouvoir continuer à payer ?

La réalité de l’éthanol :

  • - 30 % densité énergétique en moins que l’essence (donc plus cher pour même distance parcourue)
  • - David Pimentel, pionnier des études sur le taux énergie investie / énergie produite, estime que la production d’éthanol implique une perte de 22 % de l’énergie nette par rapport à une utilisation directe des hydrocarbures (surtout gaz naturel des engrais). “Ce n’est pas rentable de ralentir le déclin”

Je rajouterai que pour l’administration US, le financement par tous les ménages du monde - via le prix de l’alimentation - du carburant US est un bon coup, tant que le dollar reste couplé au pétrole. Si ce n’était plus le cas, elle ne pourrait plus subventionner l’éthanol, les fermiers US ne pourraient plus se payer leur diesel et engrais, et les gros états-uniens devraient laisser les Hummer au garage et maigrir.

Mais on sent pourtant que F.W. Engdhal vient en quelque sorte de découvrir l’eau chaude. En menant ce raisonnement jusqu’au bout, comme d’autres l’ont fait depuis longtemps, il s’apercevrait que dès le départ ce sont le pétrole et le gaz qui ont permis aux humains de croître de 2 à 6 milliards en seulement 100 ans, donc que pétrole et nourriture sont DEJA liés depuis longtemps, seulement on ne le voyait pas tant qu’on pouvait augmenter la production pétrolière - donc alimentaire - à loisir.

Avec le pic pétrolier, peu importe comment on fera circuler l’énergie d’un vase à l’autre, on s’aperçoit qu’il reste toujours moins d’énergie nette au bout du compte, et que la corne d’abondance se vide irrémédiablement.

Conclusion, si on ne déclare pas immédiatement que les réserves d’énergie fossile sont désormais réservées à l’agro-alimentaire (tout en limitant la croissance de la population), qu’on ne bannit pas très vite l’usage récréatif et inutile des hydrocarbures, alors on prépare une hécatombe inévitable.

Quand l’occasion se présente, toutes les autres espèces vivantes (y compris les bactéries) tombent dans le même piège de la mauvaise gestion de leur principale ressource vitale. La seule manière pour l’être humain de prouver qu’il est supérieur aux enzymes du jus de raisin ou aux rennes de l’île de Saint-Matthieu (*), serait de faire exception à la règle en contrôlant ce fragile équilibre entre ressources vitales et population.

*Article sur le “crash” de la population de Rennes sur l’île de St. Matthew :
http://www.dieoff.com/page80.htm

Le FBI va-t-il réussir à arrêter le pirate du dernier tome des aventures de Harry Potter ?
[Zataz.com - 24.07.07]

Pendant que Harry Potter continue de faire des petits, les polices britanniques, américaines… et Françaises continuent de traquer les pirates du dernier opus de la sage de J. K. Rowling. Comment les forces de l’ordre peuvent-elles retrouver ce pirate ? Comme nous vous l’indiquions en exclu mondiale dès mardi dernier (LIRE), plusieurs informations inintéressantes apparaissent dans le cliché. La moquette ayant servi à la prise de vue. Les doigts, aussi, du pirate. Du côté de la technique, l’appareil photographique a inscrit un très grand nombre de données dans les clichés comme le montrent nos captures écrans. Numéros de série, nom de la machine, … Espérer que cet internaute ait pu amener, un jour, son appareil à un service après-vente pour une réparation est malheureusement mal connaître ce type de produit. Qui au passage, n’a été commercialisé qu’aux USA.

 

 

informations cachées photo

 

Alors, le pirate de Harry Potter and the Deathly Hallows (Harry Potter et les Reliques Mortelles) sera-t-il démasqué ? Les américains, comme les Anglais et les Français, ont déjà fait un grand nombre de réquisitions pour identifier les “premiers” posteurs de la première copie, photos et PDF. Demande d’ip, d’url, … Les plaintes des éditeurs sont légions et avec une telle armada de moyen, les pirates ont quelques soucis à se faire !

 

 

informations cachées dans photographie

Et en France ?
En France, une enquête préliminaire pour ce type d’infraction, dans le cas de Harry Potter une infraction au code de la propriété intellectuelle, les administrateurs de site Internet, forum, blog, … ont obligation de répondre à un réquisition de la police. Dans le cas de Harry Potter, par exemple, tracer un pseudonyme, un lien pirate, une contrefaçon. En France, la police réclame tout élément en la possession d’un administrateur. Des informations variées allant du nom, pseudo, IP en passant par numéro de compte et carte bancaire, téléphone, ou encore autres adresses email utilisées par la personne recherchée par la justice.

Des traces, partout des traces
Nous vous révélions, il y a quelques temps déjà, les contenus cachés et secrets des documents Word, Excel, mais aussi PDF, Photoshop, … Une des plus marquantes découvertes restant le document Word du gouvernement britannique (LIRE) expliquant pourquoi il fallait agir en Irak. Les américains feront le même coup, via un PDF du Pentagone (LIRE) Un fichier qui avait été pompé d’un mémoire d’étudiant puis copier, et recopier sur différents supports. Les imprimantes, aussi, sont capables l’identification d’un document (LIRE). Les imprimantes incrustent leur numéro de série (LIRE) sur toutes les documents imprimés. De minuscules points permettent cette identification.

[Editorial - The New York Times - 29/07/07 - Trad. Grégoire Seither]
Le président Bush insiste souvent sur le fait qu’il a le dernier mot pour toutes les décisions — refusant de s’encombrer de l’avis du Congrès des Etats-unis ou de l’opinion publique quand il faut prendre de lourdes décisions sur la guerre, la lutte contre le terrorisme, la torture, ou même des choses plus locales, comme par exemple décider si un simple citoyen en Floride a le droit de laisser mourir sa femme dans la dignité. Mais il semble que cette obligation ne s’applique pas au fonctionnement d’une des institutions les plus vitales pour le gouvernement de notre pays, le Ministère de la Justice.

Cela fait des mois que les citoyens américains attendent que le président Bush renvoie le Ministre Alberto Gonzales, qui a prouvé depuis longtemps sa parfaite incompétence et plus récemment nous a apporté la preuve qu’il est incapable de dire la vérité. M. Bush a refusé de virer Gonzales quand il est apparu que Gonzales avait menti au Congrès et à l’opinion publique en prétendant qu’il n’avait joué aucun rôle dans la purge qui avait vu le renvoi de neuf procureurs fédéraux [NdT : ayant émis des critiques vis à vis de la constitutionalité des actions du gouvernement]. Et le président Bush continue à refuser de se séparer son procureur malgré le fait que le directeur du F.B.I., Robert Mueller, a clairement prouvé que M. Gonzales a menti au Congrès quand il a justifié les opérations de mise sur écoute sans mandat juridique, pratiquées par l’administration Bush.

Mr. Gonzales a répété à deux reprises au Congrès qu’il n’y avait eu aucune voix dissidente pour protester contre la décision du président Bush d’autoriser la National Security Agency à espionner, sans aucun mandat juridique, les conversations téléphoniques et les émails des citoyens américains. Le directeur du F.B.I., Robert Mueller et James Comey, lui-même ancien procureur général, affirment que cette déclaration de Gonzales est fausse. Ils ont déclaré sous serment qu’ils se sont non seulement opposés à cet espionnage, mais qu’ils ont failli en remettre leur démission.

(…) C’est assez clair comme déclaration. Et cela confirme les conclusions auxquelles sont parvenues bon nombre d’Américains : Le ministre Gonzales est plus intéressé par couvrir et occulter les actes illégaux commis par M. Bush que par l’exercice de la justice. Prétendre que le Département de la Justice ne s’est jamais opposé à un programme d’espionnage clairement illégal est au mieux un travestissement de la vérité, au pire un mensonge éhonté. Dans les deux cas la Maison Blanche devrait en tirer les conséquences. Au lieu de cela, elle continue à le défendre.

(…) Les élus du Parti Démocrate demandent la nomination d’un enquêteur spécial pour examiner les actes et les propos de M. Gonzales. L’avocat général Paul Clement tient là une dernière chance d’apporter la preuve que le Département de la Justice est encore en état de fonctionner, en approuvant cette requête et en déclenchant une enquête.

S’il ne le fait pas, alors le Congrès des Etats-unis doit lancer une procédure de destitution contre Alberto Gonzales.

http://www.nytimes.com/2007/07/29/opinion/29sun1.html?_r=1&oref=slogin

[LEMONDE.FR 26.07.07 ]
Après de premiers incidents, fin juin, la FCPE, la plus importante association de parents d’élèves, tout comme le Syndicat national des professeurs d’école (Snuipp), et, enfin, début juillet, le bureau national de la Ligue des droits de l’homme (LDH), ont réclamé l’”arrêt total”du fichier “base élèves 1^er degré” (BE1D), qui doit être installé dans toutes les écoles, publiques comme privées, d’ici à septembre 2009. En cause : la pertinence de certaines données sensibles — comme la nationalité de l’élève, le pays d’origine et la date d’entrée en France — ou le risque de voir des éléments de la scolarité (absentéisme, suivi des élèves en difficultés) être utilisés à d’autres fins que la gestion des effectifs et le “pilotage pédagogique”.

La création de ce fichier a souffert d’une transparence à géométrie variable. Il a fallu d’âpres tractations entre le ministère de l’éducation nationale (MEN) et la Commission de l’informatique et des libertés (CNIL), pour que Lemonde.fr obtienne une partie seulement des documents officiels encadrant la création de BE1D (*). Il s’avère d’abord que le déploiement national s’est décidé sans qu’un bilan précis de “l’expérimentation” ne soit rendu public. Procédé contestable lorsque les “cobayes” sont des enfants d’au moins 3 ans.

“Il est logique que l’opacité engendre la méfiance, indique François Nadiras, un membre de la section de Toulon de la LDH, à qui nous avons confié ces documents pour expertise. La disproportion est devenue trop grande entre un méga-ministère et une autorité administrative [la CNIL], dont les pouvoirs de contrôle ont diminué en 2004, juste avant d’avoir à se pencher sur la ‘base élèves’”. La mention “nationalité” fait en ce moment l’objet de nouveaux arbitrages pour en limiter l’exploitation, nous a fait savoir le MEN. Il n’est pas encore question de la supprimer. Pourtant, il est possible, depuis peu, d’entrer la valeur “non connue”. “Ça n’a pas de sens : pourquoi alors ne pas accepter la disparition effective de ce champ ?” s’indigne François Nadiras.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-939249,0.html

[20 Minutes - 27/07/07]
Souriez, vous serez filmés… trois fois plus qu’avant! Le gouvernement veut tripler les capacités de vidéosurveillance, a annoncé la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie à la sortie d’une réunion sur ce thème. Les caméras sont la nouvelle priorité affichée dans le cadre de la future loi d’orientation et de programmation de Sécurité intérieure (LOPSI), qui devrait être présentée à l’automne en Conseil des ministres.

«Pas Big Brother»

«Il ne s’agit pas de faire Big Brother», a assuré Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat chargé des transports, présent à la réunion. Mais plutôt de «protéger les Français contre le risque terroriste ou contre un certain nombre de risques de violences, a ajouté la ministre de l’Intérieur lors d’un point presse. C’est la façon de protéger la liberté des Français d’aller et de venir sans risquer pour leur vie ou pour leurs biens.» Une référence au rôle crucial qu’ont joué, au Royaume-Uni, les images des caméras de surveillance pour remonter en quelques jours la filière des médecins terroristes, début juillet.

Interconnecter les réseaux

Pour cela, «il faut couvrir le plus large territoire possible et une meilleure mise en réseau avec tous ceux qui utilisent déjà cette technologie, comme les collectivités, la RATP, la SNCF, les grands magasins», a décrit Michèle Alliot-Marie. Interconnecter ces réseaux coûterait, selon une évaluation du ministère, plusieurs centaines de millions d’euros. Malgré cela, «il n’est pas question que la police ait accès aux données des installations privées», a tenu à préciser la ministre. Quant à la durée de conservation des images, rien ne change: elle resterait de 48h.

Une précision qui n’a visiblement pas rassurée la Cnil. Son président, Alex Türk, a réaffirmé jeudi après-midi la nécessité d’un «contrôle indépendant» du respect des droits individuels des citoyens.

http://www.20minutes.fr/article/172409/France-Le-gouvernement-veut-installer-trois-fois-plus-de-cameras-de-surveillance.php

[AP | 26.07.2007]

Le gouvernement veut que les policiers puissent avoir accès aux images filmées
par les caméras de vidéosurveillance privées. “Des crédits très importants”
vont être consacrés à “l’interconnexion” des différents systèmes, a annoncé
jeudi Michèle Alliot-Marie. La ministre de l’Intérieur souhaite qu’”à l’automne
prochain, nous puissions avoir un dispositif harmonisé et complet”.

Plus de 300.000 caméras scrutent actuellement les Français, celles des forces de
l’ordre et des transports publics, mais aussi celles installées dans les
magasins ou devant les lieux de culte -après autorisation préfectorale.

Après les attentats et tentatives d’attentats en Grande-Bretagne, et en raison
des “risques encourus” en France, Michèle Alliot-Marie juge “indispensable de
développer la vidéosurveillance”. Elle a “l’intention d’y consacrer des crédits
très importants dans la future LOPSI” (Loi d’orientation et de programmation
pour la sécurité intérieure).

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/societe/20070726.FAP7608/videosurveillance_le_gouvernement_veut_rendre_les_image.html

[David Forest, docteur en sciences politiques, avocat au barreau de Paris - Libération - 19 juillet 2007]
Conforté par le succès de l’enquête conduite par la police britannique après les tentatives d’attentats de Londres et Glasgow, Nicolas Sarkozy a annoncé la mise en place d’un «plan de grande ampleur de caméras en France» et demandé au gouvernement de mener une «réflexion» en ce sens.

La volonté de renforcer de façon significative l’arsenal sécuritaire sera-t-elle pour autant l’occasion, jusqu’à présent manquée, de susciter un débat public sérieux ? Le passif du Président en la matière et sa volonté d’emboîter le pas d’une Grande-Bretagne, quadrillée de caméras, à grandes enjambées permettent d’en douter.

Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, n’avait-t-il pas dénoncé en 1995 une «polémique stérile» lors de l’adoption de sa loi antiterroriste qui a multiplié, dans un contexte de «guerre contre le terroriste», le recours aux technologies les plus innovantes, allant de la rétention des données de connexion à la possibilité de photographier les plaques d’immatriculation hors de tout contrôle du juge. Cette perspective devenue réalité, qui participe au premier rang de la «grande politique», n’avait à l’époque guère ému les parlementaires alors qu’elle menaçait de rétrécir le périmètre de nos libertés.

Depuis la création de la Cnil (Commission nationale informatique et libertés) il y a près de trente ans, née de la prise de conscience du caractère potentiellement liberticide du fichage informatique, les technologies de l’information ont profondément évolué. Banalisation, miniaturisation et numérisation aidant, les systèmes de surveillance électroniques ont grignoté l’espace urbain jusqu’à se fondre dans notre quotidien. Chacun est tenu de décliner son identité et de montrer patte blanche dans la cité.

Le nouveau «marché de la sécurité» suscite toutes les convoitises sans grande transparence et part à l’assaut des entreprises où les salariés, déjà fichés, tracés et surveillés, sont depuis peu incités à dénoncer tout comportement déviant. Identifiants multiples, codes-barres, clés d’accès ou localisation par GPS. Les encasernés du dehors n’en ont jamais fini d’échapper au contrôle.

De façon simpliste et quelque peu paresseuse, la plupart des tentatives d’explication mobilisent les figures du Big Brother d’Orwell ou du Panoptique de Jeremy Bentham, parangon d’une surveillance centralisée et métaphore d’un pouvoir du regard omniprésent et omniscient.

Pourtant, ces clichés apparaissent aujourd’hui usés et incapables de rendre compte de la multiplication des usages, de l’émergence d’un contrôle aveugle incarné par les procédés biométriques et de leur dissémination hors des traditionnels lieux d’enfermement qu’avait étudiés Foucault.

Notre Etat de droit peut-il se satisfaire d’une telle régression ? Et si la Cnil s’efforce de trouver un point d’équilibre, extrêmement précaire, entre les exigences de sécurité et le respect des libertés, son président, Alex Türk, peut déclarer sans ambages que «les Français devront accepter un affaiblissement des libertés individuelles afin de renforcer la sécurité collective». La commission, étranglée par un budget de fonctionnement anémique, admet ne pas avoir prise face au déferlement de fichiers qui la conduit à multiplier les procédures simplifiées et les accommodements.

Dans les faits, les contrepoids et régulateurs ne paraissent plus guère en mesure d’infléchir la course infernale aux technologies de contrôle, et il y a fort à parier que la Cnil pèsera à nouveau de peu de poids lors du vote de la nouvelle loi d’orientation et de programmation pour la sécurité dont accouchera la «réflexion» du gouvernement.

De façon encore plus inquiétante, les mesures sécuritaires présentées comme inéluctables menacent de transformer la loi en un moyen d’acceptation inodore de la technique et de ses potentialités liberticides.

Comment, en définitive, expliquer le désintérêt des leaders d’opinion et l’absence de mobilisation politique ? Le prétendu «consensus» avancé autour du tout sécuritaire renvoie à «la privatisation» de l’individu qu’avait repérée Castoriadis, conduisant à une désertion progressive de la chose publique et au recul de l’inspiration commune au maintien des libertés. L’absence de tout débat de fond et le silence assourdissant de la plupart des intellectuels reflètent cruellement ce constat.

Il y a pourtant tout à craindre de la confiance inquiétante accordée aux systèmes d’information alors que la transformation radicale des procédés de contrôle s’annonce irréversible.

Dernier ouvrage paru : le Prophétisme communicationnel, Ed. Syllepse, 2004.

http://www.liberation.fr/rebonds/267827.FR.php

A mon avis, les seuls qui ratent encore leur bac, c’est ceux qui se présentent pas aux exams le jour J ou bien qui écrivent de manière totalement illisible.

LE BAC POUR TOUS
[Faits & Documents n°240 - Juillet 2007]
Le document présenté ci-dessous n’existe pas. Du moins, il n’est accessible qu’aux inspecteurs d’académie et est classé « confidentiel » au ministère de l’Education nationale.

Il s’agit de la deuxième page d’un formulaire qui est présenté de manière exclusivement orale et de manière allusive aux enseignants qui corrigent les copies du baccalauréat mais ceux-ci n’y ont pas accès.

Il concerne la correction des épreuves d’histoire et de géographie du baccalauréat 2007, mais il en existe d’autres, fort proches, pour chacune des matières enseignées.

Ce document, à lire intégralement, est totalement codé. La fin de page, consacrée à « l’harmonisation de la notation », donne l’idée générale : la « norme » est qu’il faut au moins donner 10/20 à chaque copie, et jamais moins, en s’appuyant, non sur la « recension des manques », mais sur les « aspects positifs » de la copie, afin que « nos disciplines ne soient pas de celles qui pénalisent les candidats ».

On peut ensuite revenir au paragraphe 2 qui évoque les copies « hors norme » : c’est-à-dire les copies ayant une note inférieure à 10. Ces copies doivent être « transmises en urgence » à un service spécial de l’académie pour une régularisation (qui se traduit presque systématiquement par une note relevée), le «correcteur “hors norme”».

On comprend ainsi que le contenu de la copie importe peu, en tout cas pour être reçu au baccalauréat (avec 83,3 % de réussite cette année, soit 1,4% de plus que l’année dernière…).

(Cliquez pour l’image pour la voir en plus grand)

http://www.faits-et-documents.com

Depuis les débuts des communications de masse, la droite conservatrice a toujours solidement tenue les canaux aux Etats-Unis. Maisons d’édition, journaux, radios, talk-show, chaînes de télé… et Internet. Mais voici que FOX NEWS découvre les “gauchistes” ont des “blogs”, et tout de suite ils crient au nazisme, à l’incitation à haîne, au manque d’éthique…

Si vous avez un tant soit peu fréquenté les forums et sites Web de la droite conservatrice aux USA, vous savez de quoi ils parlent. Mais quand c’est les “leurs” qui le font, cela ne mérite pas qu’on s’indigne :-)

Branchouilles, Showbiz, Affairistes, Victimes de la mode
et maintenant les Missionnaires !!!!
A quoi ça sert de créer un univers virtuel,
si c’est pour qu’il soit aussi con que l’univers réel ?
En tout cas, c’est Yan l’agnostique qui va être mal.
Il se croyait tranquille et voilà que les curés le rattrapent !

LES JESUITES ENCOURAGENT LES MISSIONAIRES A INVESTIR SECOND LIFE
[Reuters 28/07/07 - Trad. Grégoire Seither]
L’église catholique a toujours encouragée ses missionnaires à se rendre dans les contrées éloignées et inconnues pour y prêcher la parole divine — aujourd’hui elle les encourage a investir les mondes virtuels, et notamment Second Life, afin d’y sauver des âmes virtuelles.

Dans un article du journal italiens “La Civilta Cattolica”, publié à Rome par la Compagnie de Jésus, le théologien Antonio Spadaro encourage les catholiques à s’intéresser aux univers virtuels et “metamondes online” qu’il considère comme un terrain fertile pour contacter des “personnes perdues, en manque de valeurs” et “qui sont - par la nature même de ces univers - réceptifs au concept d’amélioration spirituelle et de croissance personnelle”.

“Nous ne pouvons pas fermer nos yeux face à un tel phénomène ou nous précipiter pour le juger,” dit Spadaro. “Au contraire, nous devons nous efforcer de le comprendre … Et le meilleur moyen pour le comprendre est encore d’y participer.”

http://links.reuters.com/t/CQPZM/WC47L/FW/6VMZR?a1=nl_ustechnology

[La Croix - 09/07/2007]
Alex Türk, président de la commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), qui rend lundi 9 juillet son rapport annuel, s’inquiète du développement des moyens de surveillance

La Croix : Se dirige-t-on vers une société de surveillance, dans laquelle tout individu pourra être « tracé » dans sa vie quotidienne ?

Alex Türk : Nous assistons au développement de nouvelles technologies telles que la biométrie, la vidéosurveillance, la géolocalisation des salariés, les nanotechnologies, qui permettent de repérer les individus et de les suivre. Mais il y a d’ores et déjà des outils diffusés massivement dans la vie quotidienne, tels que le passe Navigo de la RATP, la carte bancaire ou Internet, qui peuvent aussi répondre à cet objectif. Sur réquisition, un juge peut ainsi savoir où vous étiez, qui vous a contacté, ce que vous avez fait…

Parallèlement, on assiste depuis les attentats du 11 septembre 2001 à un développement considérable de l’arsenal législatif dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité, en France et dans de nombreux pays. Ces deux phénomènes conjugués nous conduisent à un type de société différent de celui dans lequel nous vivions jusqu’à présent, sans que les citoyens s’en rendent compte. La plus grande partie de ce phénomène reste en effet invisible et beaucoup de textes ne sont pas encore applicables. Mais dans dix ou quinze ans, le citoyen se trouvera au milieu d’un réseau où il se trouvera pratiquement contrôlé.

En quoi est-ce gênant pour les libertés individuelles ? J’aimerais me faire bien comprendre. La Cnil ne conteste pas l’intérêt du fichier contre les délinquants sexuels, ni de celui des empreintes génétiques, ni la possibilité de contrôler sur quel film vous vous êtes connecté à la bibliothèque universitaire. Ces outils servent à lutter contre le crime, et qui pourrait être contre cet objectif ? Je dis simplement qu’il faut être prudent. À multiplier les systèmes, des synergies pourront se créer et finir par enserrer le citoyen.
(more…)

Article en forme de confession d’un ancien homme politique pas franchement à gauche, aujourd’hui président de Yad vaShem. Cet article en rappelle un autre, d’Amira Hass (”Les jours saints, les maisons sont fermées à double tour” : http://www.lapaixmaintenant.org/article267).

[Yossef Lapid  - Jerusalem Post, 17 janvier 2007 -  Trad. : Gérard pour La Paix Maintenant]

Yossef Lapid est ancien ministre de la justice, ancien député et ancien président du parti Shinoui. Il est aujourd’hui président de l’institut Yad vaShem de Jérusalem à la mémoire de la Shoah.

Cette femme, celle dont il s’avère que le nom est Yifat Alkobi, cette femme juive qui a agressé, insulté, craché et menacé sa voisine arabe à Hebron enfermée dans sa propre maison, m’a rappelé quelqu’un.

Petit à petit, du fond de mes souvenirs d’enfant, j’ai retrouvé l’image d’un voisin hongrois à Novi Sad, qui avait l’habitude de se placer devant l’entrée de notre maison et de nous insulter chaque fois que nous sortions dans la rue. Exactement comme Yifat Alkobi.

Lorsque nous décidons, à juste raison, de ne jamais, quelles que soient les circonstances, comparer le comportement de Juifs à celui des Nazis, nous oublions que l’antisémitisme n’a fait que parvenir à un sommet avec Auschwitz. Il existait, était actif, effrayant, destructeur et dégoûtant, à l’image d’Alkobi, dans les années qui ont précédé Auschwitz. Et derrière des fenêtres fermées se cachaient des femmes juives terrifiées, exactement comme cette femme de la famille Abou Aïsha à Hebron.

Il est impensable que la mémoire d’Auschwitz serve de prétexte pour ignorer le fait que, parmi nous, il y a des Juifs qui se conduisent envers les Palestiniens exactement comme des Allemands, des Hongrois, des Polonais et d’autres antisémites se comportaient envers les Juifs.

Je ne parle pas des crématoires ni des pogroms, mais des persécutons, du harcèlement, des jets de pierres, des crachats, des entraves au travail, de la tactique de la peur et du mépris. Toutes choses qui nous déchiraient et qui nous rendaient impossible la vie en diaspora, avant même que ne commence la tuerie en masse des Juifs. J’avais peur d’aller à l’école, à cause de petits antisémites qui nous attendaient sur le chemin pour nous donner des coups. En quoi est-ce différent pour un enfant palestinien de Hebron?

Même ceux qui justifient l’occupation pour des raisons idéologiques ou religieuses – ou peut-être en particulier ceux qui cherchent à justifier l’occupation – devraient avoir honte, comme l’a dit de lui-même le premier ministre Ehoud Olmert, à la vue de ces images. Oui, nous avons tous une responsabilité dans la souffrance des Palestiniens, même s’il n’aurait pas été possible de créer un Etat juif sans leur causer du mal.

Mais il n’existe aucune raison, aucune justification, pour la brutalité dont font preuve, jour après jour, les colons de Hebron à l’égard de leurs voisins arabes.

L’installation de Juifs à l’intérieur de Hebron est le péché originel. Aujourd’hui, ils ajoutent l’insulte au mal. Et nous, les citoyens juifs de l’Etat d’Israël, nous nous contentons de faire : “tss tss tss.”

Nous oublions que ce harcèlement des voisins palestiniens à Hebron ne se produit pas seulement quand nous le voyons à la télévision, mais jour après jour, tous les jours de l’année (sauf le jour de Kippour). Je dois à la vérité de dire que moi aussi, je ne m’exprime qu’occasionnellement, et que je m’en sors par un article comme celui-ci. Pire encore : je me suis tu aussi lorsque j’étais ministre de la justice. Nous avons laissé la tâche de la protestation à l’extrême gauche, qui par ailleurs provoque chez nous un dégoût bien mérité tous les autres jours de l’année.

Nous connaissons l’excuse : “Nous ne savions pas”. Alors maintenant, pour mémoire : nous savons.

Nous ne pourrons jamais nous pardonner, ni nos enfants, si nous n’envoyons pas notre armée et notre police mettre fin à la barbarie juive à Hebron.

Vous noterez que les Kouchner, Adler, Glucksman, toujours si prompts à hurler contre la “menace nucléaire” de la “dictature iranienne”, sont singulièrement silencieux quand Sarkozy refile un réacteur nucléaire à Khaddafi. Ah, c’est complexe la realpolitik ! Pourtant mon fils de six ans et demi a déjà tout compris à la géopolitique néo-con :  “Si Djorjbouche il dit qu’il est gentil, alors il est gentil, mais si Djorjbouche dit que c’est un méchant, alors on lui fait la guerre”.

Graves accusation de torture contre la Lybie :
“SOUVENT JE ME DISAIS QU’IL VALAIT MIEUX ME LAISSER MOURIR”
[Der Spiegel - 29 juillet 2007 - Trad. Grégoire Seither - IES News Service]
Suspendues à des cordes, torturées à l’électricité, privées de sommeil à répétition, frappées… les infirmières bulgares et le médecin d’origine palestinienne libérés après 8 ans de prison en Lybie, racontent en détail les graves tortures qu’ils ont subi lors de leur emprisonnement.  Pour Snechana Dimitrowa, “La douleur était telle, que souvent je me disais qu’il valait mieux me laisser mourir pour en finir”

http://www.spiegel.de/politik/ausland/0,1518,497049,00.html

 

Les Anarchistes Contre le Mur, opposants israéliens à la politique coloniale de leur pays, sont actuellement parmi les militants les plus déterminés et les plus actifs contre l’occupation et le Mur, malgré leur faible nombre. Ils lancent un appel à l’aide en raison des énormes frais de justice auxquels ils sont confrontés. Nous espérons qu’il sera entendu.

 

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[Cette interview est trop longue pour que je le traduise dans l'immédiat, mais si vous lisez l'anglais, l'interview de Roger Morris, véteran du Conseil de Sécurité Nationale, opposant à la guerre au Vietnam, sur les affaires louches du Clan Clinton (et notamment l'affaire de Mena) est très intéressante ]

[From a long interview with Roger Morris. Morris is a former foreign service officer and has also served on Presidents Lyndon Johnson’s and Richard Nixon’s National Security Council senior staff. He resigned, however, over the invasion of Cambodia. Roger Morris is now a fellow at the Green Institute, a lecturer, and the author of several books]

SUZAN MAZUR, SCOOP, NZ - You suggest in your book, Partners in Power, based on what you describe as “a numbing accumulation” of evidence following numerous trips to Arkansas,100 interviews and the review of thousands of documents – that Bill and Hillary Clinton, as Governor and First Lady of Arkansas, knew about the ongoing CIA drugs and gun running by CIA asset Barry Seal, et al., out of Mena’s Intermountain Regional Airport in the Ouachitas in the 1980s. The operation armed the Nicaraguan Contras and delivered $3 billion to $5 billion worth of cocaine for distribution throughout the American homeland – as you note, “the single largest cocaine smuggling operation in US history”. . .

Roger Morris: I don’t know about Manchurian Candidate, I just think that the Clintons are the quintessential compromised American politicians. That’s a tragedy as well as an outrage. These are two people who were young people of promise, and I think for all we know about them, of some initial idealism and some purpose and goals beyond their own ambition, although that ambition was outsized in both cases. We don’t know, of course, how much of the detail they were aware of regarding Mena, but I’m convinced they were both aware of what was essentially going on there.

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En Octobre 2006, la chaîne de télévision Al-Arabiya avait diffusé une vidéo qu’elle prétendait avoir reçue de la part de l’organisation “Al Qaïda en Irak”. Sur cette vidéo, un individu masqué se présentait comme étant Abu Omar al-Quraischi al-Hussaini al-Baghdadi, “Commandeur des Croyants” et dirigeant de “l’Etat Islamique Irakien”, récemment instauré par Al-Qaïda avec la bénédiction d’Ousama Ben Laden lui-même. Il appelait tous les Djihadistes à s’unir derrière lui pour faire la chasse aux impies, aux croisés et aux juifs.

Le communiqué vidéo avait été amplement repris par les agences de presse occidentales - notamment aux Etats-unis, trop contentes d’y voir l’illustration de ce que l’Administration Bush répétait à longueur de journée : Al-Qaïda est bien implanté en Irak, la guerre contre le terrorisme a toute sa justification à Bagdad, parler de retrait des troupes US est impensable…

Ce ne fut pas la dernière apparition d’Abu Omar - régulièrement des communiqués étaient fournis aux agences de presse occidentales, tous plus alarmants les uns que les autres. Juste avant Noël 2006 il déclarait ainsi que ses “ingénieurs” avaient mis au point la fabrication d’un missile de moyenne portée, nommé “al-Qaida 1″ - missile que nul ne vit jamais voler.

En Février 2007 il annonça avoir crée un gouvernement islamique en Irak, y compris un ministre de la pèche. Tous les membres de ce gouvernement fantôme étaient totalement inconnus, à l’exception de Abu Hamsa al-Muhadschir alias Abu Ajjub al-Masri, qui s’était préalablement autoproclamé “commandeur d’Al-Qaïda à Bagdad”.

Dans la foulée le nouveau “gouvernement islamiste irakien” déclarait la guerre à l’Iran, appellant les “vrais croyants” (Sunnites) à s’unir contre les impies chiites. A cette occasion le “commandeur” Abu Omar avait d’ailleurs ajouté “al-Quraishi” à son nom, afin de faire croire à une filiation avec la lignée des Quraishi, la famille du prophète Mahommet, pedigree cher aux yeux de la communauté Sunnite.

Mis à part la presse occidentale, personne en Irak ne prêtait vraiment attention à ces déclarations. Et à raison : il s’avère en fait que Abu Omar al-Baghdadi n’existe pas. Les vidéos sont fausses, tournées par un acteur irakien.

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