[Haa'retz - Avi Issacharoff - Trad. : Gérard pour La Paix Maintenant]
Selon un rapport de la Banque mondiale, Israël, en limitant la liberté de circulation et l’accès à certaines parties de la Cisjordanie, empêche toute chance pour l’économie palestinienne de sortir de la crise. Ce rapport, particulièrement critique, affirme également que les restrictions imposées aux Palestiniens leur interdisent l’accès à environ 50% de la Cisjordanie.
“Actuellement, la liberté de circulation des Palestiniens en Cisjordanie est l’exception et non la règle, contrairement aux engagements pris dans le cadre d’un certain nombre d’accords entre le gouvernement israélien et l’Autorité palestinienne”, établit le rapport.
David Craig, directeur de la Banque mondiale pour la Cisjordanie et la bande de Gaza, dit que la politique de restrictions d’Israël en Cisjordanie “y augmente les coûts de l’activité économique, et crée un niveau élevé d’incertitude et d’inefficacité qui rend la conduite normale des affaires excessivement difficile et coince la croissance et l’investissement, nécessaires à la reprise de l’économie.”
Les auteurs de ce rapport expliquent que la politique des bouclages en Cisjordanie s’effectue par une série de mesures et de décrets, ainsi que par la création d’obstacles physiques, qui contribuent à l’éclatement de ce territoire en cantons, de plus en plus petits et déconnectés les uns des autres.
Le rapport note que le nombre d’obstacles physiques (check points, barrages routiers, portails) continue à augmenter. Si l’on en croit les chiffres fournis par l’Office des Nations unies pour les Affaires humanitaires dans les territoires occupés (OCHA), le nombre de ces obstacles se montait en mars dernier à 546, soit 44% de plus que lors de la signature de l’accord sur la circulation et l’accessibilité, en novembre 2005. (…)