avril 2007


VOUS ETES DEPRIME PARCEQUE SARKO VA ETRE ELU ? REGARDEZ CA….

Je ne sais pas ce qu’ils fumaient dans les années 1970 (1979 pour ête exact) mais c’était de la bonne…
Moi ca me fout la pèche… ho, ho ,ho !!!!

[Vincent Geisser - Oumma.com - lundi 30 avril 2007]
Décorés aux couleurs Bleu-Blanc-Rouge — sachant que cette dernière a parfois tendance à virer au brun — Nicolas Sarkozy squatte toujours le premier rang, décrochant régulièrement des bons points en matière d’idéologie sécuritaire et de xénophobie latente, disciplines dans lesquelles il excelle particulièrement. Au risque d’être pris en flagrant délit de copiage, sa copie présidentielle révèle une maîtrise parfaite de l’art de lepéniser le discours républicain ; “faire du Le Pen sans Le Pen (…)

Au soir du premier tour de la présidentielle, déçu par son score de 10 %, Jean-Marie Le Pen s’est essayé à un diagnostic de la scène politique française, dont il faut bien reconnaître qu’il comporte une part de vérité. Il a ainsi déclaré : « De surcroît, nous [le FN] avons gagné la bataille des idées : la nation et le patriotisme, l’immigration et l’insécurité ont été mis au coeur de cette campagne par mes adversaires, qui, hier encore, écartaient ces notions avec une moue dégoûtée ».

Les candidats à l’élection présidentielle nous avaient pourtant promis une campagne “sereine” qui tienne compte des “véritables” attentes et préoccupations des Français et qui refuse délibérément de verser dans la démagogie. Il est vrai que, le “choc du 21 avril” 2002 est passé par là, laissant espérer une certaine “conscientisation républicaine” des états-majors partisans et des leaders politiques, dans le sens d’une renonciation aux fantasmes xénophobes et sécuritaires qui, comme on le sait, font objectivement le jeu de l’extrême droite.

On pouvait toujours rêver.

http://oumma.com/spip.php?article2420

Pourquoi c’est un motard en tenue et pourquoi “une lettre à en-tête du ministère de l’Intérieur” ? Cela fait un mois que Sarko n’est plus ministre et n’a plus aucune fonction gouvernementale. Il n’a pas les moyens de se payer un Chronopost ? Le mélange des genres, c’est une spécialité chez lui.

Sarkozy s’est plaint à Plantu de ses caricatures
[Le Monde 28.04.07 ]
Nicolas Sarkozy, candidat UMP à l’élection présidentielle, s’est plaint auprès de Plantu de la façon dont le caricaturiste du Monde le dessinait, rapporte le quotidien dans son édition du week-end.

M. Sarkozy regrettait notamment le fait d’avoir une petite mouche dessinée au-dessus de sa tête, un élément qui agrémente également les représentations par Plantu du leader du FN Jean-Marie Le Pen.
Un motard en tenue avait remis une lettre à en-tête du ministère de l’Intérieur à Plantu, indique la médiatrice du Monde Véronique Maurus, sans préciser la date à laquelle cela s’était passé.

Dans la lettre, Nicolas Sarkozy écrivait: “je n’ai pas manqué de remarquer un détail qui agrémente ma présence sur votre dessin (…): une mouche (….). Je sais qu’elles accompagnent généralement les représentations de Jean-Marie Le Pen (…). J’ignore sincèrement ce qui me vaut un tel traitement, tant je considère avoir, tout au long de ma vie politique, combattu les idées de l’extrême droite: le racisme, l’intolérance, l’antisémitisme”… Il proposait un entretien pour dissiper “le malentendu”. Le lendemain, Plantu a dessiné trois mouches.

La médiatrice du Monde poursuit en racontant que depuis, Nicolas Sarkozy s’est plaint auprès de la direction du journal d’avoir été croqué “en roquet” (selon ses termes) puis d’avoir été affublé d’un brassard “I.N”, pour “identité nationale”. Pendant la campagne présidentielle, M. Sarkozy a proposé de créer un ministère de l’immigration et de l’identité nationale.
Sollicité par l’AFP, un membre de l’entourage de Nicolas Sarkozy a indiqué ne pas être au courant de cette démarche.
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-30699111@7-58,0.html

Sarkozy l’américain…

Bon, ça vole pas haut… mais c’est rigolo !

L’autre conspiration du 11 septembre…

En Europe le film “September Dawn” fera probablement des ronds dans l’eau, mais aux Etats-unis où l’Eglise des Mormons est puissante et riche, cela risque de faire du bruit. Le film accuse Brigham Young, le fondateur de l’Eglise, d’avoir fait massacrer - le 11 septembre (tiens, tiens) 1857 - 120 colons (femmes et enfants inclus) à Mountain Meadows, dans l’Utah, parce que ceux ci traversaient sans autorisation un territoire sous la coupe de sa  théocratie fondamentaliste.

Au delà de l’attaque contre cette religion en particulier, le film vise surtout les fondamentalistes de tout poil, prétendant parler au nom de Dieu. Aux USA comme chez les Talibans, ce n’est jamais innocent de faire ce genre de critique…

Communication politique aux USA - waouh !

C’est un sport national (et un peu facile) de taper sur “Billary” Clinton… mais là, l’équipe de Barrack Obama frappe fort !

Heavy Metal Baghdad

Excellent reportage par les journalistes indépendants de VICE, partis en Irak à la recherche d’un groupe hard rock irakien à Bagdad. Contrairement aux journalistes qui ne sortent jamais de leur hôtel, les deux journalistes se baladent vraiment dans Bagdad. La séquence au “Hotel Palestine” totalement désert, est hallucinante… et en dit long sur cette guerre.

Quand John McCain dit que la situation s’améliore dans les rues de Bagdad, les gars comme Eddy Moretti et Suroosh Alvi se demandent si McCain a vu la même ville qu’eux…

Un super documentaire, en 5 parties, à voir sur You Tube

Esther Benbassa, « La souffrance comme identité »
[Ian Hamel - Oumma.com- 26/04/2007]
A l’ère de la pensée mâchée et des livres griffonnés en quelques semaines, le dernier essai d’Esther Benbassa, « La souffrance comme identité » (*), arrive comme une bouffée d’air pur. Ainsi, il y aurait encore des intellectuels en France ! Mieux, des intellectuels courageux. Car cette enquête aussi brillante qu’audacieuse va faire grincer des milliers de mâchoires. Dans sa conclusion, intitulée « Le droit à l’oubli », Esther Benbassa, titulaire d’une chaire d’histoire du judaïsme moderne, écrit que l’extermination des Juifs n’est devenue “Holocauste“ que dans les années 1970 », ajoutant « Dans le même temps, on assistait à son idéologisation et à sa récupération à des fins politiques par un Israël désireux de justifier ses nouvelles frontières après la guerre des Six-Jours, et surtout après l’arrivée du Likoud au pouvoir en 1977. »

Esther Benbassa, Prix Françoise Seligmann contre le racisme, l’injustice et l’intolérance, prend le risque de démonter le processus historique qui a conduit à faire de la souffrance le ciment de l’identité juive. Le problème, c’est que confronter à un ouvrage aussi dense que « La souffrance comme identité », le journaliste peine à en faire un compte-rendu exhaustif. J’ai donc fait le choix de n’aborder qu’une fraction de chapitre, celui consacré à la condition des Juifs au Moyen Age. Ne les a-t-on pas systématiquement décrits comme passifs, persécutés, conduits comme des moutons à l’abattoir, et subissant une chaîne ininterrompue de souffrances ? La directrice d’études à l’Ecole pratique des hautes études, ne décrit pas, bien évidemment, une vallée de miel et des ciels sans nuages. Esther Benbassa ne nie nullement les « ghettos », les conversions forcées, les massacres. (…)
http://www.oumma.com/spip.php?article2417

Ca se passe de commentaires….

Charb - tas de cons !

Navrant ! Le Pen n’a même plus  besoin de gagner quelque élection que ce soit… Il est déjà dans nos têtes ! Et l’intelligentsia juive de France se positionne en première place dans la chasse au bouc émissaire…. après Bernard Henri-Levy, Alain Finkielkraut, Roger Cukierman, David Bensimon… voici maintenant Jean-François Khan qui nous explique que tout est de la faute des “noirs et des arabes” qui envahissent les petits villages des “blancs catholiques”….

JF Khan se lache en off

Quand Jean-François Khan pense que la caméra est éteinte, il se lache sur le immigrés

http://www.dailymotion.com/video/x4xut_j-f-kahn-parle-dimmigration-en-off

DES CAS D’ANTISÉMITISME DANS L’ARMÉE ISRAÉLIENNE
[Le Figaro 22 avril 2007]
Un jeune Israélien d’origine française vient de porter plainte pour une série d’agressions à caractère antisémite survenues durant son service militaire sur une base de Tsahal. Cet appelé, qui a immigré en Israël pour échapper à l’antisémitisme en France, s’est retrouvé confronté à un groupe de nouveaux immigrants russes néonazis durant son entraînement.

Son cas, révélé hier par le quotidien Maariv, n’est pas isolé en Israël, qui se veut pourtant un refuge pour les Juifs persécutés à travers le monde. Ces dernières années, des croix gammées et des inscriptions antisémites ont été retrouvées sur des murs d’écoles et de synagogues en Israël.

Les faits se sont produits aux mois d’août et septembre derniers. Selon l’avocat de la victime, qui tient à conserver l’anonymat, les appelés d’origine russe ont dessiné des svastikas et effectué des saluts hitlériens en hurlant Heil Hitler devant lui. « Ils l’ont aussi traité de zhid (un mot russe injurieux pour les Juifs) et l’ont frappé, explique au Figaro son avocat, maître Eli Saban. Mon client s’est présenté à son service militaire en pleine santé et a subi un choc émotionnel important. Résultat de ce stress : il est maintenant diabétique et doit subir des injections d’insuline. »

Âgé de 19 ans, le plaignant a été démobilisé il y a deux mois, après seulement six mois de service militaire au lieu des trois ans obligatoires. Les faits sont survenus dans un camp d’entraînement spécial réservé aux nouveaux immigrés, où les exercices militaires sont accompagnés de cours de langue intensifs.

Dans sa plainte, le jeune homme écrit que « ces comportements ont fait ressurgir le sentiment de terreur qui m’accompagnait en tant que Juif lorsque je vivais en France. Cela me rappelle l’antisémitisme que j’ai laissé derrière moi et auquel je ne pensais pas être confronté dans l’État juif en général et au sein de Tsahal en particulier ». « Plusieurs centaines de néonazis »

L’incident antisémite le plus sérieux de ces dernières années en Israël s’est produit en mai 2005 lorsque la grande synagogue de Petah Tikva a été vandalisée et recouverte de croix gammées et de slogans antisémites. Un peu plus tard, un militaire a été condamné pour avoir créé le premier site Internet néonazi en Israël, comprenant des liens vers le livre Mein Kampf d’Adolf Hitler. Le site, « L’union des Israéliens blancs », affirmait représenter une communauté de « gens qui sont fiers d’eux et sont malades de vivre parmi des bâtards ».

La grande majorité de ces incidents sont perpétrés par des immigrants en provenance de l’ex-URSS, arrivés en Israël dans les années 1990, estime Zalman Gilichenski, responsable du centre Dmir, qui assiste les victimes d’actes antisémites en Israël. Sur près de 1,2 million d’immigrants venus des républiques de l’ex-URSS depuis le début des années 1990, plus de 300 000 n’étaient pas juifs, selon les chiffres du ministère israélien de l’Intégration. « Ces gens, qui ne se considèrent pas juifs, colportent les préjugés entendus dans les anciennes républiques d’Union soviétique, où l’antisémitisme est particulièrement virulent », explique-t-il.

Environ 500 incidents antisémites se produisent chaque année en Israël, selon les estimations de Zalman Gilichenski. D’après lui, il y aurait « plusieurs dizaines d’antisémites dans presque toutes les villes israéliennes. En tout, il y a plusieurs centaines de néonazis en Israël ».

Gilichenski affirme que les autorités israéliennes, promptes à dénoncer l’antisémitisme à travers le monde, sont embarrassées par ce problème qu’elles ignorent volontairement. « Israël veut ainsi protéger son image de refuge contre l’antisémitisme et les néonazis, affirme-t-il. Les autorités ne veulent pas mettre sur la place publique le moindre incident qui pourrait nuire à cette image. »
http://www.lefigaro.fr/international/20070422.FIG000000393_des_cas_d_antisemitisme_dans_l_armee_israelienne.html

Ceci est d’autant plus surprenant que bon nombre de grandes plumes de l’intelligentsia juive anglaise se sont ralliés à cet appel. Les choses commenceraient-elles à bouger, 60 ans après l’idéologie meurtrière du sionisme, dernier vestige du XXè siécle colonial ?

LE SYNDICAT DES JOURNALISTES BRITANNIQUES  APPELLE AU BOYCOTT DES PRODUITS ISRAÉLIENS
[AFP - 21:04/2007]
Le Syndicat National des Journalistes de Grande-Bretagne (National Union of Journalists) vient de voter une motion en faveur du boycott des produits israéliens, à l’occasion de sa réunion annuelle à Birmingham, rapporte le quotidien The Guardian.

A 66 voix contre 54, les représentants des médias britanniques ont estimé que la “l’attaque barbare et planifiée du Liban Sud” l’été dernier ainsi que “le massacre des civils palestiniens dans la Bande de Gaza” devaient être sanctionnés par les syyndicats et par leur gouvernement, comme l’avait été l’Afrique du Sud de l’apartheid.

Réunis vendredi dernier, ils ont voté majoritairement pour le “boycott des produits en provenance d’Israël” et pour des “sanctions à l’encontre d’Israël par le gouvernement britannique.”

La motion a été présentée par la section des journalistes du South Yorkshire. L’Union nationale a demandé “la fin de l’agression Israélienne à Gaza et dans l’ensemble des territoires occupés”.

Le bureau du syndicat des journalistes britanniques a été par ailleurs mandaté pour soutenir les actions d’organisations telles que Palestinian Solidarity Campaign, Jews for Justice in Palestine, et le Council for the Advancement of Arab-British Understanding.

Au début on se dit “Oui, mais moi je n’ai rien à me reprocher…”
Et puis une fois qu’on est pris dans la toile de Kafka, on se rend compte
que ce n’est pas simple que cela, d’en sortir. C’est ainsi que naissent les dictatures…

La spirale infernale des “listes noires” américaines
[Le Monde 29.03.07]
“Je ne suis pas le fils de Saddam Hussein, je n’ai aucun lien avec lui !” Tom Kubbany, qui est né et a grandi dans le Michigan, aux Etats-Unis,  a un seul tort : son deuxième prénom, Hassan, est l’un des alias connu d’Ali Saddam Hussein, le troisième fils supposé de Saddam Hussein (son existence reste sujette à caution). Kubbany est né en 1949, la naissance d’Hassan remontant, elle, à 1980 ou 1983 (selon les sources), il ne s’en est pas moins vu refuser un prêt bancaire, rapporte CBS5, l’antenne californienne du réseau CBS.

Dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001, George W. Bush a considérablement étendu le recours aux “listes noires” de personnes soupçonnées d’être, directement ou indirectement, liées à divers mouvements terroristes ou cartels de narco-trafiquants.

L’identité des personnes qui, aux Etats-Unis, veulent acheter ou louer une voiture, une maison, ou encore obtenir un prêt bancaire, est ainsi systématiquement comparée à la liste noire de l’Office of Foreign Asset Control (OFAC), qui court sur 266 pages, et recense 6 000 groupes et individus. Les entreprises qui s’y refuseraient encourent une peine de 30 ans de prison et une amende de 10 millions de dollars. Les erreurs et problèmes du type de ceux rencontrés par Tom Kubbany sont légion, d’autant que le nombre de bases de données et listes noires de personnes “suspectées” de lien avec le terrorisme international ne fait qu’augmenter. La base de données TIDE (pour “Terrorist Identities Datamart Environment”) recensait 100 000 “terroristes potentiels” en 2003. Aujourd’hui, ils sont 435 000, dont 5 % d’Américains, rapporte le Washington Post.

Un des responsables du TIDE reconnaît qu’une bonne partie des informations sont “fragmentaires”, voire tout simplement “fausses”, parce qu’il est impossible d’avoir des informations fiables sur les 6 milliards d’habitants de la planète : “si quelqu’un a une meilleure idée, je suis tout ouïe”.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-889605@51-885155,0.html

1er Irakien : Un tireur fou vient d’assassiner 32 personnes sur un campus aux Etats-Unis
2è Irakien : Seulement 32 ? Je vais tout de suite demander un visa pour aller vivre aux Etats-Unis !
3è Irakien : Tu dois te tromper ! C’est sûrement 320 personnes qui ont été tuées !
4è Irakien : Qu’est ce que cela doit être bien de pouvoir vivre dans pays aussi sûr !

Tom Rall cartoon on Virginia-Tech shooting

Cet enregistrement c’est de la bombe !!!! Et Rachida Dati qui ne dit rien devant de pareils propos racistes ! Quand on vous fait miroiter un maroquin ministériel, on oublie tout ses principes, n’est-ce pas Rachida ? Bienvene au club des lèche-boules de la République…

VIDÉO: SARKOZY EN OFF… la vidéo est archivée sur libertes-internets pour éviter que DailyMotion censure une nouvelle fois un truc qui déplaît à leur copain…. (Fichier QuickTime - 6,9 Mo)
Video Sarkozy par lui mêmeEnregistrement de Nicolas Sarkozy avec Rachida Dati à Place Bauveau en février 2007, juste après que le Ministre de l’Interieur ne se soit pas déplacé comme prévu en banlieue  et à laquelle étaient conviées des associations du 92. Les médias officiels n’étaient pas conviés.

La vidéo a été filmée pour une web tv sur la culture urbaine qui vas se lancer très prochainement: Icetreamtv. Cette chaine appartient à l’association Grignywood du quartier de la Grande Borne.

Elle provient d’un montage fait à partir d’environ 30mn de rush. Le montage a été fait pour éviter les longueurs mais en aucun cas de manière à faire dire à Sarkozy le contraire de ce qu’il a dit lors de cette réunion. Le plan est fixe afin de protéger l’identité des membres des autres associations présentes qui n’étaient pas au courant que la caméra tournait.

Devant le refus des chaines de tv de diffuser le document qui a pourtant un intéret, nous avons décidé de le faire passer sur internet.

http://www.libertes-internets.net/archives/films/sarkozy_par_lui_meme.mov

Pour les économistes Bruno et Véronique Jerôme, les résultats du 22 avril s’expliquent d’abord en fonction des préférences pour les programmes économiques. Un critère qui restera déterminant au second tour.

Au second tour, les Français choisiront entre Adam Smith et John Maynard Keynes
[ElectionSCope-  Bruno & Véronique Jérôme - 23 avril 2007]
A l’issue de ce premier tour de l’élection présidentielle l’ordre d’arrivée des candidats nous semble devoir s’interpréter – au-delà des préférences idéologiques ou politiques - comme la marque de préférences économiques, comme le choix des français pour des programmes économiques spécifiques.

Si les français se sont massivement exprimés, alors qu’on les a souvent dits peu intéressés par la politique c’est peut-être parce qu’ils ont senti au travers des engagements programmatiques des candidats comme le signe d’une urgence à agir dans les domaines prioritaires de l’économie et du social.

Le retour à une certaine bipolarisation politique n’est donc pas sans lien avec des choix économiques eux aussi “polarisés”. Les deux candidats qui sont désormais en lice pour le second tour – Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal- ont affiché tout au long du premier tour des projets qui, s’ils visent le plus souvent des objectifs convergents, car incontournables en période de crise, s’opposent sur les moyens à mettre en œuvre pour les atteindre.

Prenons l’exemple de la lutte contre le chômage, c’est un impératif pour les deux candidats et il semblerait que –comme nos modèles politico-économiques l’avaient déjà souligné lors de la dernière présidentielle – cela constitue aussi un des motifs déterminants du vote.

Si l’on se réfère aux professions de foi des candidats, on observe que chez Nicolas Sarkozy l’approche est plutôt en termes de politique de l’offre : il promet de réduire la fiscalité qui pèse sur les entreprises et le travail, tandis que pour Ségolène Royal le programme emprunte aux politiques keynésiennes utilisant la dépense publique pour un soutien aux PME qui créent des emplois.

Ajoutons que ces deux candidats se sont engagés sur des objectifs, annonçant par exemple le plein emploi dans 5 ans pour Nicolas Sarkozy, ou la création de 500.000 emplois tremplins pour Ségolène Royal.

François Bayrou, en dépit d’un score “honorable” (comparé aux résultats de 2002) est arrivé troisième, et peut-être a–t-il trop parlé des instruments de politique économique (martelant à chacune de ses interventions le caractère écrasant de la dette) au détriment des objectifs. De surcroît, sa volonté de réconcilier les français avec l’Europe a pu paraître décalée ou a pu heurter la France du non.

Enfin, le quatrième candidat subit un véritable échec si l’on compare son score avec celui de 2002 puisque Jean-Marie Le Pen perd deux places. En mettant dans sa profession de foi la défense de la sécurité comme priorité, il s’est inscrit dans un créneau, qui contrairement à 2002, n’a pas fait recette, prouvant si besoin était, que les français ont d’abord voté pour des objectifs économiques.

D’ici au deuxième tour de la présidentielle, ce ne sont pas seulement deux camps politiques qui vont débattre face aux français, c’est aussi deux conceptions de l’économie qui vont s’opposer, à savoir les tenants de l’économie politique dans la tradition d’Adam Smith (liberté économique et Etat protecteur) d’une part et les tenants de l’économie keynésienne de la demande (intervention de l’Etat dans l’économie) d’autre part.
http://www.electionscope.fr

Martine Billard, interpellée sur la mesure prise par l’Assemblée Nationale d’octroyer aux députes non-reélus pendant 60 mois leur indemnité mensuelle nette, soit  5178 euros, apporte ici un éclairage intéressant. Tout ce débat montre clairement l’importance de créer en France, un véritable “statut de l’élu”.

De Martine Billard (Verts)

Une explication pour toutes celles et ceux qui posent des questions et qui vous interpellent pour savoir ce qu’ont voté les députés Verts.

Nous n’avons rien voté. Nous avons reçu un courrier du collège des questeurs daté du 22 mars 2007 qui explique en effet la mise en place d’un nouveau système pour les députés non réélus. Les questeurs, ce sont les 3 députés (2 UMP, 1 PS) chargés de la gestion de l’assemblée nationale, (un peu comme un conseil d’administration). Leurs décisions ne sont pas soumises au vote du reste des députés. Lorsqu’ils prennent des décisions, elles s’appliquent donc directement et nous en sommes avisés par courrier. Les députés Verts, pas plus que les autres n’ont donc voté quoi que ce soit.

En 1994, un dispositif avait été mis en place permettant aux députés sortants battus ou ne se représentant pas de bénéficier de 6 mois d’indemnités de base (soit 5400 euros brut au lieu de 6952 brut pour l’indemnité totale). Ce dispositif a été modifié en une indemnité dégressive réservée aux députés provenant du secteur privé. C’est une indemnité différentielle qui tient compte des autres revenus (notamment indemnités de mandats locaux). Elle est financée par un fonds de solidarité auquel cotisent tous les députés.

On cite toujours les avantages des fonctionnaires devenus députés qui ne retrouvent leur poste en cas de défaite, mais on oublie aussi et de la part de la droite ce n’est pas un hasard, les avantages des professions libérales.

Restent donc les salariés du privé, qui sont une infime minorité à l’assemblée (la preuve seulement 30 sur 577 ont bénéficié du dispositif précédent en 2002 et pourtant compte tenu du changement de majorité, le nombre de battus était très élevé). Par rapport aux autres catégories, ils perdent des droits à la retraite puisque contrairement aux fonctionnaires et aux professions libérales, ils ne peuvent pas continuer à cotiser à leur retraite de base de salariés et se retrouvent effectivement à rechercher du boulot en cas de non réélection en n’ayant pas le droit au chômage des Assedic ni à l’ASS (les 5 ans d’interruption d’activité salariée font tomber tous les droits). Ils se retrouvent donc aussi sans assurance maladie.

Le système nouvellement mis en place par les questeurs est-il donc scandaleux ? Oui au regard des autres chômeurs, dont la durée d’indemnisation est limitée à 2 ans.

Mais vu les risques pour les salariés du privé d’être élus si c’est dans une circonscription “peu sûre”, cela permet que quelques uns se risquent, notamment lorsqu’on ne vient pas d’un grand parti, capable de vous “recaser” à la sortie.

Mais ils auraient pu faire prévoir une indemnité plus faible et un dispositif plus court que 5 ans, ça c’est sûr !

Martine Billard, députée Verte de Paris.

[Le Soir de Belgique - samedi 14 avril 2007,  Joëlle Meskens]
Jusque-là, nous ne l’avions pas écrit. Parce qu’il demeure exceptionnel que Le Soir prenne position dans une élection, comme il l’avait fait pour soutenir John Kerry face à George Bush aux Etats-Unis.

Cette fois pourtant, on ne peut plus rester sans le dire. Oui, Nicolas Sarkozy est dangereux. Parce que le candidat de l’UMP à l’Elysée a franchi la ligne rouge. Ses propos sur le caractère inné de la pédophilie ou de la tendance suicidaire bouleversent tous les principes de l’humanisme. La société ne servirait donc à rien ? A quoi bon alors l’éducation, la famille, l’amour, l’apprentissage de la tolérance, si le seul destin décide de faire d’un homme un héros ou un monstre ? Ses propos sur l’Allemagne, prédisposée à s’abandonner au nazisme, sont tout aussi écoeurants. Et que dire de cette phrase, entendue en meeting : « La France n’a pas à rougir de son Histoire. Elle n’a pas inventé la solution finale. » Aurait-il oublié que la France a collaboré ? Que Vichy a livré des Juifs aux nazis ? Jacques Chirac a beaucoup de torts. Mais il a eu ce courage, lui, de reconnaître la responsabilité de l’Etat français pour la collaboration.

Ce virage complète chez Nicolas Sarkozy une posture résolument populiste. Combien de fois, lorsqu’il était à l’Intérieur, n’a-t-il pas accusé les juges de ne pas en faire assez, violant ouvertement la séparation des pouvoirs ? Sa mainmise sur les médias ne laisse pas d’inquiéter, elle aussi, obtenant ici le limogeage d’un directeur dérangeant, discutant là de l’embauche d’un journaliste chargé de couvrir l’UMP. Et que dire de ses déplacements de campagne ? Non seulement il ne peut plus se rendre en banlieue, là où Jean-Marie Le Pen se promène désormais, mais même dans des quartiers moins chauds comme la semaine dernière à la Croix-Rousse à Lyon, il doit reculer par crainte des manifestants.

« Prendre des voix au Front national, est-ce mal ? », interroge Nicolas Sarkozy. Non, bien sûr, au contraire. Mais à condition de ne pas séduire ses électeurs avec les mêmes mots. Au soir du premier tour, le candidat de l’UMP se félicitera peut-être d’avoir asséché le terreau électoral de Jean-Marie Le Pen. Mais à quel prix ? Celui, affolant, d’une lepénisation des esprits.
http://www.lesoir.be/actualite/edito/article_522708.shtml

Machines à voter : la confusion règne
[LEMONDE.FR | 20.04.07]
Le tribunal administratif de Versailles avait été saisi, mardi 17 avril, de plusieurs recours portant sur la conformité au Code électoral des machines à voter. Il a estimé, jeudi, que même si les machines à voter ne respectent pas le code électoral, ce n’est pas une raison suffisante pour en interdire l’utilisation.
Sa décision ne fait que rajouter à la confusion qui entoure les conditions et la transparence du vote électronique auxquels seront conviés 1,5 million de votants dans 82 villes, dimanche.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-898211@51-885010,0.html

[Editorial LE MONDE | 21.04.07 ]
C’est un texte qui porte mal son nom : loi sur la confiance dans l’économie numérique. En fait de confiance, c’est de menaces pour les libertés qu’il s’agit. Un décret d’application est en préparation qui donnera à cette loi du 21 juin 2004 sa vraie portée. Et ce projet de décret est inquiétant, comme l’ont expliqué dans Le Monde du 21 avril les membres du Groupement des éditeurs de sites en ligne (Geste).

En l’état, il oblige tous les opérateurs du secteur à conserver pendant un an les données transitant par eux, qu’ils soient éditeurs de sites Internet, opérateurs de téléphonie, fournisseurs d’accès, etc. Seraient obligatoirement archivés : les mots de passe dont se dotent les internautes ; leurs codes d’accès confidentiels ; leurs pseudonymes ; les numéros de leurs cartes bancaires ; leurs contributions à des forums ou à des blogs… En un mot, tout ce qui relève de l’intime, de la vie professionnelle ou du débat citoyen sur la Toile.

Les renseignements généraux, les services d’espionnage et de contre-espionnage auraient accès à ces données sur simple demande. Comme y auraient accès la police judiciaire et les magistrats instructeurs. Une fois recueillies, certaines données personnelles pourraient être “conservées pendant une durée maximale de trois ans” par les ministères de l’intérieur et de la défense.

Beau sujet de réflexion pour la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), qui n’a pas encore été saisie de ce projet de décret. Elle n’a pas le pouvoir de s’y opposer, mais le devoir d’énoncer les limites à ne pas franchir.

Or les limites sont franchies lorsque, dans le domaine des libertés publiques, les autorités administratives (l’Etat) se substituent aux autorités judiciaires (les juges). Les premières sont subordonnées au gouvernement. Les secondes sont indépendantes. Elles opèrent dans les limites fixées par le code de procédure pénale, lequel garantit aux citoyens qu’ils ne seront pas soupçonnés ou poursuivis abusivement. Autoriser les ministères de l’intérieur et de la défense à accéder aux données personnelles d’un internaute sans le feu vert d’un juge est donc dangereux.

La lutte contre le terrorisme et le crime en général - un impératif bien sûr - ne justifie pas de faire de la société française une société de surveillance. Les libertés publiques sont un bloc. La liberté numérique, pour nouvelle et déroutante qu’elle soit, obéit aux mêmes règles. Elle interdit de transformer les éditeurs de sites en “indics” et ceux qui les fréquentent en sujets orwelliens.

Il est encore temps, il faut l’espérer, de remettre ce projet de texte sur le métier, la fièvre électorale n’étant pas bonne conseillère. Le débat en tout cas est ouvert. Aux candidats de dire ce qu’ils en pensent, eux qui ont si peu parlé jusqu’ici d’Internet.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-899584,0.html

L’Etat veut-il tuer Internet en France ?, par Philippe Jannet
[LE MONDE | 20.04.07]
Discrètement, en marge de la campagne, le gouvernement prépare un décret qui, s’il était appliqué, tuerait l’Internet “made in France”. En effet, sous prétexte de surveiller au plus près les internautes, un décret d’application de la loi sur la confiance dans l’économie numérique du 21 juin 2004, exige que les éditeurs de sites, les hébergeurs, les opérateurs de téléphonie fixe et mobile et les fournisseurs d’accès à Internet, conservent toutes les traces des internautes et des abonnés au mobile, pour les délivrer à la police judiciaire ou à l’Etat, sur simple demande.

Au-delà du coût incroyable que cette conservation représenterait, cette mesure ne pourrait que déclencher une défiance immédiate des Français à l’égard de leur téléphone mobile ou fixe, comme à l’égard des acteurs français d’Internet, assassinant instantanément l’économie numérique française, pourtant décrite comme stratégique par nos chers candidats.

Le décret en préparation exprime le fantasme “Big Brother” : tout savoir sur tout et tous, même l’impossible. Selon ce texte, les opérateurs téléphoniques, les fournisseurs d’accès à Internet, les hébergeurs et les responsables de services en ligne (sites Web, blogs, etc.), devraient conserver pendant un an à leurs frais toutes les coordonnées et traces invisibles que laissent les utilisateurs lors d’un abonnement téléphonique ou à Internet, lors de leurs déplacements avec un téléphone allumé, lors de chaque appel ou de chaque connexion à Internet, de chaque diffusion ou consultation sur le Web d’un article, d’une photo, d’une vidéo, ou lors de chaque contribution à un blog.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-899116@51-886229,0.html

Y z’ont des bons stratèges marketing à la secte ! Product Placement, y a que ça qui marche !

Exactement 2 heures après la levée des barrières d’accès au campus de Virginia Tech, suite au massacre de lundi dernier, l’Eglise de Scientologie a débarqué en force afin de “proposer une assistance spirituelle aux étudiants traumatisés“. Portant des T-Shirts oranges, les “pasteurs bénévoles” ont érigé une tente à quelques pas du memorial érigé en souvenir des 33 victimes du tireur fou. Les étudiants se rendant au memorial sont régulièrement accostés par les “volontaires” qui leur proposent de “se ressourcer” dans la tente ou bien distribuent des dépliants de la secte.

Christie Weaver, une étudiante en maîtrise de psychologie, a alerté la presse et envoyé des photos au journal en ligne RADAR : “Ouais, ces enfoirés sont arrivés comme des vautours,” explique-t’elle, “mais je n’ai vu personne leur parler, ils sont assez faciles à repérer étant qu’ils portent un T-Shirt jaune-vif sur lequel il est écrit ‘Scientology Volunteer Minister.’ Ils sont vraiment totalement déplacés sur le campus, d’autant plus qu’ils ont vraiment un look urbain sophistiqué alors qu’ici c’est plutôt une fac rurale, dans les montagnes.”

Vendredi, après avoir passé deux jours à déambuler sur le campus, ils ont installé une tente, également jaune-vif, à 500 mètres du mémorial en mémoire des victimes. De cette manière, quand les étudiants en deuil viennent se recueillir, ils se font accoster par les scientos. C’est écoeurant, j’ai qu’une envie, qu’ils se cassent, eux et tout le cirque médiatique”

http://www.radaronline.com/exclusives/2007/04/first-photo-scientologists-invade-v-tech.php

Cengiz Candar, journaliste turc afirme que la rencontre annuelle du Groupe Bilderberg se tiendra à Istanboul (Turquie) du 31 mai au 3 juin 2007. Les lieux et dates de ces rencontres - qui rassemblent des banquiers, des industriels, des hommes politiques et des directeurs de groupes de presse - sont généralement tenus secrets - tout comme la liste des participants. On  sait toutefois que des personnalités politiques françaises comme les députés Pierre Lellouche, Nicolas Sarkozy, Dominique Strauss-Kahn, le député européen Daniel Cohn-Bendit, le Ministre Jean-François Copé, l’ex-commissaire européen Pascal Lamy, les patrons du MEDEF, de Danone, de Lafarge, d’AXA, le juge Jean-Louis Bruguière, et les journalistes Alexandre Adler (Le Figaro) et Eric Le Boucher (Le Monde) ont déjà par le passé participé à ces rencontres.

Dans l’enquête du journaliste indépendant Bruno Fay, les participants avoués nient toute volonté conspirationiste et rejettent les accusations de personnes comme Daniel Estulin, dont l’ouvrage accusant Bilderberg de tous les maux (y compris des meurtres rituels et la manipulation mentale) s’est vendu à des centaines de milliers d’exemplaires..

Nicolas Beytout, directeur du Figaro, a également accepté de dire quelques mots : « J’ai fait trois Bilderberg mais on ne demande pas à participer, on est invité par le comité de direction. (…) Nous sommes installés par ordre alphabétique, il n’y a absolument aucun protocole ni décorum. Des sessions thématiques sont annoncées à l’avance avec deux ou trois orateurs qui font un exposé avant d’ouvrir le débat avec la salle. » La confidentialité ? « Un gage très grand de sincérité qui permet aux participants de dire vraiment ce qu’ils pensent. » Nicolas Beytout ne veut pas en dire beaucoup plus, « puisque c’est la règle de base », mais concède avoir assisté à des débats passionnants comme cette fois « où les patron de Shell et de BP ont débattu des réserves pétrolières et du développement durable… »  Michel Bon, l’ancien PDG de France Telecom, a lui aussi été invité à deux reprises : « Ce n’est en rien une institution, ni un lieu de pouvoir quelconque. » La théorie du gouvernement mondial occulte est pour lui « un vieux fantasme : les jésuites, les francs-maçons, les inspecteurs des finances… comme ce serait simple ! » Thierry de Montbrial, directeur de l’Institut Français des Relations Internationales et membre du comité directeur du Bilderberg depuis presque 30 ans, préfère parler de club : « Si un élu n’avait pas le droit de parler à huis clos avec des gens compétents et informés, le monde se porterait mal ! Par exemple, j’ai invité Jospin en 1997 juste quelques mois avant qu’il ne devienne premier ministre… »

Le nom de Jacques Chirac est étroitement associé à “l’affaire Boulin”, comme le rappelait Serge Garde en 2002. Ce n’est pas innocent que soudain l’affaire reparte au moment où Chirac passe la main.
Ce n’est pas la première fois que les barbouzes gaulistes éliminent des opposants politiques.
Et Jacques Chirac n’a jamais eu d’états d’âme quand il s’agit de faire taire ceux qui ont des dossiers et risquent de parler. En 1999, l’ancienne trésorière du RPR parlait déjà du “climat de peur et d’omerta qui règne dans la famille gauliste”…

>>L’assassinat de Robert Boulin : Preuves et anomalies
[Serge Garde - l'Humanité - 7 novembre 2002]
Le 15 décembre 1987, l’Humanité apportait la démonstration médico-légale que le suicide solitaire de Robert Boulin était impossible. La preuve par les lividités cadavériques. Après la mort, le sang, qui ne circule plus, traverse les tissus et se dépose, sous l’effet de la pesanteur, sur les parties du corps au contact du sol. Ces hématomes forment les lividités cadavériques, précieuses pour l’enquête puisqu’elles déterminent la position du corps au moment du décès. Elles se fixent en quelques heures. Selon le rapport d’autopsie, les lividités cadavériques ont été constatées sur le dos du ministre. Or son cadavre a été retrouvé agenouillé et penché vers l’avant. La situation des lividités est en contradiction avec la position dans laquelle le corps a été retrouvé. Le cadavre a nécessairement été manipulé. “C’est imparable “, explique Fabienne Boulin-Burgeat, la fille du ministre.

Second fait. Le procès verbal nø 850 établi par les gendarmes de Montfort-Lamaury précise que ” le corps de monsieur Boulin ” est retrouvé dans l’étang du Rompu, en forêt de Rambouillet, ” à cinq mètres de la berge, à un endroit où il y a 50 cm d’eau et 40 cm de vase “. Si le ministre a parcouru ces cinq mètres dans l’eau et la vase avant de s’écrouler, comment expliquer que le bas de son pantalon et ses mocassins n’aient pas été souillés par la fange, comme l’attestent les photos prises au moment où son corps est sorti de l’eau ? Invraisemblable.

Troisième élément. Les docteurs Deponge et Bailly, qui effectuent l’autopsie du ministre à l’Institut médico-légal de Paris, signalent dans leur rapport que, ” conformément aux directives de monsieur le procureur de la République “, ils n’ont pas procédé à l’autopsie du crâne. Pourquoi cette entrave judiciaire au bon déroulement de l’autopsie ? Le ministre a le visage tuméfié et une contre-autopsie pratiquée trois ans plus tard décèlera deux fractures de la face (nez et pommette droite).

Quatrième élément. Il était facile d’établir formellement la noyade, en analysant l’eau de l’étang forcément inhalée par la victime. L’analyse des poumons n’a pas été faite immédiatement. Mais, les viscères ayant été prélevés au cours de l’autopsie, elle restait possible à tout moment. Or, en 1987, les flacons contenant les poumons ont été volés dans un réfrigérateur dont le cadenas a été fracturé à l’Institut médico-légal. Cette destruction de scellés juridiques, un crime selon le Code pénal, n’a jamais été sanctionnée.

Cinquième fait. Les échantillons de sang qui auraient permis une contre-expertise à propos des barbituriques (du Valium) absorbés le ministre ont eux aussi été volés, toujours à l’Institut médico-légal de Paris.

On pourrait poursuivre l’énumération. Dans l’instruction ouverte après la mort de Robert Boulin, on dénombre plus de quarante anomalies ou invraisemblances. Le complément d’information décidé par le parquet général de Paris offre à la justice une chance de se ressaisir, après vingt-trois années d’acharnement souvent ubuesques pour accréditer le suicide.

Il restera à expliquer pourquoi Robert Boulin était devenu si gênant qu’il a été supprimé. Personne n’ignorait l’aversion réciproque que se vouaient Robert Boulin et Jacques Chirac, président du RPR. Le premier, proche de Chaban-Delmas, n’avait jamais pardonné la ” trahison ” du second lors de la présidentielle de 1974. Chirac n’avait-il pas, en se ralliant à Giscard d’Estaing, sabordé la candidature de Chaban ?

Robert Boulin, recordman de la durée ministérielle, avait refusé de participer au gouvernement chiraquien de 1974 à 1976. Il était redevenu ministre dès que Jacques Chirac avait quitté Matignon.

En 1979, au moment de sa mort, d’insistantes rumeurs le désignaient comme le successeur de Raymond Barre, premier ministre en perte de vitesse. Robert Boulin, gaulliste ” historique “, premier ministre de Giscard ? Deux ans avant la présidentielle de 1981, c’était une hypothèse que le RPR ne pouvait accepter sereinement. N’est-ce pas la raison pour laquelle des journalistes ont reçu des ” tuyaux ” sur une pseudo-affaire immobilière à Ramatuelle (Var), visant à discréditer le gêneur ?

Robert Boulin ne cache pas à ses proches qu’il se sait victime d’une cabale orchestrée par le RPR. Va-t-il se laisser détruire, lui qui, dans sa carrière ministérielle, a occupé de nombreux postes clés (le Budget, l’Économie et les Finances, la Santé, la Sécurité sociale) ? Il connaît toutes les affaires sensibles de la Ve République.

Le lundi 29 octobre 1979, à 15 h 10, il sort du coffre de son ministère un certain nombre de dossiers. Il les dépose chez lui, 32, boulevard Maillot, à Neuilly. Parmi eux, un dossier Elf. Son épouse Colette le voit sur le seuil de la porte. Il porte son index devant ses lèvres : ” Chut ! J’ai un rendez-vous, ne t’inquiète pas. ” Il repart au volant de sa Peugeot 306. Allait-il négocier avec ses ennemis intimes l’arrêt de la campagne calomnieuse qui le visait ? Le lendemain, on retrouvait son cadavre. Et les dossiers avaient disparu du domicile du ministre assassiné. Le parquet général de Paris et la police judiciaire auront-ils le courage d’aller au bout de ce mystère ?
http://www.humanite.presse.fr/journal/2002-11-07/2002-11-07-126592

[Sam Smith - Undernews - 19/04/2007 - Trad. Gregoire Seither]
A cinq voix contre quatre, la Cour Suprême des Etats Unis a porté un grave coup aux droits des femmes en votant pour le maintien d’une loi de 2003 qui interdit tout avortement après la 12è semaine, même si la santé de la mère est menacée par cette grossesse.
Cette décision “ouvre la voie aux Etats pour passer des nouvelles lois visant à décourager les femmes de recourir à l’IVG”, explique Jessica Arons, directrice du programme de santé des femmes au Center for American Progress. “Pour la première fois en 30 ans, la Cour Suprême a approuvé une loi qui ne se soucie pas de la santé des femmes et interdit au médecin de prendre une décision sur la base de son expertise médicale.”

Les juges Anthony Kennedy, John Roberts, Antonin Scalia, Clarence Thomas et Samuel Alito, ont rejeté les arguments présentés par la communauté médicale et ont rédigé une décision dont la rhétorique politique est destinée à satisfaire la base d’extrème droite du Parti Républicain. C’est une décision purement idéologique.

La Juge Suprême Ruth Bader Ginsburg, qui a voté contre cette décision, note dans son argumentaire que “la formulation même de la décision de la Cour Suprême laisse transparaître la profonde hostilité des juges vis-à-vis des droits de la femme. Tout au long du texte, les obstétriciens et gynécologistes ainsi que les chirurgiens réalisant les IVG ne sont jamais désignés par leur titre médical mais uniquement par le terme péjoratif de ‘médecins-avorteurs’. Le fétus est systématiquement désigné comme étant ‘un enfant à naître’ ou encore ‘un bébé’ tandis que l’avis clinique de médecins ayant des années de formation spécialisée derrière eux est relégué au rang de ‘préférences’ motivées par des ‘décisions de confort’.

Lisant son contre-argumentaire face à une audience silencieuse et hostile, Ginsburg a conclu que la décision de la Cour Suprême n’avait pas d’autre motivation que “d’éliminer un peu plus le droit des femmes à choisir d’avoir un enfant”.

Le vote le plus important est celui du Juge Samuel Alito, nouvellement nommé par le président Bush. Celui-ci s’était présenté comme étant non-partisan et avait juré qu’il ne ferait pas entrer la politique politicienne à la Cour Suprème. Il avait, du temps où il était simple juge au New-Jersey, bloqué une loi anti-avortement qui ne tenait pas contre de la santé de la mère. Aujourd’hui, confronté à une décision de justice clairement motivée par des considérations partisanes et ne respectant pas les droits humains, Alito a fait fi de ses déclarations passées et a validé la loi.

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