[Communiqué du Réseau Voltaire - 13/05/2008]

Depuis sa création, le Réseau Voltaire n’a cessé d’ouvrir des débats et de susciter des polémiques. Ses adversaires ont lancé des campagnes visant à l’intimider ou à le discréditer. Aujourd’hui, ils veulent le faire disparaître.

Au cours des six dernières années, le département US de la Défense a interdit aux grands médias d’évoquer notre action sous peine de suppression de leurs accréditations ; le département d’État nous a classé parmi les « principales sources de désinformation anti-américaine dans le monde » (probablement un hommage du vice à la vertu) ; des émissaires du Conseil de sécurité nationale des États-Unis nous ont présenté des offres de corruption ; une unité spécialisée de Tsahal a hacké notre site Internet ; des contrats ont été lancés contre notre président et contre certains de nos collaborateurs sud-américains. Cependant, jusqu’en mai, les autorités françaises ont garanti notre sécurité physique, notre liberté de circulation et d’expression. Il en va autrement aujourd’hui : les pressions sont plus fortes, elles s’étendent à notre entourage, et nous ne pouvons plus compter sur la bienveillance de la France.

Nos principaux collaborateurs parisiens ont non seulement été placés sur écoutes, mais ont fait l’objet de filatures permanentes pour identifier nos sources d’information. De proche en proche, cette surveillance s’est étendue à nos familles et à nos amis.

(more…)

Virez Kouchner et Rama Yade, embauchez plutot ce mec là… un peu de franchise dans ce monde hypocrite, c’est appréciable…

[Le Journal de France 4]

“Alors franchement… la liberté de culte d’une bande de zozos en toge et en tongs, qui dansent avec des baguettes dans les montages de l’Himalaya… franchement… on en à rien à foutre…”

Le sous-secrétaire aux droits de l\'homme parle du Tibet

http://www.libertes-internets.net/on_sen_fout_des_tibetains.wmv

[Tim Carr - IES News Service - 11/05/2008]

Comme tous les jours, je me suis retrouvé dans la conférence de rédaction de mon employeur “USA Today” (où je ne suis que simple fournisseur pigiste de matière première)… la principale question qui animait la discussion était : “Qu’est ce qu’on va mettre à la Une” ?

En Birmanie, le nombre de victimes dépassait déjà les 25 000, avec près d’un million de personnes sans maison ni nourriture et une junte militaire qui refusait de laisser entrer des secours étrangers.

Un rapport du Pentagone avait été publié la veille et établissait que - faute de combattants - l’Armée U.S. avait du renvoyer au front environ 43 000 soldats qui avaient pourtant été déclarés “inaptes au combat” par la médecine militaire.

En Philadelphia, six officiers de police avaient été suspendus suite à des actes de torture contre des suspects appréhendés.

En Russie, un nouveau président prenait ses fonctions.

Il y avait donc largement de quoi faire une “Une”… mais les rédacteurs en chef savent ce qui intéresse vraiment le public américain : une grande photo, sur trois colonnes, de Jenna Bush, la fille du Président George W. Bush, qui venait d’annoncer qu’elle allait se marier sous peu.

La seule raison pour laquelle USA Today n’avait pas consacré sa “Une” du week-end à un évènement aussi important était que le journal ne parait pas le weekend. Par contre le reste de la presse U.S. s’en était donné à coeur-joie, quasiment la totalité des titres “ouvrant” sur la photo du rejeton présidentiel.

C’est vrai quoi, ils nous font chier ces niakoués à habiter dans des pays où il y a des cyclones, des tremblements de terre, des guerres et des famines…. au bout d’un moment, par la seule quantité de morts, leur destin devient lassant… c’est bien plus sympa de se consacrer au futur bonheur conjugal d’une blonde qui a pour principale mérite d’être née dans la famille Bush…

[VNU Net - 13/05/2008]
Des routeurs contrefaits pourraient contenir des malwares, déclare l’agence d’investigation gouvernementale américaine.

Le Federal Bureau of Investigations (FBI) a dévoilé certains détails concernant son enquête sur du matériel Cisco acheté par le gouvernement américain mais piraté. L’opération Cisco Raider a été mise en route après que les départements gouvernementaux se soient plaints d’avoir acheté du matériel de réseau qui, bien que de marque Cisco, avaient été construits par des fabricants tiers.

Après enquête, il a été déterminé que plus de 3500 articles piratés ont été vendus au gouvernement pour une valeur de 3,5 millions de dollars. “La vente libre de matériel de réseau contrefait est un facteur de risque significatif pour la sécurité publique et doit être arrêtée”, déclare Alice S. Fisher, Procureur général adjoint au niveau fédéral.

“Il est d’une importance capitale que les administrateurs de réseaux des secteurs privé et gouvernemental fasse rapidement le nécessaire pour empêcher l’installation de matériel contrefaits dans leurs réseaux.”»…

http://www.vnunet.fr/fr/news/2008/05/14/le_fbi_se_preoccupe_de_l_equipement_reseau_cisco_qui_a_ete_pirate

[Heinz Dieterich - El Correo - Traduit de l'espagnol par Estelle et Carlos Debiasi - 20/04/2008]

Quand le Pérou et l’Équateur se sont fait face dans la Guerre du Alto Cenepa (1995) pour un morceau de terre amazonienne qui avait des réserves de pétrole, Washington a imposé les termes d’une paix que beaucoup d’ officiers qui avaient combattu dans la jungle, ont sentie comme une trahison après les succès des Forces Armées de l’Équateur (FFAA), sur le champ de bataille.

Ils comprendraient bientôt le pourquoi de la pax americana.

Washington avait décidé de changer le centre de gravité des Forces Armées vers la frontière avec la Colombie. Cela devait être l’enclume contre laquelle le marteau des Forces Armées colombiennes-étasuniennes-israéliennes allait faire voler en éclats les FARC et l’ELN. Une fois détruites les guérillas colombiennes, arriverait l’heure d’Hugo Chavez, dans une répétition de la destruction économique de la Révolution Sandiniste par le criminel de guerre, Ronald Reagan.

L’agression colombo-étasunien-israélienne avance et commence leur défaite stratégique.

Le plan élaboré par le « Commando Sud » qui considère l’Équateur comme « un petit pays, mais stratégique », a fait des progrès considérables. La livraison illégale de la base de Manta à Washington par les présidents collabos Jamil Mahuad et Gustavo Noboa, et leur principal opérateur, le vendu d’Heinz Moeller, en 1999 ; l’installation du Président le Colonel Lucio Gutiérrez celui qui -même s’il négociait par personne interposée avec les FARC dans une entreprise à Quito- a assuré la restructuration des Forces Armées, qui impliquait la liquidation politique de son noyau nationaliste et la destruction du mouvement indigène par la corruption et le clientélisme ; l’enlèvement des partisans et du négociateur des échanges humanitaires Simon Trinidad à Quito, en janvier 2004, et du « chancelier » des FARC, Rodrigo Granda, à Caracas, le 13 décembre 2004 , avec la complicité des services d’intelligence d’Équateur et du Venezuela, et sans aucune réelle protestation des gouvernements d’alors ; furent encore l’âge d’or de la CIA, du Mossad et des services espagnols qui chassaient des membres d’« ETA » et du FARC au Venezuela et en Équateur, sans que le Palais de Carondelet (Equateur) ou de Miraflores (Venezuela) prennent des mesures, pour imposer leur souveraineté nationale.

(more…)

[Le Point - 05/05/2008]

Notre opérateur stocke pendant un an nos données techniques (nom, prénom, numéro de téléphone, adresse, date, heure des appels, durée des appels et des textos, numéros de l’appelant et du destinataire, numéro de carte bancaire…). Le but est d’identifier les personnes recherchées par la police dans le cadre d’une enquête pénale.

Les textos émis ou reçus par notre mobile peuvent être transmis aux magistrats, officiers de police judiciaire et agents des douanes qui en font la demande par réquisition dans le cadre d’une enquête judiciaire.

Ecoutes judiciaires : Des écoutes judiciaires, justifiées par la répression d’infractions pénales punies d’une peine de prison supérieure à deux ans, permettent l’enregistrement des voix, la lecture des SMS et la géolocalisation des portables. En 2006, 20 000 écoutes judiciaires ont été requises. C’est le juge d’instruction, dans le cadre d’une commission rogatoire, ou le parquet, qui ordonne la mise en place d’écoutes des conversations téléphoniques.Techniquement, les opérateurs procèdent aux interceptions et transfèrent, sans y avoir accès, les contenus à l’officier de police judiciaire requérant, lequel dresse un procès-verbal qu’il met à disposition du juge.

Pour réguler le système et assurer la confidentialité du transport des données, la place Vendôme se dotera bientôt d’une “plate-forme nationale des interceptions judiciaires” (prévue pour 2009). L’objectif est de maitriser les frais de justice générés par les écoutes judiciaires, cette fonction étant assurée par la Délégation aux interceptions judiciaires placée au sein du secrétaire général du ministère de la Justice. La plate-forme servira de vecteur technique et d’authentification des réquisitions adressées par les officiers de police judiciaire aux opérateurs de communications électroniques et aux fournisseurs d’accès Internet.»…

http://www.lepoint.fr/actualites-societe/internet-et-telephone-comment-sommes-nous-traces/1597/0/240460

[Nouvel Observateur - 5/05/2008]

Un pirate informatique dit avoir été recruté par News Corp SANTA ANA, Californie (Reuters) - Un pirate informatique a déclaré mercredi sous serment qu’une filiale du groupe News Corp l’avait recruté pour mettre au point un logiciel-espion mais a nié s’en être servi pour contourner les dispositifs de sécurité d’un bouquet de télévision par satellite.

Christopher Tarnovsky témoignait dans le procès intenté contre NDS, filiale de News Corp, par le réseau DISH Network Corp. et qui pourrait déboucher sur des dommages et intérêts chiffrés en centaines de millions de dollars.

Selon les plaignants, la mission de Tarnovsky était de s’introduire dans le système informatique du réseau de télévision par satellite de DISH pour dérober les codes de sécurité et inonder le marché de cartes piratées permettant un accès gratuit aux chaines payantes du bouquet.

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/medias/20080424.REU3341/un_pirate_informatique_dit_avoir_ete_recrute_par_news_c.html

[Legalis Net - 17/04/2008]

Le régime de responsabilité des hébergeurs, prévu par la loi pour la confiance dans l’économie numérique, doit évoluer, concluent les députés Jean Dionis du Séjour et Corinne Erhel, auteurs d’un rapport d’information sur l’application de cette législation.

Bien que la LCEN n’ait que 4 ans, il faudrait déjà la moderniser pour prendre en compte l’évolution de l’internet, et notamment l’explosion du web 2.0 et les demandes des acteurs de l’internet soumis à une multiplication de procédures judiciaires. Telle n’est cependant pas l’opinion du gouvernement qui, a priori, ne serait pas partisan de toucher au statut des hébergeurs.

Par ailleurs, Charlie McCreevy, commissaire européen chargé du marché intérieur et des services, reste opposé à une réforme de la directive « commerce électronique » dont le régime de responsabilité des hébergeurs est issu. Jean Dionis du Séjour est frappé par la multiplication des contentieux, alors que selon lui la LCEN est parfaitement claire. Elle a créé un statut d’hébergeur distinct de celui d’éditeur. Le député estime donc que « cette distinction ne doit pas être vidée de son sens par des décisions de justice ».

http://www.legalis.net/breves-article.php3?id_article=2277

[Internet Actu - Jean-Marc Manach le 08/04/08]

A qui profite la traçabilité ? Du point de vue industriel, les gains sont d’abord et avant tout d’ordre logistique. Mais qu’en est-il des consommateurs, et de la confiance qu’ils accordent (ou non) aux produits qui leur sont proposés, et donc à leurs fabricants, et distributeurs ?

Le code à barres a 30 ansPeu connue du grand public, GS1 (Global Standard, “1 pour unique et universel) fédère quelque 30 000 entreprises en France (et un million dans le monde). Sa mission : accompagner “l’émergence de standards internationaux qui optimisent les échanges d’informations entre l’industrie et le commerce et simplifient la vie quotidienne des consommateurs“, et donc les codes-barres, étiquettes radiofréquence (RFiD) et autres EDI (Echange de données informatisé).

Dans une étude sur “la traçabilité perçue par les consommateurs des 5 continents” (France, Royaume-Uni, Etats-Unis, Australie, Afrique du Sud, Brésil, Chine et Russie), GS1 et l’éditeur de logiciels Trace One ont interrogé un échantillon représentatif de 4344 internautes, révélant les écarts de culture, et de perception, autour de cette notion de “traçabilité“. La différence entre aliment et médicament ? Le dosage…

Ainsi, Français, Russes et Brésiliens s’intéressent tout particulièrement à l’alimentation, et plébiscitent la traçabilité de la viande, des produits laitiers, de la mer, frais et surgelés. La traçabilité des OGM est elle aussi considérée comme prioritaire par 66% des Brésiliens, 59% des Français, 55% des Chinois, mais seulement 36% des Britanniques, et… 19% des Américains. (more…)

Glenn Spencer n’est pas un inconnu. Il avait déjà présenté aux députés du Congrés des Etats-unis une vidéo tournée dans le désert du Nouveau-Mexique et présentant des soi-disant “Tapis de prière” abandonnés dans le désert par des clandestins : sous-entendu, des  musulmans (et donc terroristes) profitent des filières d’immigration illégale pour se faufiler dans notre beau pays, il faut vite armer une milice anti-clandestins pour nous protéger.

Malheureusement pour Glenn, un examen attentif de la vidéo avait montré qu’il s’agissait en fait de couvertures et de baches plastique… et un membre de la milice de Glenn avait plus tard avoué que les “tapis de prière” exhibés devant les députés terrorisés avaient en fait été apportés par Glenn lui-même, il s’agissait de simples tapis “orientaux” achetés dans un bazar…

Aux Etats-Unis, le flicage aux frontières ouvert aux internautes
[Arnaud Devillard, 01net., le 11/04/2008]
Depuis le 25 mars, l’émission de France Inter Là-bas si j’y suis, animée par Daniel Mermet, diffuse par épisodes un long reportage sur les migrants mexicains vers les Etats-Unis. L’épisode du 4 avril était consacré à Glenn Spencer. Personnage haut en couleurs, abreuvé de théorie du complot et de paranoïa, Glenn Spencer pourrait faire sourire s’il ne déployait pas une suractivité inquiétante dans la lutte contre les clandestins (sans parler de son discours aux nets relents xénophobes).

En 2002, il fonde American Border Patrol (ABP), une organisation de volontaires qui se charge de recenser (à coup de relevés d’empreintes, d’indices sur le terrain et de surveillance sur place ou en vidéos) les passages clandestins aux frontières et d’avertir les autorités, un peu trop molles à son goût.

Mais la grande oeuvre de Glenn Spencer s’appelle VirtualVigilance.org, un projet initié en 2005 utilisant Internet et des internautes volontaires. L’ABP a installé le long de la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, dans l’Arizona, des caméras qui peuvent être actionnées par les internautes depuis chez eux, sur inscription. Il leur suffit de remplir un formulaire en ligne, sur Virtualvolunteers.net. Ensuite, pour des sessions de trente minutes, chacun peut actionner à distance l’une de ces caméras : à gauche, à droite, en haut, en bas, zoom, mise au point… Passé les trente minutes autorisées, un autre internaute prend le relais.

Le système fonctionne à partir d’une connexion à 512 kbit/s. Evidemment, il ne s’agit pas seulement de regarder. Les internautes sont invités à signaler à l’ABP les immigrations clandestines, où, quand, comment, combien de personnes. Glenn Spencer espère ainsi bâtir à terme une grande chaîne mondiale de la surveillance bénévole aux frontières, pour que vive une Amérique plus belle, plus pure, plus forte.

http://www.01net.com/editorial/377907/aux-etats-unis-le-flicage-aux-frontieres-ouvert-aux-internautes/?rss

[La Presse Canadienne -  Jim Bronskill - 10/04/2008 ]
Les Canadiens ne devraient pas craindre le partage international de renseignements biométriques comme les empreintes digitales, croit le secrétaire américain à la Sécurité intérieure, Michael Chertoff.

Selon lui, les empreintes digitales sont comme les traces de pas: elles ne sont pas vraiment privées, parce qu’on peut les trouver sur différents articles partout à travers le monde.

Le Canada travaille en collaboration avec les États-Unis, l’Australie et le Royaume-Uni à élaborer un échange systématique de données biométriques, soit des identifiants uniques comme les empreintes digitales, l’image faciale et le balayage de l’iris.

Les quatre pays ont accepté d’échanger des données afin d’améliorer les contrôles frontaliers et d’immigration d’ici 2009. Ils espèrent trouver une façon de partager ces données à l’aide de programmes électroniques de correspondance d’ici 2010.

Dans le cadre d’une rencontre internationale le mois prochain, le FBI prévoit dévoiler les détails d’un projet baptisé «Server in the Sky» (serveur aérien), qui permettrait aux quatre pays de comparer les données biométriques de personnes coupables ou soupçonnées de terrorisme.

Ce concept inquiète, puisqu’il pourrait signaler la fin des méthodes traditionnelles d’utilisation et de partage des renseignements sur la sécurité, croit Roch Tassé, de la Coalition pour la surveillance internationale des libertés civiles.

M. Chertoff a pour sa part affirmé que le partage des empreintes digitales, qui peuvent difficilement être imitées, aide à protéger la vie privée, puisqu’il permet d’empêcher le vol d’identité. Selon lui, le partage des données ne constitue pas une menace, mais plutôt la meilleure protection possible de la vie privée.

http://www2.canoe.com/techno/nouvelles/archives/2008/04/20080410-082724.html

[Noam Chomsky - Texte traduit par Manuel Colinas et révisé par Olga Flores pour Investig’Action.
Article original : "El Partido Republicano tiene una máquina de difamación altamente eficiente que pondrá a trabajar cuando sea elegido el candidato demócrata" - 04/04/2008, Rebelión]

Interview de Noam Chomsky par Angélica Lagos Camargo et Juan Camilo Maldonad. L’analyste nord-américain affirme que la Colombie et les Etats-Unis ne veulent pas permettre « l’échange des otages » et qu’avec l’assassinat de Raúl Reyes les chances de voir la libération des otages s’éloignent.

Noam Chomsky est professeur émérite au Massachusetts Institute of Technology (MIT) et il est un critique sévère de la politique des Etats-Unis.

Noam Chomsky est un des analystes les plus critiques de la politique des Etats-Unis. Auteur de plusieurs livres sur la politique des Etats-Unis dans le monde, ce professeur nord-américain se définit comme « un défenseur des causes perdues ». Depuis son bureau de l’Institut de Technologie du Massachusetts (MIT) le professeur émérite a conversé avec El Espectador et il nous explique pourquoi John McCain sera le prochain président des Etats-Unis, les raisons qui font qu’on ne peut faire aboutir l’accord humanitaire en Colombie et les craintes que font naître, à Washington, les changements que connaît l’Amérique Latine.

- En novembre prochain, George W. Bush abandonne la présidence. Quel héritage, selon vous, va-t-il nous laisser ?

Son héritage sera d’avoir détruit tout ce qu’il touche. Sur le plan international, il a créé une incroyable catastrophe en Irak et il a abîmé l’image des Etats-Unis dans le monde. En outre, sa politique intérieure, la plus néfaste depuis la Seconde Guerre Mondiale, nous a plongés dans une crise économique aux proportions gigantesques.

- Bush est-il, comme le disent de nombreux analystes, le pire président de l’histoire des Etats-Unis ?

Oui, je dirais ça.

- Quelle a été la pire de ses actions?

L’Irak, sans aucun doute. Ce pays est la plus grande tragédie de ce siècle. L’invasion a détruit ce pays ; c’est une catastrophe. Sa stratégie, qu’il défend avec tant de force, c’est de créer une série de « seigneurs de la guerre » qui contrôlent de petits territoires mais qui, dans un avenir proche, finiront par se faire la guerre les uns les autres. Bush est un désastre total qui a conduit à un énorme développement du terrorisme. (more…)

[Le Monde | 12.05.08]
Le président équatorien Rafael Correa est attendu à Paris, mardi 13 mai, où il doit être reçu par Nicolas Sarkozy et par des proches de l’otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, alors que le quotidien espagnol El Pais vient de publier des extraits de documents trouvés dans l’ordinateur de Raul Reyes, le responsable des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) tué le 1er mars, lors d’un raid de l’armée colombienne en Equateur. Selon ces documents, le Venezuela aurait fourni des armes et de l’argent aux FARC. Caracas dément.

Les documents de Raul Reyes semblent indiquer que le gouvernement équatorien entretenait des liens avec les FARC…

Je me moque de ces documents et de ce qu’en pensent les Etats-Unis, Interpol et la Colombie.

Considérez-vous que ces documents ont été manipulés ?

Les documents qui concernent l’Equateur l’ont été. A en croire les courriels “trouvés” par la Colombie, les FARC ont apporté 100 000 dollars à ma campagne électorale en 2006 et, deux ans plus tard, mon gouvernement a signé avec eux un accord politique. Croyez-vous que les FARC auraient donné de l’argent sans un accord immédiat ? S’il faut croire les guérilleros quand ils disent avoir passé un accord politique avec mon gouvernement, il faudrait aussi les croire quand ils disent que (le président colombien) Alvaro Uribe est un narcotrafiquant paramilitaire.

Pensez-vous que les Américains ont participé à l’opération colombienne contre le camp de Raul Reyes le 1er mars ?

Je suis convaincu que les Etats-Unis ont fourni les renseignements et les technologies de pointe sans lesquels l’attaque n’aurait pas été possible. Les Colombiens affirment avoir utilisé des avions brésiliens Super-Tucanos. Notre enquête indique que ces avions ne peuvent transporter les bombes qui ont été lancées.

L’Equateur peut-il contribuer à la libération d’Ingrid Betancourt ?

Nous étions sur le point de l’obtenir quand le camp de Raul Reyes a été bombardé. Je ne sais pas s’il allait tenir parole, mais il avait annoncé la libération de deux otages en mars, dont Mme Betancourt. La France le savait. Et la France sait que nous sommes prêts à poursuivre nos efforts en faveur de la libération des otages. Malheureusement, depuis la mort de Raul Reyes, tous les contacts avec la direction des FARC ont été perdus.

Vous avez évoqué la possibilité de reconnaître aux FARC le statut de belligérant…

Si les FARC, qui ont une armée organisée et qui contrôlent une partie du territoire, cessent leurs actions terroristes, s’ils cessent les prises d’otages, s’ils respectent le droit humanitaire, nous pourrons les reconnaître comme un interlocuteur afin de négocier la paix. La France a exactement la même position que l’Equateur. (Le ministre français des affaires étrangères) Bernard Kouchner me l’a confirmé (à Quito fin avril). Si c’est pour négocier la libération des otages ou, mieux encore, la paix en Colombie, l’Equateur est prêt à tout. Ne comptez jamais sur nous pour la guerre.

L’Equateur est-il soutenu par la communauté internationale ?

En Amérique latine, l’Equateur a remporté la bataille diplomatique contre la Colombie. En revanche, l’Europe a assumé une position très proche de celle des Etats-Unis. La désinformation a fait des siennes. L’Equateur, a-t-on entendu dire en Europe, est un sanctuaire des FARC parce qu’un camp guérillero y a été bombardé. A ce compte-là, la Colombie, où il y a des centaines de camps des FARC, est le plus grand sanctuaire de la guérilla ! L’Equateur n’est pas un acteur du conflit colombien, il en est une victime.

L’Equateur a toujours coopéré avec la Colombie contre les groupes illégaux. Le problème aujourd’hui, c’est que la guerre menée par le président Alvaro Uribe repousse les guérilleros vers notre frontière commune. Il est indéniable que, faute de présence de l’Etat, faute d’écoles, de routes et d’hôpitaux, une partie de la population, colombienne et équatorienne, y appuie les FARC. Pour faire contrepoids à la stratégie militariste du “Plan Colombie”, nous avons conçu le “Plan Equateur”, axé sur le développement humain de la zone frontalière.

http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/05/12/rafael-correa-les-contacts-avec-les-farc-ont-ete-perdus-depuis-la-mort-de-raul-reyes_1043743_0.html

En 1999 nous avons été traités de terroristes, obscurantistes, criminels et je ne sais quoi d’autre pour avoir arraché des cultures OGM en plein champ. Aujourd’hui il s’avère que - encore une fois - les écologistes avaient raison. Il ne peut y avoir cohabitation entre une culture prédatrice comme les OGM et une agriculture “bio” respectueuse de l’environnement.

L’OGM en plein champ, c’est la mort programmée de toute l’agriculture biologique à très court terme.

Voici un point que les thuriféraires du “progrés” et de la “science” se gardent bien de mentionner… au contraire, secrètement il les fait jubiler.

Le client est roi nous dit-on… mais pas dans le cas des OGM où les industriels nous imposent le contenu de notre assiette sans que JAMAIS nous n’ayons eu notre mot à dire. “Ferme ta gueule, ouvre la bouche, avale et fais confiance aux experts”.

[LE MONDE | 12.05.08]
Deux agriculteurs spécialisés dans la culture de maïs alimentaire biologique, Julien Veillat et son père Christian, dont l’exploitation est située à Villiers-en-Plaine, dans les Deux-Sèvres, ont déposé une plainte à la gendarmerie locale. Leur production a en effet été contaminée par des gènes de maïs transgénique, alors que les parcelles de maïs OGM les plus proches sont officiellement distantes de plus de 35 kilomètres de leurs champs…

Les OGM n’inquiétaient pas vraiment les deux agriculteurs jusqu’à ce qu’une analyse de routine, effectuée par la Coopérative régionale d’agriculture biologique (Corab), révèle une contamination de leur maïs par dissémination de maïs transgénique dans l’environnement.

Cette affaire intervient en plein examen parlementaire de la loi sur les OGM. La députée socialiste des Deux-Sèvres, Delphine Batho, l’a d’ailleurs évoquée à la tribune de l’Assemblée nationale pour dénoncer les dangers des plantes transgéniques et l’absence de garanties entourant la culture de celles-ci.

La région Poitou-Charentes, présidée par Ségolène Royal, s’est toujours montrée hostile à la culture des OGM en plein champ et soutient la plainte des deux agriculteurs. Ceux-ci ont demandé à l’Etat une indemnisation à la hauteur du préjudice qu’ils estiment avoir subi. En l’absence de réponse, ils envisagent de saisir la justice. La Corab et la région Poitou-Charentes ont annoncé leur intention de se porter partie civile.

Julien et Christian Veillat risquent de voir leur production de maïs alimentaire déclassée : avec cette contamination, plus question de bénéficier du label “bio”. Et à l’heure actuelle, aucune compagnie d’assurances ne souhaite assurer le risque de contamination par les OGM. Les deux agriculteurs veulent que leur droit à l’indemnisation soit reconnu et souhaitent que leur affaire entraîne une prise de conscience du monde agricole sur les dangers représentés par la culture des OGM en plein champ. Pour les défendre, ils ont choisi une équipe d’avocats spécialisés : le cabinet Huglo-Lepage, de l’ancien ministre de l’environnement Corinne Lepage.

Serge Morin, vice-président (Verts) de la région Poitou-Charentes, a rappelé que Mme Royal souhaitait “que l’Etat revoie ses procédures, l’arrêt des cultures OGM en plein champ, que les agriculteurs victimes soient indemnisés et que soit prise en compte la suspicion risquant d’affecter certains produits, comme le beurre d’Echiré, reconnu mondialement, la parcelle concernée étant située sur le territoire de cette commune”.
Gérard Curé

http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/05/12/dans-les-deux-sevres-du-mais-bio-contamine-a-35-kilometres-de-distance_1043757_3244.html#ens_id=1019229

[CNIL - 07/05/2008]
Nombreux sont les adolescents qui ne voient aucun problème à exposer leur vie privée sur Internet sur les blogs, les réseaux sociaux, les forums de discussion ou les sites communautaires. Les jeunes doivent pourtant prendre conscience que cet espace de liberté n’est pas un espace de non droit et qu’Internet peut aussi porter atteinte à la vie privée.

Le sujet méritant débat, la CNIL propose, en partenariat avec Internet Sans Crainte, à l’occasion de la fête de l’Internet du 11 au 18 mai, un petit document avec quelques pistes pour lancer la discussion auprès des 12-17 ans.

À l’occasion de la Fête de l’Internet, 430 Espaces Publics Numériques de 250 communes se mobilisent pour sensibiliser les jeunes et leurs parents aux bons usages de l’Internet avec Internet Sans Crainte. L’opération est relayée au sein des écoles et collèges par le Ministère de l’Education Nationale.

  • Ça vous dirait que dans 10 ans votre futur employeur sache comment s’est passée votre dernière petit fête entre amis ?
  • Cela ne vous dérange pas d’être une cible publicitaire ?
  • Je peux publier ce que je veux ! Quand je veux ! Si je veux ! Sûr de çà ?
  • Peut-on me retrouver même si je ne laisse aucune info personnelle ?
  • Dans un combat contre un robot « aspirateur de mail », vous auriez le dessus ?
  • L’intimité est-elle encore d’actualité à l’heure du web collaboratif ?
  • Si ma liberté s’arrête là où commence celle des autres, où s’arrête ma liberté sur le web ?

http://www.cnil.fr/index.php?id=2429

L’éditeur et l’hébergeur du site contenant les procès verbaux du dossier pénal AZF condamnés
[Cabinet d'avocats Priolaud & Cohen-Tapia - 16/03/2008]
L’hébergeur et l’éditeur du site WEB contenant le dossier pénal de l’usine AZF ont été condamnés jeudi 13 mars 2008 par le Juge des Référés du TGI de TOULOUSE au paiement de 6000 euros de provision en réparation du préjudice moral du tiers victime d’une atteinte à sa vie privée.

Monsieur K., journaliste, avait été entendu comme témoin dans le cadre de l’enquête sur l’explosion de l’usine AZF.

En pianotant le nom de Monsieur K. sur le clavier de son ordinateur, son fils , s’aperçoit que le nom de son père apparaît lié à un site WEB où sont édités les Procès Verbaux de l’enquête sur l’explosion de l’usine AZF.

Toutes les coordonnées personnelles de Monsieur K. sont consultables en ligne , de même que ses écoutes téléphoniques.

Monsieur K. écrit par courrier RAR à l’hébergeur et à l’éditeur en demandant la suppression du site WEB litigieux.

L’hébergeur ne répond pas promptement ni l’éditeur, ce n’est qu’après une réquisition du parquet, que le site est fermé, plusieurs jours après la réception de courrier RAR .

Le Juge des Référés du Tribunal de Grande Instance de TOULOUSE est donc saisi d’une demande de suppression du site sous astreinte et d’une demande de provision.

Par ordonnance en date du 13 mars 2008, le Juge des Référés considère que si la loi sur la confiance en l’économie numérique pose en son article 6-I-2 le principe de l’irresponsabilité de l’hébergeur quant au contenu des sites hébergées, il en va différemment selon le même article, lorsqu’averti du contenu illicite d’un site, il n’en suspend pas promptement la diffusion.

Le Juge a relevé que le requérant a prévenu l’hébergeur du contenu illicite du site litigieux par lettre recommandée avec accusé de réception en date du 7 février 2008 distribuée le 8 février 2008 ; l’hébergeur ne saurait tirer argument de l’inertie de la société qui assure sa domiciliation pour justifier avoir attendu jusqu’au 12 février, selon lui pour faire cesser la diffusion, cessation qui pour être qualifiée de prompte aurait du avoir lieu dès le 8 février.

Ainsi, l’hébergeur et l’éditeur ont été condamnés solidairement au paiement d’une provision de 6000 € en réparation du préjudice moral subi.

http://www.priollaud-cohen-tapia.com/L-editeur-et-l-hebergeur-du-site.html

[Small Brother - 11 mai 2008]
L’information a été publiée par différents blogs: une voiture surmontée par un impressionnant dispositif de prises de vues à 360° sillonne les rues de différentes villes françaises comme Lille ou Paris. L’opération est réalisée par Google qui alimente ainsi son nouveau système Street View associé à Google Earth et qui permet de visiter les lieux comme si on y était.

Après la cartographie et les vues satellites, il s’agit donc d’un raffinement qui franchit un pas parfois problématique. En effet, les rues ne sont pas photographiées vides et Google va devoir régler l’épineux problème du droit à l’image. Comment vont réagir les personnes qui vont se trouver ainsi exposées au yeux du monde entier, souvent sans même s’être rendues compte qu’elles étaient photographiées? Le plus simple, pour Google, est sans doute de flouter systématiquement les visages et les plaques d’immatriculation…

http://www.smallbrothers.org/actu_Google_photographie_rues_Paris_11_05_2008.htm

[Gregor Seither - IES News Service - 12/05/2008]

Aux Etats-unis, les défenseurs des libertés publiques s’alarment d’un projet de loi anti-terroriste ratifié pratiquement sans débat par le Congrès U.S. et qui pourrait bien être l’amorce d’un nouveau “USA Patriot Act”, un ensemble de lois liberticides adoptées dans la hâte après les attaques terroristes du 11 septembre 2001.

La loi contre le radicalisme violent et le terrorisme domestique (Violent Radicalization and Homegrown Terrorism Prevention Act) a été proposée par l’ancienne présidente du comité de défense intérieure du congrès, la déléguée Démocrate de Californie, Jane Harmon. La loi a été adoptée à une vaste majoritée par le Congrès (400 voix contre 6) et va bientôt passer devant le Sénat.

Les autres auteurs du projet de loi sont le député Républicain de l’Etat de Washington David Reichert ainsi que Susan Collins, députée du Maine, membre influent du Parti Républicain au sein du comité de Sécurité Intérieure du Sénat (Homeland Security and Governmental Affairs Committee) dont le président est l’ancien Démocrate Joe Lieberman, faucon belliciste qui a quitté le Parti Démocrate pour se rapprocher des néo-conservateurs de la Maison Blanche et du Pentagone.

Les groupes de défense des droits civiques, y compris l’influente American Civil Liberties Union (ACLU) ainsi que le Center for Constitutional Rights, craignent que cette loi ne marque le début d’une nouvelle campagne gouvernementale contre les activités dissidentes et mouvements politiques ainsi qu’un flicage encore plus étendu des citoyens U.S., toujours sous couvert de la “lutte contre le terrorisme”. (…)

La loi présentée par Harman propose la création d’une création d’une commission nationale composée de 10 experts qui serait chargée d’étudier la question de la “radicalisation violente” - définie comme étant un “processus dans lequel une personne adopte ou promeut un système de pensée extrémiste dans le but de faciliter une violence à motivation idéologique afin de parvenir à des changements politiques, religieux ou sociaux dans la société“.

Ces experts seront également chargés d’étudier le “terrorisme domestiques” (’homegrown terrorism’) - défini comme étant ‘l’utilisation, le projet d’utiliser, ou la menace d’utiliser la force ou la violence par une groupe ou un individu né, grandi ou basé à l’intérieur des Etats-unis et qui opère principalement au sein des Etats-unis… afin d’intimider ou forcer le gouvernement des Etats-unis, la population civiles des Etats-unis ou tout segment de cette dernière, à se plier à des objectifs politiques ou sociaux”.

La loi prévoir également la nomination, par le directeur du “Department of Homeland Security” d’un pôle universitaire d’excellence qui accueillera des spécialistes, des chercheurs, des législateurs, des membres du secteur privé et autres acteurs de la sécurité intérieure. Ce pôle sera un lieu d’échange et de collaboration entre spécialistes pour aider à la meilleure compréhension et la lutte contre la radicalisation militante et le terrorisme domestique. Les milieux universitaires dénoncent déjà la création de ce pôle comme étant un acte de favoritisme qui profitera avant tout aux lobbies et entrepreneurs privés de la sécurité, par exemple la société de mercenaires Blackwater - de sinistre réputation - dont le patron, Erik Prince, est un des plus gros donateurs du Parti Républicain.

[Gregor Seither - IES News Service - 5/5/2008]

Lors d’une conférence sur le Web 2.0, à l’occasion du Westminster eForum à Londres, la semaine dernière,  Jim Cicconi, vice président de la société de réseaux télécoms AT&T a déclaré que, sans investissement massifs, l’infrastructure de réseaux actuelle qui forme Internet risquait d’atteindre ses limites d’ici à 2010. “Au rythme ou évoluent les habitudes de navigation et d’utilisation du Web, avec l’explosion de contenus multimédia générés par les usagers, le réseau ne pourra pas suivre et la bande passante risque de s’effondrer rapidement“.. . .

Cicconi a affirmé que, selon les estimations de AT&T, “l’échange de données en haut débit va être multiplié par 50 d’ici à 2015 “ et que AT&T allait investir 19 milliards de dollars dans la maintenance de son infrastructure et la remise à jour de son réseau backbone.

La demande croissante de vidéo haute-définition à la demande mobilise de plus en plus les infrastructures du réseau. Chaque minute qui passe YouTube reçoit l’équivalent de 8 heures de nouveaux contenus en téléchargement. Bientôt tout va basculer en norme HD, mais les contenus HD consomment entre 7 et 10 fois plus de bande passante que la vidéo standard utilisée aujourd’hui. En 2010 la vidéo représentera 80 % de tout le trafic Internet, contre 30 % aujourd’hui” a expliqué Cicconi.

Le vice-président d’AT&T a également fait remarquer que le phénomène Internet n’est rendu possible que parceque un groupe de sociétés, privées pour la plupart, fournissent l’infrastructure nécessaire à l’échange de données.  “Il n’y a rien de magique ou d’immatériel dans le phénomène Internet–ce n’est pas plus magique ou immatériel que la voirie et le système autoroutier. Internet n’est pas tombé du ciel, ce n’est pas un phénomène naturel… c’est un projet qui ne vit que parce que des entreprises privées, des investisseurs privés décident de mettre de l’argent dans la mise à jour, l’amélioration et la maintenance d’un réseau physique de connexion télécom. Aujourd’hui tout le monde doit prendre conscience que - si cet effort d’investissement et de rénovation du réseau n’est pas poursuivi, le réseau connaîtra de sérieux embouteillages dès 2010“.

Z’avez vu la gueule à Sarko sur la photo du Irish Daily Mail ???? On dirait le Juif Süss !

Référendum : comment le gouvernement irlandais veut tromper le peuple

journal_irlandaisL’affaire nous aurait complètement échappé, tant elle fut discrètement traitée par nos médias, si notre ami blogueur du Trottoir de l’Elysée ne nous avait alerté (il en est aussi question chez notre autre ami des Mots ont un sens) : le quotidien Irish daily mail a intercepté un courrier électronique, qu’il dévoile dans son édition du 14 avril dernier, adressé à son gouvernement par une diplomate britannique en poste à Dublin, Elizabeth Green. Celle-ci rendait compte de la réunion qu’elle venait de tenir avec un haut fonctionnaire du ministère irlandais des Affaires étrangères, Dan Mullhall. Objet du courriel : rassurer Londres sur l’issue du référendum pour la ratification du traité de Lisbonne, en exposant comment les officiels irlandais s’y prennent pour éviter que le peuple vote Non, en l’empêchant de se déterminer en conscience. Le titre de l’article donne le ton : L’escroquerie du traité. Explosif !

Les Irlandais ont choisi la date du 29 mai pour le vote [sur le référendum], mais vont retarder l’annonce de cette date afin de laisser le camp du Non dans le flou, écrit Elizabeth Green. Il s’agit clairement d’une manoeuvre destinée à empêcher les partisans du rejet de Lisbonne d’organiser leur campagne, le gouvernement irlandais profitant de son pouvoir de fixer la date pour prendre ses adversaires au dépourvu. Belle leçon d’impartialité démocratique ! “La plupart des gens n’aura pas le temps d’étudier le texte et suivra alors les recommandations des politiciens en qui ils ont confiance“, poursuit la diplomate. Ben voyons : il faut surtout vite faire voter les gens avant qu’ils comprennent ! D’autant que l’astuce a consisté en l’écriture d’un texte totalement illisible, de façon à ce que le citoyen ne se rende pas compte que ses représentants félons allaient ratifier le même projet que celui rejeté par le référendum de 2005, comme nous l’avons maintes fois dénoncé sur Plume de presse (et aussi dans son livre frère, Sarkozy, la grande manipulation, dont le chapitre 11 s’intitule Europe : la haute trahison). Dire que Sarkozy ose parler d’un “traité simplifié” !

Le directeur de la DFA [Département des Affaires étrangères] de l’Union européenne nous a donné le calendrier de mise en exécution du référendum ainsi que des détails du projet de loi qui seront publiés la semaine prochaine, dit encore le courriel. L’objectif est de se concentrer sur les avantages globaux de l’Union européenne plutôt que sur le traité lui même.” Toujours le même stratagème utilisé par les oui-ouistes pour escamoter le débat : si l’on rejette Lisbonne, on est contre l’Europe. Il n’y aurait pas d’autre UE possible qu’ultralibérale (avec sa “concurrence libre et non faussée“), militariste (les Etats membres s’engagent à augmenter le budget des armées) et sous commandement américain (via l’alignement obligatoire sur l’OTAN).

Nous sommes inquiets de l’impact potentiel d’accords avec l’OMC [Organisation mondiale du commerce] ainsi que par celui que pourrait avoir Sarkozy“, confesse Elizabeth Green. Techniquement, le Taoiseach [Premier ministre] et Dermot Ahern [Ministre des Affaires étrangères] ont estimé qu’il y aurait un petit avantage à laisser le camp du Non [fédéré autour du parti nationaliste Sinn Féin] dans le doute. Le 29 mai était la date supposée dans les plans de travail. Mulhall estime que le choix d’une date en octobre aurait été plus facile sur le plan procédural, mais le risque d’évènements contreproductifs au cours de la Présidence française [de l’UE] - en particulier sur la défense européenne - est beaucoup trop élevé. Nicolas Sarkozy est totalement imprévisible. Explication : la neutralité militaire est inscrite dans la Constitution irlandaise, or le président français entend relancer la défense commune, inscrite dans le cadre de l’intégration atlantiste. Il convient donc de hâter le référendum de peur qu’une annonce fracassante de Sarkozy n’ouvre brutalement les yeux des Irlandais, leur faisant prendre conscience que le traité de Lisbonne va troquer leur neutralité pour une canichisation aux ordres de l’Amérique.

http://olivierbonnet.canalblog.com/archives/2008/05/12/9088098.html

[Tim Carr - IES News Service - 08/05/2008]
Le prix de l’essence à la pompe approchant les 4 dollars le gallon, de plus en plus de travailleurs aux Etats-unis laissent leur voiture au garage et optent pour les transports en commun, bus, métros, trains…

Pour William W. Millar, président de la American Public Transportation Association : “A travers tout le pays, les entreprises de transport en commun voient le nombre d’usagers augmenter considérablement, au point que les rames et bus sont bondés et que les utilisateurs doivent souvent en laisser passer plusieurs avant de pouvoir entrer. Même les lignes habituellement peu fréquentées sont désormais bondées.

Les parkings a proximité des stations intermodales sont désormais pleins dès 7h du matin… et les automobilistes prennent même le risque de se faire mettre en fourrière en occupant le moindre espace libre pour y garer leur voiture en journée. En Californie, de nombreuses villes ont ouvert des parkings supplémentaires et embauche des gardiens pour les surveiller en journée.

Pour certains usagers, convertis du “tout bagnole”, prendre le bus est une expérience culturelle révolutionnaire, les systèmes de transport publics aux Etats-unis étant souvent concentrés dans les zones “pauvres et noires” des zones urbaines et attirant avant tout des usagers des classes défavorisées.

Le célèbre présentateur radio de Chicago,  J. Reynolds s’est récemment émerveillé de la “variété” des gens qu’il rencontre désormais lors de son trajet pour aller au travail (c’est vrai qu’avant, il circulait tout seul dans sa Lexus et ne devait pas voir grand monde)… Il a même décidé d’en faire une émission radio quotidienne “Les voix des gens dans le bus”… La crise du pétrole comme stimulant de la démocratie populaire, qui l’eut cru ?

Alain Bauer et ses copains sécuritaires ont fait fortune en vendant ce genre de “recettes miracles” aux communes appeurées - flicons, flicons… mais cela n’a pas servi à grand chose, si ce n’est à faire croire qu’on agissait…

Le fiasco de la surveillance vidéo en Grande Bretagne

[France Info - 09/05/2008]

On compte une caméra pour 14 Britanniques. Dans les années 90, la Grande Bretagne a développé cette politique ultra sécuritaire de surveillance pour faire reculer la criminalité et la délinquance. Aujourd’hui, le modèle montre ses limites.

Les responsables de la police britannique parlent d’un véritable fiasco. Ils dénoncent des dépenses trop importantes au regard des résultats : “Des milliards de livres ont été dépensés dans le matériel mais on n’a pas réfléchi à la manière dont la police allait utiliser les images et comment elles seraient présentées au tribunal“, explique Mike Neville, responsable du bureau des images de Scotland Yard.

Selon lui, les images provenant des 65 000 caméras londoniennes n’ont permis d’élucider que 3% des vols commis sur la voie publique. Certains rapports estiment même que l’argent dépensé dans la vidéosurveillance aurait sensiblement permis de faire baisser la criminalité s’il avait servi à augmenter l’éclairage public. Et pourtant, dans les années 90, le ministère de l’Intérieur y avait consacré 80% du budget anti-criminalité, environ 630 millions d’euros entre 1994 et 2004.

En France, le modèle britannique et ses 4,2 millions de caméras, sert encore d’exemple au gouvernement. L’année dernière le secrétaire d’Etat à l’emploi, Laurent Wauquiez, (alors porte parole du gouvernement) faisait valoir que “le système de surveillance britannique permettait d’assurer mieux la sécurité du territoire “.

De son côté, la ministre d’Intérieur Michel Alliot-Marie compte tripler le nombre de caméras, pour porter le chiffre à 60.000 avant la fin de l’année 2009. Une politique qu’elle explique par la lutte contre le terrorisme. En 2005, la vidéosurveillance avait contribué à identifier les quatre poseurs de bombes des attentats de Londres, qui avaient fait 56 morts.

http://www.france-info.com/spip.php?article132075&theme=14&sous_theme=14

La règle est simple (au vu des nombreux exemples) : si vous mettez vos données sur Facebook, elles sont publiques et visibles de toute personne qui voudra se donner la peine de les trouver… il faut le savoir. Si vous ne le voulez pas, alors fermez votre compte Facebook.

Et commencez d’ores-et-déjà à réfléchir à une stratégie à appliquer dans le cas où on vous “volerait” votre identité à des fin frauduleuses : posez la question à votre banque, surveillez votre compte ebay ou priceminister, changez régulièrement votre mot de passe webmail, etc. etc.

La BBC met à mal la confidentialité sur Facebook

[Le Monde 05.05.08]

Pour montrer que les données personnelles des utilisateurs du site de socialisation Facebook sont facilement accessibles à des tiers, des journalistes de la BBC ont créé”en moins de trois heures” une application “que n’importe quelle personne avec des connaissances de base en programmation” pourrait élaborer. Ce programme, qui peut indifféremment se présenter sous la forme d’un quizz ou d’un jeu, permet d’obtenir à l’insu de l’internaute son nom, son adresse, le nom de son employeur et sa date de naissance, ainsi que ceux de ses proches.

L’application, créée par les journalistes du programme télévisé Click, a été ajoutée aux comptes de quatre utilisateurs de Facebook. Pas la peine de l’avoir soi-même installée pour en être victime, il suffit d’avoir un de ses amis qui l’a fait. Les créateurs du programme”ont ainsi pu accéder aux données personnelles de ces quatre personnes et de leurs amis sur Facebook, même si beaucoup d’entre eux avaient pris soin de cacher ces données de leur profil public“, explique la BBC.

Ces lacunes dans la sécurité du site signifient que des personnes mal intentionnées pourraient recueillir ces données et procéder à des vols d’identité pour, par exemple, ouvrir un compte en banque avec les données d’une victime. “La seule façon complètement sûre d’empêcher le partage des données est de retirer toutes les applications et de ne pas les utiliser“, soulignent les auteurs du programme.

Facebook a indiqué à la BBC que le site “disposait d’une technologie sophistiquée et d’une équipe spécialisée pour s’attaquer aux activités non autorisées des applications“. Le site demande en outre aux créateurs d’applications de se conformer à “des conditions d’utilisation” qui leur interdisent notamment de recueillir les coordonnées des utilisateurs.

Dans les conditions générales d’utilisation, les usagers de Facebook sont également prévenus : “Vous publiez sur ce site des informations (…) à vos risques et périls. (…) Même si nous vous permettons de définir des options de confidentialité visant à limiter l’accès à vos données, soyez conscient qu’il n’existe aucun système de sécurité infaillible. (…) Nous ne pouvons donc en aucun cas garantir que le contenu que vous publiez sur ce site ne sera pas vu par des personnes non autorisées.

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2008/05/05/la-bbc-met-a-mal-la-confidentialite-sur-facebook_1041226_651865.html#ens_id=1025210

Intifada à Beyrouth : Le États-Unis parviendront-ils à pousser le Hezbollah à la faute ?

[Voltaire - 10 mai 2008 | ]

Les émeutes de Beyrouth sont un trompe l’œil. Elles ont été volontairement facilitées par les États-Unis qui espéraient pousser le Hezbollah à tuer les principaux leaders du gouvernement. Car seul un carnage aurait pu justifier une intervention de l’OTAN. Cependant l’Alliance nationale a fait preuve d’une grande retenue et n’a pas attaqué le palais du gouvernement. Cherchant à relancer les affrontements, le Premier ministre de facto a dénoncé les deux seules personnalités consensuelles aptes à entreprendre une médiation et a appelé à une contre-grève générale pour créer les conditions de débordements.

En trois jours (7, 8, 9 mai 2008), les cartes ont été entièrement redistribuées au Liban. Si l’on s’en tient à la propagande de l’OTAN déversée par les agences de presse occidentale, le Hezbollah aurait organisé un coup d’État et pris le contrôle de Beyrouth-Ouest. Or, cette version ne tient pas une minute au regard des informations transmises par ces mêmes agences de presse. Premièrement, le Hezbollah a livré de brefs combats contre des intérêts de la famille Hariri à Beyrout-Ouest, mais s’est immédiatement retiré en passant le relais à l’armée, il n’y a donc pas eu de prise de contrôle de la ville. Deuxièmement, un « coup d’État » est une prise du pouvoir par surprise, mais jamais le Hezbollah n’a tenté de s’emparer du palais du gouvernement ou de liquider l’équipe gouvernementale. Au contraire, le Hezbollah, comme d’aileurs toute l’Alliance nationale, continue à ignorer le gouvernement de facto dont il ne reconnaît pas la légitimité parce que dénué de base constitutionnelle

(…)

Récapitulons un instant les épisodes précédents. Le 11 novembre 2006, la démission de cinq ministres entraîne la chute du gouvernement au regard de l’article 95A de la Constitution. Mais le Premier ministre Fouad Siniora décide de se maintenir au pouvoir. Le putsch est avalisé par la « communauté internationale » qui y voit la seule solution pour barrer la route à la coalition conduite par le Hezbollah. Il s’agit en effet d’un enjeu vital pour l’Empire anglo-saxon : un gouvernement dominé par le Hezbollah donnerait le signal de révolutions dans le monde arabe et marquerait la fin inéluctable non pas de l’État d’Israël, mais du régime sioniste au pouvoir à Tel-Aviv.

Bien que seule légitime à exercer le pouvoir au vu de sa résistance victorieuse face à l’invasion israélienne d’une part et de son soutien populaire massif d’autre part, l’Alliance nationale conduite par le Hezbollah et le Courant patriotique libre s’abstient de marcher sur le palais du gouvernement. Au contraire, Hassan Nasrallah et Michel Aoun s’appliquent à faire la démonstration qu’ils feront passer l’unité du pays avant les intérêts partisans, fussent-ils majoritaires. Cette extrême retenue s’explique par la crainte d’une nouvelle intervention militaire directe ou indirecte des États-Unis qui ne manqueraient pas de s’appuyer sur certains partis politiques minoritaires.

http://www.voltairenet.org/article156980.html

Irlande : une manipulation d’Etat révélée par un courriel diplomatique

[Observatoire de l'Europe - 15/04/208]
Dans son édition datée du 14 avril, le Daily Mail révèle le contenu d’un courriel confidentiel (publié ci-dessous en intégralité) qui aurait été adressé par une diplomate britannique à Dublin, dans lequel on constate, selon le journal, que “le gouvernement irlandais a élaboré un plan destiné à tromper les électeurs lors de la prochaine consultation référendaire sur le Traité européen”. Le message de la diplomate indiquerait en particulier qu’il faut ménager les craintes irlandaises sur la future Europe de la Défense qui menace la neutralité du pays, en organisant le référendum le plus tôt possible car, écrit-elle, “Sarkozy est complètement imprévisible”, faisant allusion à la future présidence française de l’Union européenne. Le memo diplomatique indiquerait également que la Commission entendait bien “minimiser ou reporter les messages qui pourraient être contreproductifs” pour le “oui” irlandais. Il faut précipiter l’organisation du référendum en pariant sur le fait que “la plupart des gens n’auront pas le temps d’étudier le texte et suivront alors les recommandations des politiciens en qui ils ont confiance”…

“THE TREATY CON” - “L’arnaque du traité européen” - Traduit de l’anglais par L’ObsE

par John Lee and Michael Lea

Le gouvernement a élaboré un plan destiné à tromper les électeurs lors de la prochaine consultation référendaire sur le Traité européen. C’est ce que révèle aujourd’hui le Daily Mail. Un courriel vient en effet d’être rendu public, qui montre comment les ministres préparent une campagne délibérée de désinformation afin de faire gagner le “oui” au Traité de Lisbonne lors du vote référendaire imposé par la Constitution.

Le Ministre des Affaires étrangères, Dermot Ahern, a même reçu personnellement l’assurance que la Commission de Bruxelles nuancerait ou reporterait toute annonce qui pourrait être “contreproductive” pour le “oui”…

Plus grave, le courriel révèle que les ministres ont refusé que le référendum ait lieu en octobre, ce qui aurait un choix plus pertinent sur le plan de la procédure, parce qu’ils craignaient des “développements contreproductifs” au cours de la Présidence française de l’Union, en particulier en ce qui concerne la défense européenne. Voilà qui soulève de graves inquiétudes sur le fait que la neutralité militaire inscrite dans la Constitution irlandaise soit gravement affaiblie par le Traité - nouvelle version de la défunte constitution européenne.

Ce mémo a été envoyé au gouvernement britannique par Elizabeth Green, une diplomate britannique de haut rang à Dublin, à la suite d’une réunion avec Dan Mulhall, haut responsable du Ministère irlandais des affaires étrangères. L’objet de ce courriel était d’informer Londres des efforts du gouvernement irlandais afin d’assurer un vote “oui” au référendum.

L’Irlande est le seul Etat membre de l’Union européenne qui autorise ses électeurs à donner leur avis sur le Traité et les chefs d’Etats sont visiblement terrifiés à l’idée qu’ils puissent le rejeter.
http://www.observatoiredeleurope.com/Irlande-une-manipulation-d-Etat-revelee-par-un-courriel-diplomatique_a857.html?preaction=nl&id=3395053&idnl=33985&

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